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L'éloge de la pièce unique

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Grâce à l'engagement de plus d'une trentaine de marques horlogères, 2,5 à 3 millions d'euros pourraient s'ajouter au financement de la recherche médicale sur la myopathie de Duchenne. Une vente aux enchères pas comme les autres.

23 septembre 2009

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Comment transformer un noble élan de collecte en fonds en un formidable tremplin de notoriété, saupoudré de visibilité médiatique? La troisième édition d'Only Watch se déroule en marge du Monaco Yacht Show le 24 septembre prochain. Initiée par Luc Pettavino, président de l'Association monégasque contre les myopathies, cette grand-messe aux encans met en scène sous le patronage du Prince Albert II de Monaco, une palette de marques horlogères, principalement des enseignes helvétiques. Toutes se sont fendues d'un modèle unique et offert gratuitement, proposé au talent du manieur de marteaux adjudicateurs Oswaldo Patrizzi.

Ce qui change d'une vente traditionnelle

Construite sur un concept «win-win», la manifestation suscite l'engouement des marques qui s'y bousculent pour accéder au podium monégasque et à ses à-côtés: un tour du monde préliminaire dans les villes mondiales de collectionneurs ainsi qu'une place enviable dans le catalogue édité par Patrizzi & Co Auctioneers. Du côté des acheteurs, le public, plutôt épris de montres neuves, de modèles uniques, de coups de cœur et de reconnaissance statutaire, n'est pas celui des habitués purs et durs. Excepté peut-être pour la référence 5106 de Patek Philippe, une mythique Celestial pour la première fois dotée d'une date.


L'autre grande différence d'Only Watch demeure l'absence d'une liste de prix de réserve. Certes, la wish list existe, mais si une montre démarre très bas, il se peut qu'elle performe en deçà de son prix officiel. Pour éviter ce genre de contre-performance en forme de râteau publicitaire, les sociétés impliquées rameutent amis et inconditionnels, richissimes clients, voire parfois actionnaires mus en gardiens de la bonne tenue des opérations. N'allez pas croire que cela fausse le jeu, puisqu'au final, chaque effort fourni participe à la bonne cause. Espérons tout de même que les marques laisseront les enchérisseurs se battre entre eux, sans trop interférer.

Implications à degrés variables

Pour les marques, cette participation n'est donc pas de tout repos. D'autant qu'elles ont fourni cette année une remarquable collection d'objets uniques, grâce à des trésors d'inventivité en matière de personnalisation. En fonction de leur taille, certains, comme MB & F ont pris des risques jusqu'au-boutistes, transformant sa machine intemporelle en objet d'art sur lequel l'artiste contemporain Sage Vaughn laisse une volatile empreinte. D'autres ont opté pour la customisation de circonstance. Audemars Piguet vous permettra, au sortir du Karément – dernier lieu branché du cru, de connaître l'heure du lever ou du coucher à Monaco. Van Cleef adapte, avec Midnight in Monaco, le cadran étoilé de sa complication poétique à la carte céleste observée depuis le port.

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En dotant sa Ploprof Seamaster 600, reconnaissable à son bloqueur de couronne encastré dans la lunette, Omega répond à deux attentes du plongeur professionnel. Disposer d'assez de lest – la lunette s'est alourdie d'un bloc d'or pesant de tout son poids, et d'une étanchéité à 1200 mètres. Autre effort remarquable, Frederique Constant offre Lady's Heart Beat Trilogy, un lot de trois montres, dont le prix global lui assure la place d'avant-dernière avant Zenith qui, par sa New Vintage 1969 célèbre les 40 ans de son mythique calibre El Primero.

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A noter l'arrivée de la Confrérie Horlogère dans ce cénacle, avec La Clef du Temps, première montre qui adapte le temps qui passe à l'humeur du moment. A noter aussi la percée de la seule marque monégasque, les Ateliers de Monaco, si l'on excepte la Falls for The Game de Franck Muller made in Munegu – Monaco en dialecte du Rocher. Chacun y a mis sa touche. Même deWitt et Richard Mille, dont les pièces n'ont pas été prêtes à temps, mettront une main compensatoire à leur porte-monnaie.

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