À la suite du succès rencontré par les premières Weekend à cadran en aventurine et en malachite, Perrelet complète aujourd’hui la gamme avec quatre valeurs sûres de l’horlogerie décorative : turquoise, lapis-lazuli, œil-de-tigre et onyx. Des pierres familières, choisies pour la richesse de leurs nuances et leur capacité à donner quatre visages très différents à une même montre.
La Weekend constitue un terrain particulièrement adapté à l’exercice. Son boîtier rond en acier de 39 mm encadre un cadran largement dégagé, rythmé par de fins index bâtons et des aiguilles dauphine : une telle architecture permet de profiter pleinement d’une pierre ornementale.
Onyx noir, la plus classique
L’onyx joue ici la carte de l’évidence. Sa surface noire, profonde et relativement uniforme donne à la Weekend son expression la plus sobre et habillée. Le contraste avec les index et les aiguilles assure une excellente lisibilité. Facile à porter, la pierre apporte ici une vraie densité et un éclat à une composition volontairement classique.
Œil-de-tigre, tout est dans la lumière
L’œil-de-tigre se montre immédiatement plus expressif. Ses nuances évoluent du brun doré au bronze et changent sensiblement selon l’incidence de la lumière. Cette « chatoyance » caractéristique anime le cadran à mesure que le poignet bouge et donne à la Weekend une personnalité beaucoup plus chaleureuse.
La fraîcheur du turquoise
Avec son bleu clair et son veinage naturel plus sombre, la turquoise transforme davantage encore l’allure du modèle. La couleur apporte une fraîcheur immédiate à la collection. Les variations propres à la matière introduisent aussi des différences sensibles d’un disque à l’autre : la répartition des veines et les nuances de bleu rendent naturellement chaque cadran singulier. Malgré cette présence visuelle, la lecture de l’heure reste claire.
Lapis-lazuli, le bleu en profondeur
Le lapis-lazuli offre enfin une interprétation plus dense. Son bleu intense, animé d’inclusions et de variations minérales, possède une profondeur que l’éclairage révèle progressivement. La pierre apporte ainsi davantage de texture qu’un cadran bleu traditionnel, tout en restant dans un registre particulièrement bien établi en horlogerie. Les éléments rhodiés ressortent avec netteté sur ce fond sombre, tandis que le guichet de date à 3 heures s’intègre discrètement à l’ensemble.
Une Weekend bien équilibrée
Derrière les différences de couleur, les quatre versions partagent la même recette. Le boîtier en acier alterne finitions polies et satinées et résiste à 5 ATM. Il est associé à un bracelet en acier à sept rangées de maillons, lui aussi travaillé par alternance de surfaces polies et satinées. Perrelet fournit également un second bracelet en cuir de veau façon alligator, assorti à la teinte du cadran et équipé d’un système de changement rapide.
À l’intérieur prend place le calibre automatique Perrelet P-321, produit par Soprod. Battant à 4 Hz, il dispose de 42 heures de réserve de marche. Le fond transparent permet d’observer ses ponts perlés ainsi que sa masse oscillante ajourée ornée d’un décor soleillé.
L’ensemble compose une montre simple, équilibrée et particulièrement facile à appréhender. Les pierres apportent juste ce qu’il faut de singularité à une base dont les proportions restent raisonnables et la lecture immédiate.
Surtout, Perrelet positionne ces quatre Weekend à 1 590 CHF ou euros, avec mouvement automatique et deux bracelets fournis. Un tarif contenu pour entrer dans l’univers du cadran en pierre naturelle, et probablement l’un des meilleurs arguments d’une collection qui préfère ici miser sur des valeurs sûres plutôt que compliquer une formule qui fonctionne déjà très bien.