Il y a cinq ans à peine, je recevais dans mon bureau la visite de Pierre Koukjian, directeur de la marque de montres de La Cour. Un homme qui a beaucoup de présence, qui est très sympathique et qui sait être discret en toutes circonstances. Il se donne à sa tâche jour après jour, en douceur, sans faire de grands éclats. Ayant un goût très sûr, il est le styliste de montres résolument modernes qui réussissent à être différentes les unes des autres. C'est qu'il met tout son coeur à son métier.
 | Pierre Koukjian. Grand styliste des montres, il adore tout autant la peinture. (LDD) |
|
|
Sa première montre, la «Bichrono», fut sélectionnée par le jury du Grand Prix d' Horlogerie de Genève en 2004. Par la suite, elle obtint également le Grand Prix du dessin à Tokyo. Pierre Koukjian a aussi un très grand coeur. Normal quand on est comme lui, d'origine à la fois libanaise et arménienne. Et il possède même un passeport italien! Lui qui adore Genève, il vient de s'installer dans une maison au bord du lac, ce qui fait qu'il a les pieds dans l'eau pratiquement. Ce sera pour lui une source d'inspiration car, je vous le révèle, son autre passion, à part les montres, c'est la peinture, qu'il pratique avec une grande sensibilité. Il est aussi tout près désormais de ses bureaux, au milieu des grands hôtels. Et de Madrid où se trouve son quartier général, il a fait venir un de ses trois enfants, Cédric, qui est sa copie conforme. La continuité sera donc assurée par la suite car Pierre Koukjian sait rester jeune. Mais il déteste parler de lui, il préfère que l'on mette en avant sa marque, qu'il considère comme un autre enfant. Au Salon de Bâle, son nouveau modèle, la «Birépétition Minutes», réalisée en collaboration avec la maison Claret, a rencontré beaucoup de succès. Ses montres sont d'ailleurs adoptées par de nombreuses personnalités, tant auprès des membres de la famille royale à Madrid, que par des vedettes dans le monde entier. Une récompense bien méritée.
GABRIEL TORTELLA