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«Tu te souviens, c'était ma petite copine à l'école?» «Mais non, c'est moi qu'elle préférait!» Ce dialogue de vieux copains est celui que n'ont pu s'empêcher d'avoir Andrea Zagato et Marcello Binda, réunis devant une photo de classe lors d'une conférence de presse dans les ateliers Zagato, près de Milan. C'est que les deux hommes sont amis depuis l'âge de quatre ans. L'un fait dans le design automobile d'exception, tandis que l'autre roule pour l'horlogerie haut de gamme, le groupe Binda dont il est président étant la maison mère des montres Wyler Genève. Et si, une fois de plus, ils se retrouvent, c'est qu'ils viennent d'enfanter leur premier projet commun: une montre Wyler au look Zagato.
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Façonné dans le caractéristique boîtier Wyler qui lui vaut la réputation d'être le plus antichoc au monde, ce nouveau modèle cache donc, comme ses aînés, un mouvement manufacture mécanique protégé par un caisson étanche en titane, lui-même amorti par un cadre en résine de fibre de carbone fixé sur quatre vis à ressort en titane, façon suspensions automobiles. Ouf, rien que ça! Là où la griffe Zagato intervient, c'est côté cadran. Celui-ci est divisé en deux zones par un effet d'aluminium brossé dont la célèbre forme «double lunette» se retrouve sur le toit de moult voitures redessinées par Zagato. Un signe distinctif complété par le «Z» rouge en applique à 9 h qui ajoute une touche sportive à la montre, déjà équipée d'un bracelet en caoutchouc reproduisant le profil de pneumatiques. Vient ensuite l'indicateur de réserve de marche aux allures de compteur automobile, laquelle s'étend jusqu'à 8 jours grâce à deux ressorts à barillet fonctionnant en série! La note finale étant donnée par l'écrin qui a tout d'une boîte à outils de mécanicien. Mais à montre exceptionnelle, édition exceptionnelle: la «Wyler-Zagato» ne sera fabriquée qu'à 25 exemplaires.
Sylvie Guerreiro
Tribune des Arts - No357- Décembre 2007

