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La Tchaux veut l'Unesco

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Le site formé par les villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds va-t-il être le 8e de Suisse à être inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco?

 
Avec ses avenues rectilignes et une riche histoire, La Chaux-de-Fonds représente une curiosité architecturale non négligeable  (Alain Germond)

Après Lavaux, le site formé par les villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds va-t-il être le 8e de Suisse à être inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco? Même si le budget de cette candidature atteint 750 000 francs, rien n'est encore joué. Mais un pas supplémentaire est aujourd'hui franchi: le dossier de candidature est remis officiellement aux autorités fédérales, qui le déposeront à leur tour vendredi à Paris, auprès de l'agence onusienne. La décision finale ne tombera qu'en 2009.

En Suisse, sept sites sont déjà inscrits au patrimoine mondial: le couvent Saint-Jean-des-Soeurs, à Müstair (1983), le couvent de Saint-Gall (1983), Lavaux (2007), les trois châteaux de Bellinzone (2000), la vieille ville de Berne (1983), la Jungfrau (2001) et le Monte San Giorgio (2003).

Valeurs particulières
Si la valeur culturelle ou naturelle de tous ces sites saute aux yeux, il n'en va pas de même pour le projet des cités horlogères. Souvent perçues comme des villes mornes et grisâtres, aux rues interminables et aux maisons sans charme, La Chaux-de-Fonds et Le Locle détonnent dans la liste des beautés helvétiques. «On a commencé par inscrire tout ce qui éclatait aux yeux, explique Rémy Gogniat, chargé de communication de La Chaux-de-Fonds. Mais c'est fini. On recherche aujourd'hui des valeurs particulières.»

Jean-Daniel Jeanneret, architecte du patrimoine à La Chaux-de-Fonds et chef de la candidature, précise: «Les deux villes sont un témoignage significatif d'une époque - le XIXe siècle - et d'une activité - l'horlogerie. Dans ce domaine, la manière de travailler n'a pas changé depuis les débuts: il faut de la lumière, du calme et de la dextérité. De l'horloger paysan dans sa ferme à la dernière usine moderne, le fil n'est jamais rompu. C'est cela que l'on cherche à montrer.»

Parmi la quantité de gens qui ont oeuvré à cette candidature, Didier Berberat (PS) est un fan inconditionnel: «Je suis né à La Chaux-de-Fonds, cette ville est dans mes tripes, clame fièrement le conseiller national et conseiller communal de la cité horlogère. Depuis 2004, j'ai joué mon rôle de relais à Berne en en parlant à divers conseillers fédéraux, notamment à Pascal Couchepin, qui est très attaché à cette ville dans laquelle il a de la famille. Je suis confiant que le dossier sera accepté.»

 

Le Matin / Alain Germond / www.lematin.ch