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les pin'up de la collection Aslan se dévoilent à Drouot

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Ingénues et aguichantes, provocantes sans être vulgaires, les pin'up apparaissent dans les années 40/50 sur de nombreux supports tels que magazines, calendriers, posters, cartes d'art, vignettes, aujourd'hui très recherchées par les amateurs et collectionneurs.
 Pour le plaisir des yeux_321098_0 POUR LE PLAISIR DES YEUX : Les pin'up de la collection Aslan se dévoilent à Drouot 

Plébiscitées lors de la vente de la collection Pierre Lescure en 2004, la vacation qui leur était consacrée en novembre 2006 remportait tous les suffrages avec notamment la vente d' une gouache originale de ASLAN pour 10 500 euros. A l'heure où la mode, les magazines, les artistes remettent le style « pin'up » au goût du jour, l'étude KAHN-DUMOUSSET organise une vente sur ce thème le 1er mars prochain à Drouot, avec la dispersion de la collection personnelle d'ASLAN, le maître du genre.Dès 1953, il crée des Pin'up pour des publicités de marques de voitures (Fiat, Peugeot, Renault) mais aussi pour les affiches des Folies Bergères, du Crazy-Horse Saloon, du Casino de Paris, de l'Olympia et de l'Alcazar… On retrouvera notamment dans cette vacation des tôles destinées à  la publicité (estimations de 200 à 800 euros) ainsi que  la gouache originale ayant servi à réaliser la fameuse affiche de l'Alcazar (estimation 8000 / 10 000 euros - photo ci-contre). Mais c'est surtout son travail pour le magazine LUI de 1963 à 1981 qui restera dans toutes les mémoires. Pendant 18 ans, il dessine la célèbre « pin'up du mois ». Lors de cette dispersion exceptionnelle, ce sont les oeuvres originales, rares sur le marché, reproduites dans la presse de charme de l'époque, entièrement réalisées à la gouache et au pinceau, qui sont mises en vente avec des estimations allant de 4000 à 8000 euros. Né en 1930, Alain ASLAN est peintre, illustrateur, mais avant tout sculpteur. Il entre aux Beaux Arts à l'âge de 14 ans, rencontre à 16 ans le sculpteur CESAR qui deviendra son ami  et est nommé peintre et sculpteur officiel de l'Armée à 22 ans. Il illustre également des livres pour enfants de la Bibliothèque Rose tels que Pinocchio, avant de s'adresser à un public un peu plus âgé… Sa technique est époustouflante, le travail est entièrement fait à la gouache, chaque cheveu est peint, la peau donne envie d'être effleurée tant elle semble vraie, en bref il réussit son pari et ses pin up sont bientôt placardées partout… En 1970, il sculpte le buste de Brigitte Bardot en Marianne édité par le Musée du Louvre et en 1978 celui de Mireille Mathieu. En 1987 il réalise une statue en pierre de Dalida pour sa tombe et un buste en bronze pour la place qui porte son nom à Montmartre. Quelques sculptures seront présentées lors de la présente vente avec des estimations allant de 3000 à 5000 €. A coté des originaux, les collectionneurs vont adorer les produits dérivés tels que jeux de cartes, réveils, coussins avec de nombreux prototypes et bien sûr les calendriers ! Des calendriers peu ordinaires… dans un état complètement neuf, ainsi que des lithographies originales numérotées rares sur le marché, des pin up en tôles, des poupées « Fifounes » etc…. Au total plus de 150 lots provenant de la collection de l'artiste et signés de sa main. Pour le plaisir des yeux_321098_1Pour le plaisir des yeux_321098_2SOURCE : étude Kahn-Dumousset
WORLDTEMPUS : il existe une vraie consonnance entre l'univers des montres (chasse gardée de bien des virilités) et celui des pin-up "à l'américaine". Qu'on se souvienne ici des pin-up qui décoraient le nez des bombardiers de l'US Air Force de la Seconde Guerre mondiale à la guerre du Golfe. Et que personne n'oublie que c'est dans Lui que beaucoup d'entre nous ont appris la "défonce du consommateur", la passion des belles montres et la pulpeuse anatomie de créatures soigneusement gouachées, d'abord très pudiques (quoique), puis de plus en plus délurées et franchement plus du tout vêtues au milieu des années soixante-dix.
Un des très rares horlogers - sinon le seul - à avoir compris cette affinité une fois de plus ce diable de Bernard Richards, le créateur de B.R.M., qui a lancé une collection de cadrans où des pin-up prennent la pose : un style parfaitement en phase avec l'esprit compétition automobile, pilotes en "cuirs" gonflés à bloc et prises de risques au volant que la marque entend promouvoir. Ces séries ultra-limitées sont bien entendu introuvables sur le marché et il faut vraiment avoir la cote auprès de son détaillant pour s'en procurer une pièce.
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