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Inauguration de la nouvelle usine

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La société valaisanne maîtrise un procédé de fabrication unique en son genre. La présentation officielle de ses locaux a attiré de nombreux représentants de l'horlogerie.
11 novembre 2009

Louis Nardin

Basée à Sion, en Suisse, la société Mimotec vient d'inaugurer ses nouveaux locaux. Spécialisée dans la fabrication de pièces en nickel et en nickel-phosphore par photolithographie, son nom est connu dans l'horlogerie. Ce mercredi, son CEO Hubert Lorenz a officiellement ouvert les portes d'une usine abritant également la start-up Sigatec spécialisée, elle, dans la fabrication de microéléments en silicium. D'un coût total de 8,6 millions de francs suisses, dont 40% ont été couverts par des fonds propres, l'édifice offre 1600 mètres carrés de surface au sol, contre 550 précédemment. La salle blanche où sont réalisées les opérations les plus sensibles et qui nécessite une atmosphère pressurisée, une température stable ainsi qu'une lumière prédéfinie, passe, elle, de 70 mètres carrés à 300. Cette nouvelle structure devrait permettre, à terme, de tripler le volume de production.Mimotec_326773_0
Plus rapide et moins cher

La date d'inauguration ne devait rien au hasard. Mimotec a en effet vu le jour le 11 novembre 1998, soit il y a exactement 11 ans. A l'époque, Hubert Lorenz travaille à sa thèse à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et il vient d'optimiser un processus de fabrication avant-gardiste en le rendant nettement moins onéreux et plus rapide. Baptisé UV-LIGA et basé sur la croissance de métal, le nickel ou le nickel-phosphore, dans des moules en résine grâce à la photolithographie, le procédé permet de réaliser des microcomposants complexes et impossibles à usiner avec des moyens traditionnels. Il offre, entre autres, la possibilité de fabriquer d'un seul tenant des pièces comportant jusqu'à trois niveaux d'épaisseur différents ou munies de microdécoupes à l'intérieur. «Sans la technologie développée par Mimotec, je ne pourrais pas réaliser la moitié de mes modules», résumait simplement Jean-Marc Wiederrecht, le propriétaire d'Agenhor.Mimotec_326773_1

95% de clients horlogers

Aujourd'hui, Mimotec travaille pour tous les groupes horlogers, joue le rôle de deuxième source pour ceux qui auraient développé cette technologie à l'interne et réalise 95% de son chiffre d'affaires à travers cette industrie. «Situé aux alentours de 7 millions de francs, il a baissé dernièrement mais reste suffisant pour assurer une stabilité financière, commente le CEO. Notre technologie étant très pointue et rare, il serait d'ailleurs très difficile pour nos clients de rapatrier cette production à l'interne.» Employant 24 personnes, Mimotec possède un catalogue de 2500 références et son business plan prévoit des nouveautés à présenter chaque année. Détentrice de 4 brevets, la société mène également des recherches pour maintenir et continuer à améliorer la technologie UV-LIGA.

Fondée en 2005 dans le sillage de Mimotec, Sigatec occupe une partie de la salle blanche et partage plusieurs activités administratives et techniques avec sa grande sœur. Spécialisée dans la fabrication de composants en silicium, la moitié de son capital appartient à la manufacture Ulysse Nardin. Dirigée par Marc-André Glassey, Sigatec compte 4 employés et 25 clients dans l'horlogerie. Mais elle est aussi active, par exemple, dans le domaine médical et la microfluidique, science où l'on manipule des liquides dans des dimensions de l'ordre du micromètre.