Il est de bon ton, dans l’industrie horlogère, de se prévaloir de modèles que l’on peut reconnaître au premier coup d’œil, sans logo ni signature. Jaquet Droz ne chérit rien d’autre... que l’inverse. Parce que l’atelier de La Chaux-de-Fonds est à l’opposé d’une démarche industrielle. Et parce que toutes ses montres sont uniques, réalisées à la demande. Il n’y aura jamais deux collectionneurs identiques. Il n’y aura donc jamais deux fois la même Jaquet Droz.
Cette philosophie de l’unique n’est rendue possible que par la main de l’homme. Jaquet Droz repose sur un collectif d’artisans chevronnés et, surtout, spécialisés. Tous les savoir-faire authentiques de la belle horlogerie Swiss Made sont représentés à La Chaux-de-Fonds, berceau de Jaquet Droz depuis trois siècles : gravure, peinture, sculpture, émail Grand Feu, paillon, sertissage, etc. et, naturellement, les horlogers et maîtres des finitions manuelles.
Ces mains expertes ne reproduisent pas seulement les gestes ancestraux. Jaquet Droz innove en continu. L’atelier imagine de nouveaux procédés, comme le sertissage de verre Murano. Il en va de même pour les matériaux. Or et platine règnent, mais ne sont plus seuls. Jaquet Droz explore les techniques contemporaines pour en extraire le meilleur : échappement silicium, peinture au Super-LumiNova, boîtes saphir - les seules au monde à se dispenser totalement de vis, et à être 100% façonnées en Suisse. La palette d’expression n’a donc qu’une seule limite : celle de l’imagination des collectionneurs.
Rares par nature
Rares sont les montres qui peuvent être aperçues avant de rejoindre le poignet de leur heureux destinataire, mais quelques exemples ont récemment fait surface : un fan des Rolling Stones qui a conçu un automate à l’image de leur album Blue & Lonesome ; un amateur de supercars qui en voulait en reprendre l’esprit au-dessus d’un oiseau siffleur ; une pièce pour dépeindre le jardin japonais idéal. On ne peut en dire plus. Seules quelques exceptions émergent encore ponctuellement, car conçues avec des personnalités publiques de premier plan, rock star (Jon Bon Jovi) ou papesse de la mode (Chantal Thomass).
Pour le reste, il appartiendra à chacun d’imaginer le garde-temps qui lui correspond. Mais l’expression « garde-temps » est trompeuse : Jaquet Droz possède une spécificité historique et unique. Depuis presque 300 ans, l’atelier maîtrise l’art subtil de l’automate de poignet. Aujourd’hui, les progrès gagnés en matière de miniaturisation permettent, dans une montre-bracelet, d’écouter la mélodie d’un oiseau siffleur, de voir nager des carpes, ou de voir tourner un 33-tours.
L’expérience client au centre du processus créatif
Chaque pièce unique est réalisée par, pour et avec un collectionneur. L’impulsion créative vient de la collaboration étroite entre lui et les ateliers de la Maison, pouvant aller du thème général jusqu’à un projet abouti. Dans tous les cas de figure, les équipes Jaquet Droz l’accompagnent pour traduire la vision du collectionneur en une réalité artisanale et technique.
Jaquet Droz a développé pour cela un écosystème complet qui plonge le collectionneur en immersion dans son univers. Le premier stade est l’accueil dans les ateliers de La Chaux-de-Fonds, où l’atelier est installé depuis 1738. Le collectionneur y partage son dessein, que les artistes traduisent en dessins, puis en plans techniques.
La magie opère lorsqu’il s’agit de passer de la 2D à la 3D, et du dessin à l’animation. C’est le cœur de l’expertise Jaquet Droz. Chaque artisan se mobilise pour apporter de la vie au projet : de la gravure pour produire les appliques qui donneront du relief ; de la peinture pour les couleurs et ombres ; des horlogers pour animer le cadran de différents mobiles en mouvement ; des sertisseurs pour nourrir la composition de l’éclat de pierres précieuses, comme sur l’Heure Ophidienne Or Rouge Sertie, composition animale et végétale où se déploie un serpent façonné en relief et en or, entièrement sertis à la main.
Entre deux rendez-vous en Suisse, chaque collectionneur a aussi la possibilité de se connecter au Studio 8 de l’horloge. Cet espace en ligne, doté de caméras immersives de dernière génération, lui permet de suivre, quasiment en temps réel, le développement de son projet.
Parmi les dernières pièces uniques en date, l’hommage à l’album Blue & Lonesome des Rolling Stones. Au centre de la composition, la scène. On y retrouve en gravure miniature la guitare de Ron Wood et celle Keith Richards, en passant par le micro et l’harmonica de Jagger – ce dernier n’excédant pas quelques dixièmes de millimètre. Un second cercle est animé par un automate. À sa surface, les microsillons des vinyles d’antan. Le disque tourne en 30 secondes. La langue des Stones, à 9h, monte, descend et frétille. Juste au-dessus, le bras du tourne-disque indique la réserve de marche en temps réel.
Ailleurs, un collectionneur a valorisé son amour de la mécanique : celle de son supercar italien (dont le cadran horaire s’inspire du compte-tours et de sa zone rouge) et celle d’un oiseau siffleur. À 6h, se dévoile l’automate chantant, tournant sur lui-même et battant des ailes. Toute la mécanique alentour est visible, à l’image du volant - parenté automobile - situé à 3h et qui régule la cadence de la séquence musicale, qui peut durer jusqu’à 30 secondes. Mais la thématique des oiseaux, chère au registre naturaliste de Jaquet Droz, peut aussi s’exprimer avec une explosion de couleurs, là où Jaquet Droz explore pour la première fois l’Inflatable Art. Les volumes prennent vie avec légèreté : sur la Joyful Birds “Great Wall”, oiseaux et fleurs resplendissent de vitalité et de couleur, au premier plan de la muraille de Chine. À l’inverse, certains collectionneurs priorisent le rendu ultra réaliste. La Petite Heure Minute Or Rouge « Jardin Japonais » restitue ainsi la beauté et l’harmonie d’un temple dominant un jardin agrémenté de cerisiers et de carpes Koï. Avec une profusion de nacre blanche sculptée et gravée à la main, Jaquet Droz a composé un paysage rare et précieux étagé sur plusieurs niveaux.