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Variation sur les montres anciennes carrées

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Variation sur lesmontres anciennes carrées

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Variation sur les montres carrées

Les boîtes des montres sont, à leur naissance vers 1500 au sud de l'Allemagne, en France ou au nord de l'Italie, rondes avec un côté droit et sont alors, en référence à leur forme, dénommées «tambour». Vers 1550, on rencontre dans ces mêmes contrées quelques boîtiers de forme sphérique. A la fin du XVIe siècle, alors que la production des montres s'étend à l'Europe entière, ces boîtiers prennent une forme octogonale ou ovale; leur champ étant souvent légèrement bombé. Dans les années 1630, ils redeviennent ronds avec un corps bombé, d'où leur surnom de «bassine». Dans le même temps apparaissent les premières montres fantaisie: croix (souvent dénommées «montres d'abbesses»), fleur de lys, boutons de tulipe, fruits divers ou crânes humains (dit mémento mori, rappelant l'inexorable fuite du temps), etc. Cette vogue culmine au cours du troisième quart du XVIIe siècle à Genève avec l'apparition de montres en forme d'animaux et en France avec les montres carrées.

Vers 1660-1670, on voit apparaître des montres de forme carrée. On ne connaît pas les raisons de cette fabrication. Répond-elle à une demande précise ou est-elle le fruit d'une mode éphémère? La question – comme la quadrature du cercle – reste sans réponse!

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Montres carrées, Paris, vers 1660/1670,
par Auguste (I) Bretonneau
(actif durant le troisième quart du XVIIe siècle),
et par Nicolas Gribelin (1637-1719).

Varia

On recense à ce jour 26 montres anciennes carrées. Leur production est fortement localisée à Paris: intra- muros (16 ex.) et dans l'enclos de l'abbaye de Saint-Germain-des- Prés sur la rive gauche de la Seine, aux portes de Paris, où s'exerçait un commerce en partie libre de taxes (6 ex.). On répertorie également quelques pièces signées à Blois (1 ex.), Londres (1 ex.) et Genève (2 ex.). A cette époque, on sait que dans ces deux dernières villes se sont réfugiés «pour cause de religion» de nombreux huguenots dont certains étaient horlogers. Ces petits gardetemps sont dotés de mouvements munis d'une fusée, d'un échappement à roue de rencontre, dit à verge, et d'un foliot circulaire. Ils sont aussi de forme carrée et épousent parfaitement le contour intérieur des boîtiers. Ces montres carrées sont pour la plupart conservées dans des musées (Bâle, Cambridge, Copenhague, Ecouen (France), Genève, Londres, Milan, Moscou, New York, Paris, Rouen et Zurich). Quelques- unes sont dans des collections particulières (Londres, Müllheim (Ruhr) et Zurich) ou mentionnées dans la littérature horlogère (leur localisation actuelle nous est inconnue). En comparaison du nombre de montres rondes de forme «bassine» contemporaines – des milliers – ce genre carré est des plus rares. Les collections du Patek Philippe Muséum de Genève sont riches de cinq de ces montres (inv. S-202, S-203, S-273, S-274 et S- 812).

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Patek Philippe Museum
Genève
Rue des Vieux-grenadiers 7
Tél. +41 22 807 09 10
www.patekmusueum.com

Annuaire 2008 - Tribune des Arts - 9ème Edition

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