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enfin, un nouveau métal venu de l'espace !

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La recherche de nouveaux matériaux devenant un sport horloger deréférence, une nouvelle piste : le siliciure de manganèse...

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Appareil ER-2 de la Nasa, dérivé du U2, l'avion stratosphérique de reconnaissance militaire. © Nasa Dryden Research Center Photo Collection/ Jim RossMATÉRIAUX : enfin, un nouveau métal venu de l'espace ! Inconnu sur Terre, le siliciure de manganèse a été trouvé dans l'espace par un avion-espion de la NASA qui était parti balayer la queue d'une comète.Nom scientifique de ce nouveau métal : la brownleeite, du nom de l'astronome Donal Brownlee, de l'université de Washington, qui a eu le bonheur d'identifier quelques particules de poussière interplanétaires inconnues sur Terre et de les enregistrer auprès de l'International Mineral Association (IMA).

Ces poussières (IDP, pour Interplanetary Dust Particle) proviennent d'un passage près de la Terre de la comète 26P/Grigg-Skjellerup et elles ont été récupérées dans la stratosphère par un avion spécialement équipé de la NASA (un ER-2, version scientifique du fameux avion-espion U2, qui avait défrayé la chronique pendant la Guerre froide).

Ce n'est pas la première fois qu'on identifie des minéraux dans les IDP, puisque 4 338 ont été enregistrés auprès de l'IMA, mais il fallait un flair incroyable pour repérer les grains de cette brownleeite (2,5 microns en moyenne) dans toutes les « poussières » collectées en très haute altitude par l'ER-2 affecté à cette « chasse subtile » dans le sillage de la comète périodique 26P/Grigg-Skjellerup, qui revient à peu près tous les cinq ans dans notre ciel.
Il faut savoir que la Terre est bombardée chaque année par près de 40 000 tonnes de matériaux (« poussières ») provenant de la désintégration des différents « objets » présents dans l'espace (astéroïdes, comètes, etc.). Les scientifiques en sont friands pour mieux comprendre la formation des différents systèmes planétaires et les origines de notre propre système solaire.

Cette brownleeite présente une structure moléculaire inhabituelle qui intéresse beaucoup la communauté scientifique, qui dispose là d'un matériau inattendu dans une formation cométaire comme dans notre système solaire.

Promue au rang de métal le plus rare et le plus exotique jamais trouvé sur Terre, donc le plus cher, la brownleeite deviendra-t-elle le matériau de nos futures montres ? On n'en est pas encore là, mais on pourra en récupérer quelques « grains » lors du prochain passage de 26P/Grigg-Skjellerup dans notre voisinage et les incorporer [comme on l'a déjà fait la poussière de charbon du Titanic] sur les cadrans de nos prochaines « montres de l'espace » : ça, ce serait de la grande génétique astronomico-marketing !
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SOURCE : Nasa (cliquez sur le nez de l'ER-2 ci-dessus)…