La FHH fait le bilan du Salon 2013

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La FHH fait le bilan du Salon 2013 - SIHH
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#SIHH/ Fabienne Lupo, présidente de la FHH, revient sur l'édition 2013 du SIHH et fait le point sur les grands projets structurels de la Fondation.


WORLDTEMPUS – 5 février 2013

Olivier Müller

 

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Olivier Müller: Quel bilan tirez-vous de cette édition 2013 du SIHH ?
Fabienne Lupo: Il y avait une certaine circonspection des marques mais, au final, ce fut un très bon cru, avec 13 000 visiteurs (+3%). Il est vrai que nous sortons d'une période dorée, en dehors de toute réalité économique. Il est aussi vrai qu'aujourd'hui, tous les signaux ne sont pas au vert. Pourquoi avons-nous été préservés ? La question a taraudé nombre de maisons mais, malgré la pluralité de réponses, elles ont assisté à un très bon salon 2013.

Certains observateurs ont attribué cette appréhension à un atterrissage progressif de l'économie asiatique, chinoise notamment.
Je ne vois pas particulièrement de ralentissement côté asiatique, les chiffres de croissance restent très importants. D'autre part, la haute horlogerie bénéficie d'un tourisme commercial qui contribue fortement au soutien de la croissance du secteur.

Nous avons pu avoir le sentiment d'une certaine césure, cette année, entre deux types d'exposants : les techniciens et les esthéticiens, soit deux approches bien différentes pour les collections 2013.
Il y a de la place pour tout le monde ! Pourquoi faire compliqué si ce n'est pas pour faire mieux ? La question peut être posée mais, d'après moi, il est surtout primordial que les maisons restent cohérentes par rapport à leur identité. Il y a eu des différences mais ce n'est pas un clivage, c'est une offre diversifiée qui permet de répondre à une demande qui l'est tout autant. Il faut une offre pour tout le monde et ce fut, cette année, largement revendiqué.

Depuis quelques années, la géopolitique des salons a quelque peu changé. QP est arrivé à Londres, un nouveau salon y est annoncé dans la même ville, le JCK s'impose davantage chaque année, le SIAR est devenu incontournable, etc. Cela change-t-il quelque chose pour le positionnement du SIHH ?
Je ne le crois pas, simplement parce que le SIHH a justement un positionnement qui est bien différent de ces autres salons. C'est un salon professionnel, privé, sur invitation, géré en direct par un Comité des exposants qui est décisionnaire de qui y est invité. On y trouve même certaines pièces qui ne sont encore qu'à l'état de prototypes mais qui vont se réaliser dans les mois suivants. Ce n'est pas la vocation de certains de ces autres salons, tantôt ouverts au grand public via l'achat d'un billet, tantôt ouverts aux collectionneurs, etc. D'autre part, le SIHH donne le ‘la' au plan mondial, alors que ces autres salons ont pour la plupart une portée et une influence régionales, fussent-elles continentales comme le SIAR en Amérique du sud. Pour autant, ces différentes manifestations ont, à l'échelle globale, une vraie complémentarité.

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Peut-on s'attendre à une croissance du SIHH l'année prochaine, notamment du nombre des exposants ?
C'est une décision qui revient au Comité mais il faut garder à l'esprit la configuration du lieu choisi, Palexpo. Nous ne sommes pas dans la perspective de multiplier les petits stands en ajoutant quelques mètres carrés de-ci delà. Les exposants prennent chacun plusieurs centaines de mètres carrés. Il se pose alors tout simplement la question de la capacité du lieu qui nous accueille. Nous ne pouvons pas pousser les murs ! Les contraintes techniques sont ce qu'elles sont...

L'événement est professionnel et couvert par la presse. En dehors de ce public lui aussi professionnel, on assiste à l'émergence de publics tels les bloggers. Bien que non professionnels, ils n'en sont pas moins de réels influenceurs. Comment gérez-vous ce nouveau public ?
Ils sont bien évidemment invités, au même titre que les 1200 journalistes présents chaque année. Ils disposent d'un programme de présentations et conférences. Quoi qu'il en soit, dans la mesure où le salon est uniquement sur invitation, ce sont, ici aussi, les seules marques qui décident de leurs invités. Nous veillons à ces nouveaux publics de la même manière que nous veillons sur les médias professionnels.

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L'année 2012 a été irriguée par le projet lié à la conquête du temps, reposant sur l'ouvrage du même nom et dont l'exposition a voyagé jusqu'au SIHH il y a quelques jours. 2013 sera-t-elle structurée par un projet du même type ?
Nous travaillons effectivement sur plusieurs projets, notamment dans le domaine de la formation. Toutefois, cette année, nous allons mettre l'accent sur la lutte contre la contrefaçon. C'est évidemment un sujet auquel l'horlogerie est très exposée. La Fédération Horlogère Suisse nous a mandatée en ce sens pour agir lors de la Journée Suisse de la Contrefaçon, le 22 mars. En partenariat avec la HEAD et l'ECAL, nous allons travailler à la production de films et affiches qui s'inscriront dans la démarche 'Stop Piracy' menée par la Confédération.
En parallèle, nous allons développer un nouveau concept. Face au formidable essor des marchés asiatiques, le Comité des Exposants du SIHH a créé Watches & Wonders, qui se tiendra du 25 au 28 septembre 2013 à Hong Kong. Ce sera le premier événement directement organisé par les grandes maisons de Haute Horlogerie en Asie. 13 maisons seront présentes pour cette première édition.