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Peace Mark a repris les sociétés SFT, Soprod et Indtec.

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Soprod a une capacité de traitement d'environ 200 000 mouvements mécaniques
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12 septembre 2007 - ..... (EXCLUSIF) : LE GROUPE STM (SOPROD, INDTEC) PASSE SOUS PAVILLON HONGKONGAIS ....
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Business Montres

L'accord ne sera finalisé
que dans quelques jours,
mais l'information est vérifiée
aux meilleures sources :
le groupe horloger suisse STM
(Soprod, Indtec, Swiss Ebauches,
ce qui reste de France Ebauches, etc.)
passe sous le contrôle
des tycoons horlogers de Hong Kong,
Patrick Chau et Tommy Leung...



Apparemment, ce n'est qu'un banal épisode de la vie des affaires : détenu jusqu'ici par le groupe de private equity Léman Capital (qui l'avait constitué en rachetant SFT en 2001 et Soprod en 2005), le groupe STM est racheté par des investisseurs hongkongais, Patrick Chau et Tommy Leung (ci-dessus), qui ne sont autres que, respectivement, le chairman et le CEO du groupe Peace Mark, leader chinois de l'industrie horlogère...

En fait, l'information est sensible puisqu'elle touche au secteur le plus décisif de l'industrie horlogère : les manufactures de mouvements. Il n'est évidemment pas innocent que des intérêts asiatiques y prennent une position stratégique, au moment même où le Swatch Group, jusqu'ici en situation de quasi-monopole, annonce son intention de réduire les livraisons...

• Soprod a une capacité de traitement d'environ 200 000 mouvements mécaniques (planches additionnelles et modules de complication sur base ETA), avec un contrat de livraison qui lui assure un approvisionnement régulier au-delà de 2011 et, surtout la clientèle des grandes marques suisses.

• Le groupe SFT produit un mouvement automatique (Alternance 10), avec une capacité industrielle d'environ 80 000 pièces par an.

• Indtec reste le troisième ou le quatrième producteur mondial de mouvements et de composants à quartz (100 millions par an), derrière Seiko, Citizen et à égalité avec un manufacturier chinois.


BUSINESS MONTRES & JOAILLERIE

Voici donc les Hongkongais au coeur du dispositif suisse, et aux meilleures places, avec les meilleurs clients locaux (dont le groupe Franck Muller Watchland, grand pourfendeur de l'horlogerie Swiss Made venue d'Asie). On se souviendra que TechnoTime – autre manufacture de composants et de mouvements – est également plus ou moins sous le contrôle d'un Hongkongais, le milliardaire Charles Chong (Chung Nam Watch, Roamer).

Voici donc le Swatch Group face à une offre alternative qui a les moyens de ses ambitions et une stratégie de développement, ce que Soprod, miné par des problèmes de succession, n'avait plus. D'autant que le groupe STM a sous le coude un projet de production de spiraux et d'organes réglants, qui éroderait un peu plus la prédominance stratégique du Swatch Group sur ce terrain.

Voici donc l'horlogerie suisse prise à son propre piège – celui de sa supériorité géographique et de sa légitimité manufacturière – et sur son propre territoire. La mondialisation de l'économie ne pouvait qu'impacter l'industrie de la montre : le fait que le groupe Peace Mark – leader national sur un marché leader mondial – soit indirectement partie prenante dans cette opération n'est qu'un indice supplémentaire de l'importance stratégique de cette opération...

Pour les lecteurs de Business Montres, ce ne sera pas une surprise, puisque la stratégie de Peace Mark avait été éclairée et mise en perspective dès le mois de mars 2006 !

La suite dans le prochain numéro de Business Montres, avec des informations encore plus stratégiques sur ce rachat...


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Pour comprendre l'importance stratégique du groupe Peace Mark en
Business Montres & Joaillerie, la lettre internationale des marchés horlogers.
4, rue René-Jacques 92130 Issy-les-Moulineaux France. Tél : +33 611 936 369.
Direction de la publication et responsable de la rédaction : Grégory Pons

 

 

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17 janvier 2007 - FIORUCCI : LE SWATCH KILLER MADE IN HONG KONG
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Le géant horloger Peace Mark (Hong Kong) avance masqué derrière un pion italien pour s'attaquer à l'entrée de gamme européenne.

Repérées par "Business Montres" dès l'ouverture du bureau européen de Peace Mark, groupe qui en détient la licence horlogère (10 février 2006), la marque Fiorucci lance son offensive sur le marché français, prélude au débarquement sur d'autres marchés. 500 points de vente diffuseront cette première collection.
La marque : d'origine italienne (elle porte le nom de son créateur), la marque Fiorucci a eu son heure de gloire dans les années soixante-dix et quatre-vingt, grâce à ses petits anges victoriens, à ses boutiques multi-produits et à son culte acidulé de l'ingénuité sexy (surtout dans les publicités). Actuelle propriété d'un groupe japonais spécialiste du jeans, qui a accordé beaucoup (trop) de licences pour beaucoup (trop) de produits, Fiorucci semble revenir de loin, sans avoir rien perdu de la séduction de ses premières années.
Le concept : une collection de montres de mode, amusantes et sexy, déclinées en plusieurs lignes selon les saisons. Les montres proposent des boîtiers en acier (certains exta-plats), avec des bracelets en plastique, beaucoup de couleurs qui flashent, des motifs amusants (papillons, fruits, bisous) et des mouvements à quartz japonais.
Le tout China Made (il ne faut pas rêver) à des prix qui permettent tous les caprices saisonniers (40 à 50 euros).

BUSINESS MONTRES
Si ces Fiorucci font irrésistiblement penser aux Swatch de l'âge d'or, ce n'est évidemment pas un hasard. Ni sur le plan esthétique, ni sur le plan marketing, ni sur le plan commercial.
Alors que les marques suisses grandissent en compliquant leurs gammes (et donc en augmentant leurs prix), les jeunes pousses asiatiques occupent l'entrée de gamme laissée vacante : elles raflent les consommateurs laissés sur le bord de la route par la « montée en gamme » helvétique. C'est extraordinairement dangereux pour toute l'industrie suisse, dont la santé repose largement sur les gros volumes de Swatch et de Tissot.
Sans être paranoïaque, il est évident que les volumes industriels perdus par les uns seront gagnés par les autres : alimenter les usines n'est plus un choix de stratégie industrielle, c'est une question de survie.
On peut donc considérer Fiorucci comme un « Swatch killer » trop discret pour ne pas avoir d'autres intentions. Quand on voit les parts de marché que le groupe Timex a pu s'offrir, en quelques années, avec une marque comme Guess, et quand on connaît les moyens industriels et financiers que le groupe Peace Mark peut déployer pour s'offrir de tels volumes, on peut redouter le pire…

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