Evincé de la société horlogère, qui chapeaute la marque Codex, René Kohli conteste la décision. Les propriétaires nient les accusations avancées.
WORLDTEMPUS – 1er octobre 2010
Louis Nardin
L'idée était sans précédent. Pour la première fois, des investisseurs chinois – le groupe horloger Ebhor, appartenant lui-même à la holding Haidan – s'impliquaient dans la création d'une société horlogère basée en Suisse, destinée à rassembler à terme plusieurs marques en son sein et cogérée par un Suisse, René Kohli et un ressortissant Chinois installé à Steinhausen, Andy Liu. Depuis hier, René Kohli a été démis de ses fonctions d'administrateur et de directeur général, une décision qu'il conteste et contre laquelle il se prépare à riposter. De son côté, la marque poursuit la stratégie mise en place et Laurence Courtois jusqu'alors responsable de la marque Codex assure l'interim au sein de Swiss Chronometric.
René Kohli explique avoir été contraint à la démission, ce qu'il a refusé. Prenant acte, les actionnaires ont décidé de lui retirer ses fonctions. «Monsieur Kohli peinait à intégrer les volontés du conseil d'administration dans la stratégie à long terme du développement de la société», commente Laurence Courtois. «Ces divergences n'ayant pu être surmontées, il ne restait que cette voie.»
Pour sa part, René Kohli déclare qu'il déposera plainte pénale contre les actionnaires et les autres gérants de l'entreprise.
Swiss Chronometric annonce qu'elle cherche désormais un nouveau directeur général dont l'entrée en fonction serait idéalement prévue en décembre.
