Longines et les montres de pilotes

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Longines Spirit Pilot and Pilot Flyback © Longines
Le récent anniversaire de l’invention du chronographe flyback en 1936 par Longines a remis en avant le rôle pionnier de la marque dans les montres dédiées à l’aviation, qu’elle a accompagnée dès les années 20.

L’aviation est une discipline à part. Expérimentale dans les années 20 à 30, militaire dans les années 40, avant de devenir commerciale dans les années 50 puis sportive dans les années 80, elle a exigé, en raison de cette trajectoire multiple, des instruments de vol toujours différents pour accompagner ses mutations. Longines a accompagné cet essor de manière formelle dès les années 20 à travers des vols inauguraux, comme au poignet d’as des airs qui ont fait grandir la discipline - des noms illustres comme Amelia Earhart, Elinor Smith et Richard Byrd, pour n’en citer que quelques-uns.

De nous jours, la plupart des complications à destination des pilotes sont entrées dans les modèles contemporains en tant que fonctions basiques, à utiliser au quotidien, comme le second fuseau horaire, le chrono simple ou à rattrapante, ou encore les cadrans à forte luminosité et lisibilité pour les vols de nuit, sans compter les bracelets ajustables pour que les montres puissent autrefois s’adapter sur les combinaisons des pilotes. 

Longines a été créée en 1832 à Saint-Imier par Auguste Agassiz. La marque avait donc déjà une solide expertise horlogère quand, en 1890, Clément Ader effectua un premier bond aéroplané, ou quand, en 1903, les frères Wright effectuèrent le premier vol motorisé de l’histoire. Il faut également rappeler qu’en ces temps, ni le sponsoring ni la R&D commune avec les pilotes n’existaient. Ces derniers optaient donc pour une montre Longines en raison de ses qualités objectives et manifestes. 

Parmi celles-ci, trois furent essentielles. La première : la maniabilité. Les premiers pilotes volaient avec des gants. La préhension de la couronne et des poussoirs, de même que la lisibilité, étaient primordiales. Ensuite, la résistance : les premiers vols se faisaient à l’air libre, les températures négatives étaient fréquentes. Les montres-bracelets, quand elles existaient, n’étaient pas portées à même la peau, qui ne pouvait donc maintenir la boîte à température corporelle, d’où des risques majeurs de gel, notamment des huiles. Enfin, la précision : si un écart de quelques secondes n’était pas préjudiciable aux premières heures de l’aviation, les temps ultérieurs exigeaient une certaine rigueur chronométrique, notamment pour changer ses caps ou, le cas échéant, de réservoir. 

Longines Spirit Pilot Flyback © Longines
Longines Spirit Pilot Flyback © Longines

Longines Spirit Pilot, l’adaptation contemporaine

La ligne Spirit Pilot de Longines reprend la plupart de ces attributs, modernisés pour l’occasion. La lisibilité est aujourd’hui garantie par des couleurs tendances, comme le bleu nuit, ainsi que par l’emploi généralisé de Super-LumiNova sur les parties essentielles du cadran : aiguilles des heures, des minutes, index. La robustesse est quant à elle assurée par des boîtiers en acier inoxydable et des mouvements dotés d’un spiral en silicium, ainsi que par un bracelet en acier inoxydable avec un fermoir déployant - qui, comme à l’époque, offre toujours un système de micro-ajustement. Plus pour voler à l’air libre en combinaison, mais au moins pour suivre les variations de diamètre du poignet au fil des saisons. La précision, enfin, repose en la certification Chronomètre, délivrée par le COSC.

Longines Lindbergh Award © Longines
Longines Lindbergh Award © Longines

Un prix pour l’histoire

Il n’existait aucun prix horloger récompensant un accomplissement en matière d’aviation. C’est aujourd’hui chose faite avec le Longines Lindbergh Award. Le célèbre aviateur Charles Lindbergh avait réalisé le premier vol transatlantique en solo sans escale le 21 mai 1927. Erik Lindbergh, le petit-fils du célèbre pilote américain ayant réalisé ce voyage inaugural, a eu l’honneur de devenir le premier lauréat du Longines Lindbergh Award. Alors âgé de 53 ans, Erik Lindbergh a marché dans les pas de son illustre aïeul, puisqu’en mai 2002, à l’occasion du 75e anniversaire du vol historique, il a réalisé la même traversée de l’Atlantique entre Long Island à New York et le Bourget près de Paris à bord d’un petit avion monomoteur.

