Les fibres d'une plante cousine de l'ananas se font remarquer pour leur résistance et leur légèreté : les Brésliens envisagent de la commercialiser comme nouveau matériau industriel…
(RECHERCHE) Bientôt, des bracelets de montres ou des boîtiers en… ananas ?
Les fibres d'une plante cousine de l'ananas se font remarquer pour leur résistance et leur légèreté : les Brésliens envisagent de la commercialiser comme nouveau matériau…
Des recherches menées par l'unité de Belem de l'Entreprise Brésilienne de recherche Agronomique (Embrapa) sur la curauá, bromelia de la famille des ananas, mettent en avant le potentiel prometteur de cette plante. Ainsi, les caractéristiques de sa fibre -résistance, légèreté et recyclabilité- permettent d'envisager de nombreuses applications dans divers secteurs.Une première piste pour l'industrie automobile : le remplacement de la fibre de verre pour le renforcement du plastique, dans les pièces de dimensions réduites comme les boutons du tableau de bord.
Egalement à l'étude : la fabrication de réservoirs à eau, de piscines, de tissus anti-allergiques...
Avantage annexe : les résidus issus du processus de transformation de la feuille peuvent être utilisés pour la production de rations animales ou de papier.
Suggestion à nos chercheurs brésiliens : quelques pistes du côté de l'industrie horlogère. C'est évident pour les bracelets : argument médical de l'anallergie, argument technique de la légèreté et argument marketing de l'originalité eco-friendly. On peut aussi songer aux boîtiers des montres d'entrée de gamme : résistance, légèreté, recyclage et souci environnemental. Côté cadrans, ne pas négliger non plus une fibre à la fois capable d'encaisser des chocs et de ne rien peser. Enfin, on peut imaginer certains composants de mouvements réalisés en ananas.
Après tout, voici quelques années, qui aurait misé sur le siliicium ?
La production brésilienne de curauá, concentrée dans la région de Santarem, Etat du Para, ne s'élève pour l'instant qu'à une vingtaine de tonnes. Cependant, les cultivateurs s'organisent pour augmenter la production, suite aux résultats très positifs des recherches menées sur cette plante.
Source : Embrapa
