On trouve aux portes de Genève un équipement scientifique d'intérêtplanétaire : l'accélérateur à particules du CERN.
RECHERCHE : voyager dans le temps, vers le passé, n'est plus forcément un rêve…Nom scientifique : LHC (Large Hadron Collider). Et s'il permettait de voyager dans le passé ? Deux scientifiques russes y croient…
Depuis le temps qu'on rêve de voyager dans le tems, les annonces et les « machines « à remonter le temps n'ont pas manqué. Voici pourtant que deux physiciens russes de très haut niveau nous affirment que les expériences actuellement tentées au CERN de Genève nous ouvrent les portes d'un déplacement dans le temps, vers le passé…
Le « grand collisionneur hadronique » (LHC, pour Large Hadron Collider) est un tunnel en anneau d'un peu moins de trente kilomètres construit aux portes de Genève, à cheval sur la frontière franco-suisse. C'est le plus grand accélérateur de particules jamais construit sur cette planète et il est chargé de traquer les secrets de la matière, de la physique des atomes et du cosmos, en reproduisant expérimentalement ce qui a pu (dû ?) se passer lors du Big Bang initial…
Le professeur Irina Arefeva et le docteur Igor Volovitch, spécialistes de physique mathématique à l'Institut Steklov de mathématiques, à Moscou, affirment qu'on va même pouvoir dépasser ces expériences et tout simplement voyager dans le temps. Ils expliquent dans le New Scientist que, selon leur théorie, on pourra « remonter » le temps, mais sans jamais pouvoir dépasser 2008, année de mise en service du LHC et donc année zéro du « tourisme temporel »…
Explication sommaire, dérivées des revues scientifiques : quand l'énergie du LHC est concentrée sur une seule particule subatomique, elle peut avoir d'étranges effets sur l'espace-temps, le tissu qui régit l'univers. L'énergie du LHC pourrait ainsi tordre le temps à tel point que celui-ci finisse par se recourber sur lui-même. Ces « boucles temporelles » devraient permettre en théorie de revivre des événements du passé.
Cette théorie en rappelle une autre, énoncée en 1988 par le professeur Kip Thorne et ses collègues du California Institute of Technology, à Pasadena. Ils avaient montré que des « trous de ver » (wormholes, en anglais), sortes de tunnels creusés dans l'espace-temps, pourraient permettre de voyager dans le temps. Le professeur Arefeva et le docteur Volovitch pensent que le LHC serait capable de créer de tels trous de ver et des courbes temporelles, comme résultat de ces « collisions ».
Il reste cependant bien des obstacles sur sa mise en place: la taille des particules pouvant se déplacer dans les trous et la difficulté de maintenir ouverte l'entrée du trou de ver pour y voyager dans le temps.
Les chercheurs pensent que la solution réside dans l'énergie sombre, une mystérieuse « force antigravité » qui serait omniprésente dans l'univers. Certaines théories définissent cette énergie sombre comme une énergie fantôme.
Selon le professeur David Deutsch, spécialiste réputé à l'université d'Oxford, le voyage dans le temps est une possibilité. Mais il reste sceptique sur fonctionnement du mécanisme proposé par les chercheurs russes. Il affirme que l'énergie des milliards de rayons cosmiques qui bombardent l'atmosphère de la Terre depuis 5 milliards d'années dépasse de loin celle à produire avec le LHC. Suivant cette logique, des voyageurs temporels devraient déjà nous avoir rendu visite !
Parallèlement à cette théorie, on s'intéressera à l'exposition d'une cinquantaine de photos de Peter Ginter consacrées au CERN et au LHC, sur le quai Wilson à Genève (ci-dessus, jusqu'à la fin juillet 2008). Ce LHC souterrrain est conçu exactement comme un immense mouvement d'horlogerie, avec la même minutie, mais à une échelle colossale…
SOURCE : Institut Steklov de Mathématiques (cliquez sur l'image de Peter Ginter ci-dessus)...

SOURCE : New Scientist (cliquez sur l'image ci-dessus)...