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l'accès au marché pose problème

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Si le marché horloger indonésien jouit d‘un potentiel certain, son accès demeure difficile. La FH monte au front pour alléger la taxe de luxe et clarifier les procédures d‘importation.
En 2007, l‘horlogerie suisse a exporté pour quelque 4,5 millions de francs de garde-temps à destination de l‘Indonésie. Ce marché se classe ainsi à un modeste 88ème rang au sein des principaux débouchés mondiaux de la branche. Pour autant, les exportations directes ne reflètent que très partiellement la réalité d‘un marché de qualité, sachant que la moitié - voire les trois quarts - de la demande sont satisfaits par des livraisons transitant via Singapour ou par des achats individuels effectués dans cette ville Etat. Le potentiel du marché indonésien reste entier, mais son accès demeure difficile. Outre les problèmes récurrents en douane (détermination de la valeur en douane, délais de dédouanement, opacité des réglementations, bureaucratie, etc), une taxe de luxe de 40% vient grever l‘importation des montres en métaux précieux. Au reste, le prélèvement aléatoire de cette taxe sur des produits pourtant non imposables (les montres avec revêtement PVD par exemple) ajoute aux difficultés rencontrées.

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C‘est pour faire état de ces obstacles au commerce que la FH s‘est jointe à la mission économique conduite par le secrétaire d‘Etat Jean-Daniel Gerber qui s‘est rendue à Djakarta à mi-juillet. Les entretiens avec la ministre des finances, Mme Indrawati, ainsi qu‘avec le gouverneur de la Banque centrale indonésienne, M. Boediono, ont permis de faire valoir les intérêts horlogers suisses, en soulignant plus particulièrement les effets négatifs de la taxe précitée, non seulement pour l‘ensemble de la filière horlogère et le consommateur final, mais également pour l‘Etat indonésien lui-même (pertes fiscales dues aux activités de contrebande). Une requête formelle a ainsi été remise aux autorités indonésiennes afin qu‘elles procèdent à un réexamen du taux de cette taxe tout en veillant à son application selon la lettre des règlements en vigueur, mais aussi qu‘elles renoncent à l‘idée d‘introduire de nouvelles procédures supposées permettre une meilleure interprétation des textes. Les entretiens avec une délégation des distributeurs/revendeurs horlogers locaux sont venus confirmer l‘acuité des difficultés, tout particulièrement celles liées à l‘arbitraire prévalant pour ainsi dire en permanence lors des procédures de dédouanement. Distribuer et vendre des garde-temps en Indonésie reste donc problématique. S‘il est certain qu‘un accord de libre-échange lèverait l‘essentiel des obstacles auxquels la filière horlogère doit faire face (des pourparlers sont en cours pour la conclusion d‘un accord avec l‘AELE d‘ici deux à trois ans), il est primordial que les partenaires concernés ne relâchent ni la garde, ni la pression. C‘est ce à quoi la FH continuera de s‘employer, notamment en collaboration avec les distributeurs horlogers indonésiens, mais aussi et surtout avec ses membres, qui sont instamment priés de lui faire part de tout problème concret qu‘ils pourraient rencontrer dans leurs relations d‘affaires avec l‘Indonésie.
Maurice Altermatt Source: Revue FH, 4 sept. 08 /  No 13