Retour vers le futur, à nouveau
En 2011, MB&F ouvrait un tout nouveau chapitre avec le lancement de la Legacy Machine N°1 : une Machine à boîtier rond, plus classique, inspirée par l’horlogerie traditionnelle des grands créateurs du XIXe siècle, mais visiblement tridimensionnelle et… visiblement MB&F. Animée par un calibre maison aux finitions exceptionnelles, développé en collaboration avec Jean-François Mojon et Kari Voutilainen, la LM1 a remporté le Prix du Public et le Prix de la Montre Homme du Grand Prix d’Horlogerie de Genève en 2012. Quinze ans plus tard, la Machine qui a lancé l’histoire de la Legacy revient sous la forme de la LM1 EVO.
On reconnaît immédiatement la construction du modèle. Deux cadrans distincts affichent deux fuseaux horaires totalement indépendants et, au centre de la scène, un immense balancier de 14 mm de diamètre – aujourd’hui associé à un double spiral Straumann® – semble flotter au-dessus du mouvement. Il ne s’agit cependant pas de toucher les nostalgiques. La LM1 EVO a été adaptée à un autre mode de vie : autonomie accrue et boîtier EVO particulièrement performant rendent la montre plus facile à porter en toutes circonstances.
La réserve de marche a été portée à 60 heures et l’indicateur placé à 6 heures, à l’origine de type sextant, a pris la forme d’un secteur incliné plus sportif. Le boîtier de 42 mm de diamètre (au lieu de 44) intègre le système d’absorption des chocs FlexRing de MB&F et, grâce à des couronnes vissées, il est étanche à 80 mètres. Avec un système d’interchangeabilité des bracelets pour compléter l’évolution, la première Legacy Machine de MB&F est devenue un compagnon adapté à la vie active.
Deux fuseaux horaires, sans compromis
La LM1 recèle depuis toujours une approche particulièrement pure du double fuseau horaire. Les deux cadrans ne sont pas reliés par un mécanisme GMT classique. Chacun affichant ses propres heures et minutes, il est possible de régler les deux fuseaux de manière totalement indépendante. Ainsi, le deuxième affichage n’est pas limité aux fuseaux décalés d’une heure entière – une particularité utile dans les régions du monde où l’heure locale diffère de 30 ou 45 minutes. Autre application pratique : l’un des cadrans peut servir à mesurer des temps courts, pendant que l’autre continue à indiquer l’heure.
Sur la LM1 EVO, les affichages de gauche et de droite préservent la tension visuelle qui rendait la Machine originale si singulière. La couronne à 4 heures sert à remonter le mouvement et à régler l’affichage de l’heure sur la droite, la couronne à 8 heures à régler l’affichage du deuxième fuseau sur la gauche. Le système est symétrique, intuitif et, conformément à la tradition MB&F, mécaniquement plus élaboré que ne le laisse supposer la simplicité apparente.
60 heures sur un cadran incliné
On trouve l’une des évolutions les plus visibles à 6 heures. Dans la LM1 originale, la réserve de marche s’affichait sur un indicateur sophistiqué, qui s’élevait à la verticale à partir du mouvement. Dans la LM1 EVO, la fonction s’intègre à la composition sous la forme d’un secteur incliné lisible d’un seul coup d’œil.
En dessous, la réserve de marche a été portée à 60 heures – une augmentation substantielle par rapport aux 45 heures de la LM1 originale. Le mouvement est toujours manuel mais, grâce à l’autonomie supplémentaire, la Machine n’a pas besoin d’être remontée aussi souvent. Moins fréquent, le geste rituel qui crée un lien direct avec la mécanique est néanmoins préservé.
Le balancier occupe toujours le devant de la scène
Dans l’esprit, la signature fondamentale de la Legacy Machine N°1 – devenue depuis une caractéristique de MB&F – est intacte : un balancier surdimensionné de 14 mm de diamètre, suspendu côté cadran, qui bat à la fréquence traditionnelle de 2,5 Hz / 18 000 alternances par heure. Pour les éditions LM1 EVO, l’organe régulateur bénéficie d’un double spiral Straumann®, il s’agit essentiellement de deux spiraux identiques qui oscillent dans des directions opposées. Configuration très rare en horlogerie, le double spiral neutralise les déplacements des centres de gravité et réduit les frictions latérales sur l’axe du balancier, ce qui améliore la précision dans les différentes positions et l’isochronisme. L’organe régulateur innovant n’est pas dissimulé à l’arrière du mouvement, mais placé en hauteur à l’avant, grâce à un pont spécifique en titane – on dirait une sculpture cinétique.
Pour la LM1 EVO, le calibre terminé à la main comprend 270 composants et 25 rubis. Parmi les finitions traditionnelles d’exception figurent les chatons en or à moulures polies, les chanfreins polis, notamment sur les angles rentrants, les côtes de Genève et les gravures à la main. La construction répond au concept des Legacy Machines qui veut que l’on reprenne les codes de l’horlogerie classique afin de les mettre à l’honneur : les éléments techniques habituellement perçus par les seuls horlogers participent au spectacle conçu pour le porteur.
EVO : une Legacy Machine conçue pour la vie active
La LM1 EVO hérite des principales caractéristiques du concept EVO, précédemment appliquées à d’autres Legacy Machines : étanchéité à 80 mètres et système FlexRing, un amortisseur annulaire breveté placé entre le boîtier et le mouvement pour assurer une protection supplémentaire contre les chocs. Côté esthétique, les modèles EVO se distinguent par le design ergonomique du boîtier et l’absence de lunette traditionnelle, d’où une vue dégagée, à travers un verre saphir bombé, sur les affichages rehaussés de Super-LumiNova. Côté mouvement, les modèles EVO bénéficient de traitements noirs qui renforcent leur caractère sportif contemporain.
La LM1 EVO se présente sur des bracelets en caoutchouc intégrés, avec système d’interchangeabilité au niveau du boîtier et au niveau du fermoir, ce qui rend plus facile l’adaptation de la Machine au programme de la journée.
Deux versions pour 2026
Pour son lancement, la LM1 EVO connaît deux interprétations. L’édition en titane associe la légèreté et le caractère technique du boîtier EVO à une construction lumineuse, de couleur argent. Des cadrans noirs à aiguilles bleues se détachent de la platine-cadran rhodiée.
La deuxième édition, limitée à 33 exemplaires, arbore la même construction dans un boîtier en or rose 5N+. Une platine-cadran vert foncé sert de toile de fond à des cadrans noirs et des touches de couleur or rose font écho à la chaleur du boîtier.