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Ce prince qui crée des bijoux

Ce prince qui crée des bijoux - INDUSTRIE
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L'une des dernières pièces du prince Dimitri sera vendue chez Christie's. Une combinaison inattendue de formes et de couleurs, à son image.

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Né et élevé à Versailles, probablement non loin du château, le prince Dimitri de Yougoslavie a fait une partie de sa scolarité en Suisse. Il se flatte de descendre d'une longue lignée de souverains qui va de Charlemagne à Louis XI V, en passant par les Médicis pour aboutir aux Romanov. Normal quand on a pour père le prince Alexandre de Yougoslavie et comme mère, la princesse Maria-Pia de Savoie. A 51 ans, le prince cultive plus que jamais la passion de sa vie: les pierres et les beaux joyaux. Il se souvient encore de sa première grande émotion en ce domaine, lorsque, à l'âge de 16 ans, il a pu visiter à Téhéran, la collection légendaire des joyaux impériaux. “ Quel choc, commente-t-il, je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi divin dans la vie. ” Un ensemble qu'il juge même supérieur à celui des joyaux de la Tour de Londres et du palais de Topkapi à Istanbul.

Pourtant, il a commencé par faire des études commerciales à Paris, complétées par une formation plus poussée dans un institut à Wall Street, New York. Mais Dimitri ressent que ce qui l'intéresse avant tout, c'est la création. Il rejoint Sotheby's, toujours à New York, et prend rapidement la supervision du département de haute joaillerie, avec le titre de senior vice president. Quinze ans durant, il a le temps d'ausculter et de connaître les pierres de l'intérieur, comme s'il était à l'écoute de leur âme. Il étudie à fond la gemmologie, devenant peu à peu l'expert incontesté. Il a ainsi l'occasion de participer aux dispersions des collections de la duchesse de Windsor, de Jackie Onassis, voire des bijoux de sa propre famille. Ce qui est tout de même autre chose que de contempler, de l'extérieur, les prestigieuses boutiques de la place Vendôme, son passe-temps favori dans sa prime jeunesse.

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Première collection en 1999 à New York

Après un passage chez Phillips de Pury & Luxembourg comme responsable du département de joaillerie à partir de 2002, il se décide, avec son partenaire commercial Todd Morley, à ouvrir son propre salon, à l'étage, 5 East 57th Street. Mais déjà, en 1999, le prince avait créé sa première collection qui se vendit très bien dans les boutiques de New York. Son style, affirment les experts, est immédiatement reconnaissable, ancien et contemporain dans le même temps. Marqué par un sens renouvelé, réactualisé, de la noblesse éternelle, que le prince se flatte d'apporter dans la vie quotidienne, grâce à une ligne de bijoux couture. Fasciné par les religions et les spiritualités, le prince croit au pouvoir spirituel des pierres. Il travaille avant tout avec son instinct et son hérédité plusieurs fois centenaire. Il joue avec la lumière, les couleurs et les formes.

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Une de ses dernières créations sera vendue chez Christie's à Genève. C'est une étonnante paire de boucles d'oreilles, offrant une combinaison inattendue de couleurs, dans une composition d'aigues marines, de saphirs et d'émeraudes, dont le dessin vigoureux et élégant rappelle l'Art Déco. Estimation: 40 000 à 60 000 francs.

Les “ highlights ”


“ La vente de joyaux est plus petite que les précédentes, confirme Eric Valdieu, vice-président de Christie's Suisse et responsable du département joyaux, pour s'adapter à un marché plus sélectif. Elle comprend au total 196 lots pour une estimation globale d'environ 20 millions de francs. ” Les deux lots les plus importants sont une bague sertie d'un diamant rectangulaire, de 30.52 carats, de couleur D, totalement pur, au polissage et à la symétrie excellents, de type II a, qui regroupe moins de 10% des diamants, chimiquement purs et d'une transparence exceptionnelle. Estimation: dans les 3 millions de francs. Et un diamant rectangulaire de 20.46 carats, de couleur D et d'une pureté VS1, lui aussi de catégorie type II a. Il est estimé de 1 250 000 à 1 750 000 francs. La vente propose également un grand groupe de perles naturelles, dont un collier signé Cartier composé de 79 perles noires graduées, estimé de 150 000 à 225 000 francs.

 

 

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