En grande pompe, Rolex a posé mercredi 30 septembre la première pierre de son nouveau complexe de Bienne.
30 septembre 2009
Fabrice Eschmann / BIPH

A l'entrée Est de la ville, ce n'est plus sur le panneau « Bienvenue à Bienne » que les automobilistes tomberont d'ici à quelques mois, mais sur un gigantesque bâtiment surmonté de l'enseigne non moins géante « Rolex ». De fait, le quartier des Champs-de-Boujean va bientôt devenir « Rolex City ». En présence de la Conseillère fédérale en charge de l'Economie Doris Leuthard, du directeur général Bruno Meier et de nombreuses personnalités, la marque a procédé mercredi 30 septembre à la pose de la première pierre de son nouveau complexe. Livrable à mi-2012, il viendra s'ajouter à deux bâtiment déjà existants pour constituer un volume total de quelque 400'000 mètres cubes. Il permettra de réunir sous un même toit toutes les activités nécessaires à la production des mouvements. Deux autres édifices dans le même quartier, totalisant 116'000 mètres cubes, seront réaffectés à la direction et à des tâches techniques.

On dit Rolex fortement touchée par la crise, voire même accablée par d'importantes pertes financières. Bruno Meier, nouveau directeur général de Rolex depuis le 1er janvier, a saisi l'occasion de cette cérémonie pour mettre les points sur les « i » : « Nous avons perdu 0 francs avec Madoff. Nos investissements sont très prudents, et Rolex a 0 francs de dette. La crise financière n'a donc aucunement entravé notre politique d'investissement. »
Quoi qu'il en soit, force est de constater que les investissements sont bien là. Mais redimensionnés. Le projet initial, qui prévoyait également une tour de 50 mètres de hauteur, devait coûter quelque 250 millions de francs, selon un communiqué de presse de la ville de Bienne daté du 6 novembre 2008. Le mini gratte-ciel a été abandonné en juin de cette année – « parce que nous avons décidé finalement de garder les bâtiments existants », précise, imperturbable, Bruno Meier – le nouveau vaisseau amiral de Rolex à Bienne est aujourd'hui évalué à 200 millions.
Le nouveau site offrira une place de travail aux 2000 collaborateurs actuels de Rolex, « et nous avons une réserve de 200 à 300 places de travail », détaille Bruno Meier, sans toutefois préciser si ces places seront effectivement créées. La production sera fortement automatisée, comme en témoigne la gestion très avant-gardiste des flux des composants. Confinés au troisième sous-sol dans un véritable coffre-fort de béton de 9000 mètres cubes, pièces et produits terminés seront stockés dans 45'000 alvéoles. Leur distribution vers le réseau interne se fera de manière entièrement robotisée.

Fabrice Eschmann / BIPH

A l'entrée Est de la ville, ce n'est plus sur le panneau « Bienvenue à Bienne » que les automobilistes tomberont d'ici à quelques mois, mais sur un gigantesque bâtiment surmonté de l'enseigne non moins géante « Rolex ». De fait, le quartier des Champs-de-Boujean va bientôt devenir « Rolex City ». En présence de la Conseillère fédérale en charge de l'Economie Doris Leuthard, du directeur général Bruno Meier et de nombreuses personnalités, la marque a procédé mercredi 30 septembre à la pose de la première pierre de son nouveau complexe. Livrable à mi-2012, il viendra s'ajouter à deux bâtiment déjà existants pour constituer un volume total de quelque 400'000 mètres cubes. Il permettra de réunir sous un même toit toutes les activités nécessaires à la production des mouvements. Deux autres édifices dans le même quartier, totalisant 116'000 mètres cubes, seront réaffectés à la direction et à des tâches techniques.

On dit Rolex fortement touchée par la crise, voire même accablée par d'importantes pertes financières. Bruno Meier, nouveau directeur général de Rolex depuis le 1er janvier, a saisi l'occasion de cette cérémonie pour mettre les points sur les « i » : « Nous avons perdu 0 francs avec Madoff. Nos investissements sont très prudents, et Rolex a 0 francs de dette. La crise financière n'a donc aucunement entravé notre politique d'investissement. »
Quoi qu'il en soit, force est de constater que les investissements sont bien là. Mais redimensionnés. Le projet initial, qui prévoyait également une tour de 50 mètres de hauteur, devait coûter quelque 250 millions de francs, selon un communiqué de presse de la ville de Bienne daté du 6 novembre 2008. Le mini gratte-ciel a été abandonné en juin de cette année – « parce que nous avons décidé finalement de garder les bâtiments existants », précise, imperturbable, Bruno Meier – le nouveau vaisseau amiral de Rolex à Bienne est aujourd'hui évalué à 200 millions.

Le nouveau site offrira une place de travail aux 2000 collaborateurs actuels de Rolex, « et nous avons une réserve de 200 à 300 places de travail », détaille Bruno Meier, sans toutefois préciser si ces places seront effectivement créées. La production sera fortement automatisée, comme en témoigne la gestion très avant-gardiste des flux des composants. Confinés au troisième sous-sol dans un véritable coffre-fort de béton de 9000 mètres cubes, pièces et produits terminés seront stockés dans 45'000 alvéoles. Leur distribution vers le réseau interne se fera de manière entièrement robotisée.

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