De Grisogono en mains angolaises

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Deux actionnaires angolais auraient créé un joint venture détenu à parts égales et propriétaire de 75% de De Grisogono.

L'Agefi - 15 mars 2012


Stéphane Gachet


«Si un article est paru, cela doit être vrai.» Le siège genevois de la marque joaillio-horlogère genevoise De Grisogono était forcément un peu vide, hier. La marque est présente à Bâle et la responsable média ne travaille pas le mercredi. Le téléphone fonctionnait tout de même et la réponse à la question «est-ce vrai que l'entreprise a changé d'actionnaires» était suffisamment spontanée pour en conclure que la société a bel et bien changé de mains. C'est le site spécialisé Business Montres et son animateur, le journaliste Gregory Pons, qui dévoile l'affaire. A Baselworld, et bien avant déjà, les bruits circulaient sur les difficultés financières chroniques de De Grisogono et de son directeur, Fawas Gruosi. Cela fait même des années que le milieu évoque les recapitalisations à répétition de la maison, à hauteur de plusieurs dizaines de millions de francs. La société avait fait l'objet d'une restructuration en 2009 et le management avait été presque entièrement renouvelé.

Selon Business Montres, dans une brève balisée «non officielle et non autorisée», les nouveaux actionnaires de référence seraient angolais. Le site situe d'une part Isabel José Dos Santos, fille aînée du président de la République d'Angola, active dans l'investissement diversifié, banque, énergie, télécommunications, médias et grande distribution. Elle serait aussi proche de l'industrie du diamant en Angola, dans le top 3 des pays producteurs. Un domaine auquel le second investisseur a directement partie liée, puisqu'il s'agirait de la société nationale Endiama Sodiam, qui détiendrait une concession exclusive sur l'exploitation des diamants pour l'Angola. Selon Business Montres, les deux actionnaires auraient créé un joint venture détenu à parts égales et propriétaire de 75% de De Grisogono. 

 

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