 Montre Masque de Chine, en or jaune. Mouvement automatique manufacture 2460G4 estampillé du Poinçon de Genève. |  Masque funéraire de Chine, en bronze doré, peuple Quidan, dynastie Liao (907-1125). Collection Musée Barbier-Mueller, Genève. |
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Après plus de deux cent cinquante ans d'histoire et d'expertise horlogère ininterrompue, comment parvenir à surprendre encore? Quelle voie emprunter pour cristalliser dans un même garde-temps une réflexion sur l'ici et l'ailleurs, sur le passé, le présent, le futur et l'éternel recommencement? Enfin, quel sujet choisir pour évoquer subtilement l'aventure humaine dans laquelle Vacheron Constantin puise son histoire et écrit son avenir? L'idée des masques s'est imposée comme une évidence. Offrir au mouvement qui fait battre la montre l'expression d'un visage – un masque – fut le défi que se proposèrent de relever les designers, ingénieurs et maîtres horlogers de Vacheron Constantin et dont l'aboutissement, aujourd'hui, révèle une maîtrise et un savoir-faire touchant au sublime.
 Montre Masque du Congo, boîte en platine 950. Mouvement automatique manufacture 2460G4 estampillé du Poinçon de Genève. |
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En partenariat avec le Musée Barbier-Muller de Genève qui fête ses 30 ans cette année et qui a accepté de prêter douze masques de sa fabuleuse collection d'art primitif, l'équipe de Vacheron Constantin emmenée par son CEO, Juan-Carlos Torres, a ainsi mis au point la collection Métiers d'Art «Les Masques». Les quatre premiers modèles présentés dans un coffret limité à 25 exemplaires ont été dévoilés en avril, au Salon international de la haute horlogerie à Genève. D'ici 2009, quatre nouveaux masques seront créés chaque année, la collection complète comptant douze garde-temps qui traversent trois mille ans d'histoire et quatre continents.
 Dévoilée en avril au SIHH, la collection Métiers d'Art «Les Masques» s'étire sur trois ans à raison de quatre modèles chaque année présentés dans un coffret en édition limitée à 25 exemplaires. |
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Chaque garde-temps de la collection Métiers d'Art «Les Masques» est doté du mouvement manufacture Calibre 2460 G4 à remontage automatique développé en 2005 pour animer la collection Métiers d'Art «Les 4 Saisons». Orné du prestigieux Poinçon de Genève, sa particularité réside dans l'affichage de la mesure du temps sans aiguilles, les heures, minutes, jour et date étant indiqués à travers quatre guichets animés par des disques. En réussissant la prouesse de libérer le centre du cadran, les maîtres horlogers de Vacheron Constantin ont, du même coup, permis de mettre en lumière le masque et son texte, principaux sujets de toutes leurs recherches.
Une collection déjà prévendue
Dans un habile jeu de transparence et de traitement du verre, le mouvement apparaît en filigrane. Effet surprenant que celui de cessculptures miniatures que l'on dirait suspendues dans l'espace. Automates immobiles, gardiens silencieux de secrets ancestraux auxquels l'écrivain Michel Butor a rendu la parole en signant, en lettres d'or, de courts poèmes en prose, les quatre premiers masques d'Alaska, de Chine, d'Indonésie et du Congo semblent vouloir délivrer de mystérieux messages. Au SIHH, nombreux sont ceux qui ont souhaité percer leur secret: la collection a déjà été prévendue.
 A partir d'une miniaturisation en or, réalisée au laser, le graveur a pu exercer tout son art, travaillant subtilement les reliefs, les bosses et les creux, ciselant les aspérités. Un travail de patience entre tradition et technologie de pointe. |
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Hommage au geste de l'artisan-graveurArtisan ou artiste? Chez Vacheron Constantin, la question ne se pose pas en ces termes, au vu du travail exemplaire de gravure nécessaire à la conception de la collection Métiers d'Art «Les Masques». Afin de reproduire rigoureusement les masques, le burin du sculpteur ainsi que les éraflures dues au temps, Vacheron Constantin a conjugué le passé et le futur, la tradition et la technologie de pointe. A partir d'une miniaturisation en or, le graveur a pu exercer tout son art, travaillant subtilement les reliefs, les bosses et les creux, ciselant les aspérités, respectant les accidents du temps qui passe. Restait encore à respecter l'apparence du masque, à reproduire sa délicate polychromie sans tomber dans l'écueil de la reproduction peinte. Par exemple, pour réussir à rester fidèles aux reflets de bronze recouverts de vert-de-gris du masque de Chine, les graveurs se sont fait alchimistes en produisant une oxydation sur l'or du masque miniature, donnant à ce visage à peine créé l'expression de celui qui a déjà vécu mille vies. Une nouvelle preuve – en fallait-il encore? - démontrant que Vacheron Constantin continue plus que jamais de croire à la valeur inestimable du geste de l'artisan. |
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PubliArt
Tribune des Arts - No352 - Juin 2007