L'indépendance industrielle

#wtbasel / Depuis le mois de février, la manufacture possède une ligne de montage automatisée de son nouveau calibre de base 118. On retrouve ce nouveau mouvement dans la nouvelle collection Chronomètres de Marin Manufacture.


WORLDTEMPUS - 7 mars 2012

Louis Nardin

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Grâce à la chaîne de montage, Ulysse Nardin espère produire jusqu'à 15'000 calibres 118 annuellement d'ici 2014. © Ulysse Nardin

La manufacture vient d'opérer un virage majeur dans sa quête d'indépendance. Depuis le mois de février, une ligne de fabrication exclusivement dédiée au nouveau calibre 118 - présenté en avant-première en 2011 - est opérationnelle. De plus, un protocole de contrôle a été mis en place. Toute la production des calibres 118 est désormais certifiée à travers ce test durant 5 jours et qui porte sur la tête de montre terminée, après que le calibre ait lui-même subi le test de chronométrie COSC. Ce faisant, la manufacture gagne son indépendance quant à l'approvisionnement en calibres de base puisqu'elle en mesure de fabriquer également ses échappements en silicium grâce à sa joint-venture Sigatec.

 

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La collection Chronomètre de Marine Manufacture est la première à être équipée en série du calibre 118. Un modèle phare limité à 350 unités en or rose incarne cette étape déterminante dans le développement d'Ulysse Nardin. Arborant un nouveau design désormais propre à toute la nouvelle ligne, il présente un cadran en émail grand feu issu des ateliers de Donzé Cadran SA, une société récemment acquise par la manufacture. A noter que la version avec boîtier en acier et titane affiche le prix attractif de 9800 francs taxes comprises.

 

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15'000 unités à terme

Alors qu'en 1995 environ 25 personnes œuvraient au sein d'Ulysse Nardin, aujourd'hui, ils sont environ 300 pour une production dépassant légèrement les 25'000 unités en 2011. Marques pionnière dans la recherche sur le silicium, la marque a également annoncé avoir investi 80 millions en recherche et développement depuis 18 ans. Un effort remarquable étant donné que la société évolue en complète indépendance. Connue pour ses modèles compliqués Sonata, Freak ou encore Moonstruck, Ulysse Nardin avait également présenté un premier calibre de base, le 160, en 2006. Mais n'ayant pas été conçu pour une production industrielle, aujourd'hui, 1000 exemplaires ont quitté les ateliers à ce jour. Le calibre 118 connaîtra un destin différent. «Nous prévoyons 3000 unités cette année, 8000 en 2013, 10'000 en 2014 pour finir à terme à 15'000 pièces annuelle», précise Pierre Gygax, Vice-directeur.
Quant au calibre chronographe 137 racheté en fin d'année dernière à Ebel, il est pour le moment utilisé pour sa comptabilité avec le mouvement à quantième perpétuel de la manufacture car tous deux ont été développés sur une base similaire.

 

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