L'Agefi - 4 septembre 2012
Stéphane Gachet
En soi, la célébration du 15 novembre prochain ne présente pas de grand changement par rapport aux 11 éditions précédentes. Dans les faits, le Grand prix d'horlogerie de Genève entame une nouvelle phase de son développement. Quelques éléments visibles: un jury (15 membres) intégrant pour la première fois la gente féminine et la Chine, également une tournée mondiale des 70 montres présélectionnées, via Zurich, Hong Kong, Shanghai, Genève et Moscou. La cérémonie elle-même sera retransmise en direct à New-York.
La vocation de l'événement pourrait à l'avenir aller plus loin encore. En mai dernier, le GPHG changeait de statu en passant des mains d'Edipresse à celles d'une fondation. Une fondation présidée par l'ancien ministre genevois des finances Carlo Lamprecht et dont le conseil comprend entre autres la Ville et l'Etat de Genève.
Le changement de structure correspond à la volonté de doter le rendez- vous d'une indépendance complète et couper à toutes les éventuelles implications commerciales. «C'est en même temps une plateforme pour promouvoir Genève, berceau de la haute horlogerie », précise Carlo Lamprecht. Le président de fondation imagine d'ailleurs une suite plus engagée encore, avec «des partenariats qui étendent la mise en valeur actuelle. L'horlogerie pourrait servir de relai de promotion à d'autres pôles d'excellence domestiques.» Une ambition qui est déjà relayée par la décision de promulguer derechef l'horlogerie «12e art» - 12e pour les douze heures, la 12e édition du GPHG, etc. Une appellation symbolique, puisqu'elle n'a rien d'officielle, note Carlo Lamprecht.
Quant à la formule elle-même, elle n'est pour l'instant pas remise en question. Le concours porte sur sept catégories de montres. Chaque fabricant peut proposer ses modèles (en général des nouveautés disponibles à la vente). 190 montres ont été inscrites cette année, en provenance de 86 marques. 70 sont présélectionnées. Au final, trois lauréats par catégorie.
Côté budget, l'organisation complète se monte à 1,5 million de francs, en partie financé par les sponsors, en partie par les marques, qui paient leur(s) inscription(s) et leur table à la soirée de gala.
