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Ulysse Nardin - La Freak, un monstre de technicité

Ulysse Nardin La Freak, un monstre de technicité

Depuis quinze ans, la Freak est la montre la plus étrange qui soit. Elle ne ressemble à aucune autre, suit son propre chemin et évolue sans cesse. Portrait d'un objet du temps fascinant.

Normalement, une montre, ce n'est pas sorcier. Un mouvement en dessous, un cadran par dessus et des aiguilles au sommet.  A l'intérieur du mouvement, le balancier est dans un coin, le barillet à l'autre bout et entre les deux, des rouages, le tout sur un seul niveau. Pour faire communiquer le mouvement avec l'extérieur, une couronne qui dépasse du boîtier. La Freak d’Ulysse Nardin n'est absolument pas faite comme cela. Mieux, c'est la seule montre qui n'est en rien conforme à cette norme de construction étalée. Au contraire, elle est construite par étages. Cela dure depuis son lancement en 2001. Et ce n'est pas tout.

La plupart des montres ont un échappement à ancre, pas la Freak. Son spiral n'est pas en métal, mais en silicium et il a même été en diamant ! Et pour couronner le tout, c'est un carrousel, au sens où son mouvement tourne sur lui-même. C'est donc un tourbillon qui ne dit pas son nom. Quel est donc ce monstre...au sens littéral du terme, c'est à dire une chose que l'on montre, qui se démarque, ce qui est la signification du mot anglais « freak ».

Ulysse Nardin - Freak 2001

Ulysse Nardin est une société horlogère basée au Locle qui entretient un rapport décomplexé avec l'innovation. Elle a maintes fois prouvé que la norme, la tradition, les habitudes, c'est bien, mais on peut aller au-delà. La Freak est certainement la montre qui incarne le mieux ce principe de fonctionnement, par son architecture, mais aussi par le large nombre de déclinaisons qu'elle ne cesse de connaître. La date à laquelle elle est née en fait une pionnière de l'horlogerie hors norme qui a agité la créativité des années 2000. Car depuis quinze, la Freak est très vivante.

Commençons par son architecture. Première couche : le barillet. Il occupe toute la base de la montre. On ne peut pas voir le mouvement à travers le fond saphir, car le mouvement n'est pas là. A la place, on aperçoit un long ressort moteur qui garantit à la montre une durée de marche de 7 jours, 8 pour les dernières évolutions.

Seconde couche, une platine. Elle sert de châssis au reste du mouvement, mais il n'est pas refermé par des ponts. Elle se voit, elle occupe même la majorité de l'espace de la montre quand on la regarde du dessus. En fait, on la confond avec le cadran. Sauf que la Freak n'a pas de cadran, cette plaque indépendante du mouvement qu'on rajoute pour rendre la montre lisible. Cette platine sert quand même de support à certaines informations : le nom de la marque et l'aiguille des heures. Oh bien sûr, ce n'est pas une aiguille comme les autres : elle n'a pas de corps, juste une tête. Le mystère s'épaissit encore...

Troisième couche, on croit voir une grande, très grosse, très complexe aiguille. C'est bien cela mais pas seulement. Dans la Freak, l’aiguille des minutes est une partie du mouvement. Elle rassemble balancier/spiral, échappement et les roues. Sa forme générale est en ligne et constitue donc une aiguille. Le détail de ses contours est un choix de design, donnée par les ponts qui tiennent ces composants. Tout au bout de cette étonnante construction en forme de flèche, une pointe qui donne l'heure et une dernière roue. Elle est en prise avec le réhaut de la montre, qui guide l'aiguille et la stabilise.

Comment cela marche-t-il ? Pas besoin de trop se compliquer la vie , il suffit de suivre son instinct: on lit l'heure en suivant les flèches qui pointent des chiffres. En réalité, l’aiguille des minutes est le mouvement et l’aiguille des heures est la plate-forme sur laquelle cette aiguille tourne. On a donc un carrousel au sens manège du terme, c'est à dire un mouvement qui fait un tour sur lui-même toutes les heures et qui peut donc servir d’aiguille des minutes.

Et la couronne dans tout ça ? Ulysse Nardin s'en est complètement passé. Comment est-ce qu’on remonte la montre et comment la met-on à l'heure ? Réponse : avec la lunette. À 6 heures, une petite plaque gravée dépasse de l’entre-corne. En la soulevant, on débloque la lunette crantée et on peut faire bouger les aiguilles...enfin, le mouvement. Pour le remontage, c'est la même chose mais avec le fond de boite, qui est en réalité une seconde lunette.

Un petit mot sur l'échappement : c'est un système breveté par Ulysse Nardin, à double impulsion directe au balancier, doté de deux roues d’échappement. Elles sont comme le spiral de la montre : en silicium. En effet, Ulysse Nardin est un pionnier de son utilisation et un fournisseur majeur de composants réalisés dans ce matériau. Pour montrer son savoir-faire, Ulysse Nardin avait lancé la série limitée Diamond Heart où le silicium était remplacé par du diamant synthétique afin de limiter encore plus les frictions. Puis la série DiamOnSil cumulait les avantages du diamant et du silicium dans une démonstration de technicité.

La Freak, un monstre de technicité

Au fil des années, la Freak a évolué. D'abord, la forme de son aiguille/mouvement est libre et elle a changé de contour. Elle est de plus en plus fine et dans la Freak Cruiser, elle imite une ancre, logique pour une marque proche de la mer comme Ulysse Nardin. En parallèle, la Freak a connu des déclinaisons, dont certaines très techniques. La Diavolo est un tourbillon et un carrousel à la fois, parce que son balancier et ses roues d'échappement sont montées dans une cage qui tourne sur son axe en une minute, tandis que le mouvement tourne en une heure. Dans son fonctionnement, c'est un tourbillon sur un tourbillon.

La Freak, un monstre de technicité

La FreakLab est la dernière génération. Elle suit le sens de l'histoire avec un balancier qui est maintenant centré au milieu de la montre et non plus en porte-à-faux. Le pont aiguille a été repensé et gagne en longueur, en lisibilité et la montre s'en trouve allégée. Et elle indique la date. Elle est la base technique de la nouveauté 2016, qui se nomme FreakWing. Développée pour le partenariat avec l'équipe de voile Artemis, elle est en titane et en fibre de carbone. Son aiguille pont a la forme d'une voile, triangulaire et ultra-squelettée.

Depuis quinze ans, la Freak suit son étrange chemin et continue de démontrer sa pertinence en tant que montre originale, comme concept fort et qui se prête à des évolutions permanente. Une constante traverse ces changements : la montre est grande et surtout épaisse. Son diamètre de 45 mm est renforcé par la grande profondeur de ce qui se passe sous le verre saphir. Elle donne à voir un spectacle grandeur nature mais d'une nature exubérante. La Freak n'est donc pas du goût de tout le monde. C'est un laboratoire de recherche en même temps qu'un objet de plaisir horloger. Porter une Freak, c'est soit avoir craqué pour son look étrange, soit le résultat d'une démarche admirative face à tant de nouveautés, d’originalité et aussi d'efficacité.

Ulysse Nardin - Freakwing

 

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