Tribune de Genève - 27 janvier 2010
Elisabeth Eckert

La semaine dernière, les plus belles montres du monde ont été exposées à Genève. Et l'industrie horlogère a montré de véritables signes de reprise. Derrière chacun des modèles se cachent un savoir-faire, une expertise et une créativité exceptionnels. La technologie aura beau faire des bonds de géant, il faudra toujours, dans l'horlogerie, des humains passionnés.
Le nombre des diplômés augmente chaque année
Or – fait réjouissant – l'engouement pour les métiers horlogers a toujours le vent en poupe, comme vient de le démontrer la Fédération de l'industrie horlogère suisse (FH). Ainsi, 386 jeunes gens et jeunes filles ont entamé en automne 2009 une formation dans cette branche, soit seulement quinze de moins qu'en 2008.
Mieux: à l'autre bout de la filière, la FH constate une augmentation de 31% des titres décernés, qui sont passés de 206 en 2008 à 270 en 2009. «Un résultat réjouissant qui témoigne que la branche prend très au sérieux la formation de sa relève», affirme son président Jean-Daniel Pasche. Par métiers horlogers, on entend les trois versions de l'horloger (praticien, en industrie, rhabilleur), le micromécanicien, le dessinateur-constructeur en microtechnique, l'opérateur en horlogerie, le polisseur et, enfin, le terminer en habillage horloger.
Un apprentissage peut commencer à tout âge
Et que les plus âgés se rassurent, point besoin d'être jeune pour se lancer dans cette profession qui a longtemps connu une pénurie de main-d'œuvre. En 2008, Manpower, en partenariat avec Patek Philippe et l'Office cantonal de l'emploi, a ouvert à Genève le premier centre de préformation horlogère, un cursus ouvert à tous, sans restriction d'âge, de diplôme ou de nationalité.
La situation conjoncturelle actuelle ne compromettra-t-elle pas l'avenir professionnel de tous ces horlogers en herbe? Jean-Daniel Pasche ne le pense pas: «La durée d'un passage économique difficile doit être mise en perspective avec la durée de la formation, de deux à trois ans. Les entreprises horlogères veillent donc à maintenir le nombre de places d'apprentissage, afin de disposer en permanence de professionnels dûment formés, afin de pérenniser et consolider leur savoir-faire interne.»
Où se renseigner
Manpower
Le centre de préformation horlogère a reçu le soutien de grands noms comme Patek Philippe, Roger Dubuis, Stern Créations, De Grisogono ou Van Cleef Arpel. Le cursus alterne théorie et pratique en entreprises.
www.manpower.ch
L'Ecole d'horlogerie
L'Ecole d'horlogerie du CEPTA dispense une formation de trois à quatre ans, suivant les métiers choisis.
(022) 388 87 26
CFH
Le Centre de formation dans le domaine de l'Horlogerie est situé au coeur des industries horlogères.
(022) 794 66 67