Montre à angle horaire, The Lindbergh Hour Angle Watch © Longines

Une montre pour l’histoire

À la suite de sa traversée de 1927, Charles Lindbergh s’était approché de Longines pour créer un garde-temps qui répondait à ses besoins d’aviateur. Ainsi naissait la montre à angle horaire de Longines, devenue aujourd’hui une véritable icône de l’horlogerie, plus connue sous le nom de The Lindbergh Hour Angle Watch. La pièce existe toujours. Elle permet de calculer la longitude et donc sa position, avec l’aide complémentaire d’un sextant, en utilisant l’heure vraie et les mesures angulaires de la lunette tournante. Une pièce pour célébrer la connexion historique entre Longines et l’aviation.

Longines Spirit Zulu Time © Longines

Zulu Time

La dernière collection emblématique de Longines en matière de montres de pilotes est la Zulu Time. Elle a été lancée en 2022 et comporte à présent non moins de 24 références. En aviation, le Zulu Time est le temps zéro, le temps de référence, donc celui de Greenwich. Le Zéro, en alphabet aéronautique, se dit, dans les communications radio, « Zulu », d’où le nom de la gamme. Son esprit est majoritairement vintage, avec indications luminescentes beige et, pour plusieurs modèles, un bracelet cuir surpiqué. Son mouvement est certifié Chronomètre, offre plusieurs fuseaux, et une confortable réserve de marche de trois jours pleins. Son origine et son nom remontent à la première montre-bracelet Longines à double fuseau horaire fabriquée en 1925, dont le cadran arborait le drapeau Zulu. Son mouvement permet de régler l’aiguille des heures indépendamment de l’indicateur GMT. Les fuseaux horaires supplémentaires se lisent à l’aide d’une aiguille des 24 heures et de la lunette tournante bidirectionnelle.

Amelia Earhart, en 1932, après sa traversée en solitaire de l'Atlantique © AFP - Leemage

Une histoire en marche

La longue histoire commune entre Longines et l’aviation promet à la marque un bel avenir. Elle continue d’en explorer les limites, notamment en soutenant l’avion solaire Stratos, qui a récemment atteint le record de 9'521 mètres d’altitude sans la moindre motorisation mécanique conventionnelle. Le projet est porteur d’une aviation décarbonée que Longines encourage. Au-delà, il reste l’exploration de tout le volet concernant l’aviation militaire, dotée de besoins spécifiques et qui inspire encore bien des modèles contemporains. Nul doute que les immenses archives de la maison, qui n’a jamais quitté son siège historique au lieu-dit des Longines, fourniront le carburant de cette future exploration aéronautique.

FAQ

Qu’est-ce que le chronographe flyback inventé par Longines en 1936 ?

Le chronographe flyback, inventé par Longines en 1936, permet de remettre l’aiguille des secondes à zéro et de relancer le chronométrage d’une seule pression, une fonction précieuse pour les pilotes devant enchaîner des mesures de temps.

Qu’est-ce que le Longines Lindbergh Award ?

C’est le premier prix horloger récompensant un accomplissement en aviation, créé par Longines ; Erik Lindbergh, petit-fils de Charles Lindbergh, en fut le premier lauréat après avoir recréé la traversée transatlantique de son grand-père en 2002.

Qu’est-ce que la Longines Hour Angle Watch (montre à angle horaire) ?

Créée à la demande de Charles Lindbergh après sa traversée de 1927, cette montre iconique permet de calculer la longitude à l’aide d’un sextant, en combinant l’heure vraie et les mesures angulaires de sa lunette tournante.

Qu’est-ce que la collection Longines Zulu Time ?

Lancée en 2022, la Zulu Time compte 24 références à l’esprit vintage, certifiées Chronomètre, avec plusieurs fuseaux horaires et trois jours de réserve de marche, en hommage à la première Longines GMT de 1925.

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