L'enfant terrible de la haute-couture a présenté sa nouvelle collection de montres dans sa boutique parisienne.
20 octobre 2009Aline Steiner
C'est au numéro 384 de la rue Saint-Honoré, l'une des artères les plus prestigieuses de la capitale, que se niche le siège de la maison John Galliano. Le couturier y présentait hier sa nouvelle collection de garde-temps. Issue d'un partenariat avec le fabricant de montres italien Morellato conclu en 2007, elle avait été annoncée pour Baselworld 2008. Mais, insatisfait du résultat, le maître repoussa d'un an la naissance de son nouveau joujou. C'est donc ce printemps que quelques prototypes ont été dévoilés à Bâle, en attendant la collection complète lancée cet automne.
Ce ne sont clairement pas les entrailles de la montre qui intéressent Galliano, mais bien son apparence extérieure. Foin ici de complications ou de mouvements mécaniques. La plupart des modèles sont équipées d'un quartz, Swiss Made tout de même, gage de cette qualité qui rassure le client. Une montre gousset squelette à mouvement ETA 7001 et une montre-bracelet pour hommes à mouvement automatique ETA 2834-2 satisferont néanmoins les mâles amateurs de beaux mouvements.
Martha Bedoya, styliste responsable de la joaillerie chez Galliano, parle d'ailleurs de montres-bijoux. « Ce qui fait le prix de la montre, c'est sa préciosité, explique-t-elle. John a initié les idées, puis nous avons travaillé pour chaque modèle sur les caractéristiques de l'ADN John Galliano. Nous avons particulièrement prêté attention au travail de détail, comme le tressage gravé sur le pourtour de la montre. Avec les perles, ce sont des éléments qui font écho à la collection couture. Toutes nos montres sont pourvues d'aiguilles qui reprennent les initiales J.G. en lettres gothiques. L'originalité de nos montres se situe également dans la couronne placée au niveau du chiffre deux, reliée par une chaînette au chiffre quatre. Ce détail est typique du style Galliano : il détourne le temps et les conventions à sa guise. » Et n'hésite pas à mélanger les pierres précieuses et semi-précieuses en une mosaïque de chatoiements que d'aucuns pourront trouver un peu trop tape-à-l'œil.
Une montre gousset au cœur de la collection
Tout est parti de la volonté de créer une montre gousset. « John tenait à cet objet, à la fois classique et très moderne, que l'on peut porter en pendentif. C'est pourquoi nous la considérons comme le noyau de la collection, celle qui a inspiré toutes les autres. Le devant du boîtier est personnalisable, et sur l'arrière John Galliano a gravé un petit mot d'amour car cette montre doit être un cadeau, un objet destiné à marquer un événement. » C'est également le modèle le plus cher de la collection : autour de 10 000 €. Les montres-bracelets quant à elles jouent dans la catégorie du moyen de gamme, avec des prix variant entre 800 et 2000 €.
Quid de la clientèle visée ? « La femme Galliano est hyper féminine, l'homme est un guerrier, fort, décidé ; il n'y a pas d'unisexe chez Galliano », explique Martha Bedoya « C'est pourquoi nous avons conçu un modèle très féminin de 24 mm de diamètre, et un autre de 36 mm pour les femmes qui préfèrent porter une montre plus imposante. Quant aux modèles masculins, ils atteignent 44 mm de diamètre, nous les avons voulu représentatifs de cette masculinité John Galliano. »
Au final une collection de trois montres-bracelets et une montre gousset, déclinées en différents modèles, plus joaillerie que haute-couture horlogère.
C'est au numéro 384 de la rue Saint-Honoré, l'une des artères les plus prestigieuses de la capitale, que se niche le siège de la maison John Galliano. Le couturier y présentait hier sa nouvelle collection de garde-temps. Issue d'un partenariat avec le fabricant de montres italien Morellato conclu en 2007, elle avait été annoncée pour Baselworld 2008. Mais, insatisfait du résultat, le maître repoussa d'un an la naissance de son nouveau joujou. C'est donc ce printemps que quelques prototypes ont été dévoilés à Bâle, en attendant la collection complète lancée cet automne.
Ce ne sont clairement pas les entrailles de la montre qui intéressent Galliano, mais bien son apparence extérieure. Foin ici de complications ou de mouvements mécaniques. La plupart des modèles sont équipées d'un quartz, Swiss Made tout de même, gage de cette qualité qui rassure le client. Une montre gousset squelette à mouvement ETA 7001 et une montre-bracelet pour hommes à mouvement automatique ETA 2834-2 satisferont néanmoins les mâles amateurs de beaux mouvements.Martha Bedoya, styliste responsable de la joaillerie chez Galliano, parle d'ailleurs de montres-bijoux. « Ce qui fait le prix de la montre, c'est sa préciosité, explique-t-elle. John a initié les idées, puis nous avons travaillé pour chaque modèle sur les caractéristiques de l'ADN John Galliano. Nous avons particulièrement prêté attention au travail de détail, comme le tressage gravé sur le pourtour de la montre. Avec les perles, ce sont des éléments qui font écho à la collection couture. Toutes nos montres sont pourvues d'aiguilles qui reprennent les initiales J.G. en lettres gothiques. L'originalité de nos montres se situe également dans la couronne placée au niveau du chiffre deux, reliée par une chaînette au chiffre quatre. Ce détail est typique du style Galliano : il détourne le temps et les conventions à sa guise. » Et n'hésite pas à mélanger les pierres précieuses et semi-précieuses en une mosaïque de chatoiements que d'aucuns pourront trouver un peu trop tape-à-l'œil.

Une montre gousset au cœur de la collection
Tout est parti de la volonté de créer une montre gousset. « John tenait à cet objet, à la fois classique et très moderne, que l'on peut porter en pendentif. C'est pourquoi nous la considérons comme le noyau de la collection, celle qui a inspiré toutes les autres. Le devant du boîtier est personnalisable, et sur l'arrière John Galliano a gravé un petit mot d'amour car cette montre doit être un cadeau, un objet destiné à marquer un événement. » C'est également le modèle le plus cher de la collection : autour de 10 000 €. Les montres-bracelets quant à elles jouent dans la catégorie du moyen de gamme, avec des prix variant entre 800 et 2000 €.
Quid de la clientèle visée ? « La femme Galliano est hyper féminine, l'homme est un guerrier, fort, décidé ; il n'y a pas d'unisexe chez Galliano », explique Martha Bedoya « C'est pourquoi nous avons conçu un modèle très féminin de 24 mm de diamètre, et un autre de 36 mm pour les femmes qui préfèrent porter une montre plus imposante. Quant aux modèles masculins, ils atteignent 44 mm de diamètre, nous les avons voulu représentatifs de cette masculinité John Galliano. »
Au final une collection de trois montres-bracelets et une montre gousset, déclinées en différents modèles, plus joaillerie que haute-couture horlogère.
