Art contemporain et culture de l'élégance dialoguent au fil de l'eau dans les espaces publics rénovés de l'Hôtel Président Wilson.
Idéalement ancré face au Léman, l'Hôtel Président Wilson semble pourtant avoir rompu les amarres en déroulant un décor trempé d'une symbolique aquatique où la lumière trouve son plus beau terrain de jeu. Après onze mois de travaux, la métamorphose de ses espaces publics vient enfin nous dévoiler tous ses attraits. Dans un flux de matières inédites, de reflets et d'effets de lumières qui mirent la beauté du lac, les espaces rénovés, fluides et étincelants, prennent à contre-pied les codes du luxe. Une volonté affichée par son propriétaire et présidentdirecteur général, Charles Tamman, qui a fait appel à l'audace et à la créativité des meilleurs architectes, artisans et artistes pour faire de cet hôtel l'un des plus glamours de la ville du bout du lac. Une onde de sensualité inouïe inspirée par un imaginaire futuriste et le goût d'un raffinement extrême.
Talents recomposés
En esthète avant-gardiste obsédé de perfection, Charles Tamman a participé au choix des matières, lesquelles ont été sélectionnées avec une exigence exacerbée et assemblées avec un savoir-faire proche des univers de l'orfèvrerie et de la haute couture. Pour réaliser ces travaux d'envergure, il s'est entouré des compétences de spécialistes comme des associés Carmelo Stendardo et Bénédicte Montant, de l'Atelier d'architecture 3BM3 à Genève, qui ont signé le concept, de Fabienne Newhart, directrice adjointe, et de Stefan Sigel de 2s Graphic Design à Genève. Autant de sensibilités et de talents recomposés autour de cette métamorphose réussie.
L'expérience sensorielle commence dès l'arrivée. Pur éclat, l'entrée principale n'est qu'eau, reflets et transparences. A la sculpture centrale cristalline, évoquant une myriade de gouttes, font écho la feuille d'or blanc du plafond en forme de goutte, l'onyx vierge veiné de vagues naturelles et les ondes de mosaïques de platine sur les murs. Les jeux d'ombres chinoises fines comme de la vapeur d'eau filtrent des paravents en maille métallique et, sur les parois de la conciergerie, les effets de clair-obscur sont taillés dans le cuir haute couture. Au fil du parcours, d'un espace à un autre, les sols miroitants et la magie des luminaires de cristal en forme de chutes d'eau prolongent le sentiment d'émerveillement.
Art contemporain
Aucun détail n'a été laissé au hasard. Ni le choix de manufactures prestigieuses, tel l'Atelier Mathieu Lustrerie qui a notamment restauré la Galerie des Glaces de Versailles, ni celui des oeuvres d'art qui ornent les lieux publics de l'hôtel. Signées par l'artiste sud-coréen Lee Jaehyo, une figure majeure de l'art contemporain, ces sculptures exploitent les richesses des matières naturelles brutes. Un cercle minéral suspendu dans les airs, des pluies de cailloux, des assemblages de branches, de troncs… Et, pour les construire, simplement de l'acier et des clous.
Une infinité de clous qui ont fini par devenir partie intégrante de l'oeuvre, comme celle qu'il a conçue face à la conciergerie. Pas de compositions hybrides ni de débordements subjectifs chez l'artiste, mais des figures élémentaires dictées par les matières elles-mêmes, telles ces brindilles réunies dans une forme atypique et placées à la réception. Autant d'oeuvres qui appartiennent désormais à l'univers si particulier de l'Hôtel Président Wilson. Tant et si bien qu'il semble qu'il en a toujours été ainsi. PubliArt TRIBUNE DES ARTS - NOVEMBRE 2008 - No. 366
Talents recomposés
En esthète avant-gardiste obsédé de perfection, Charles Tamman a participé au choix des matières, lesquelles ont été sélectionnées avec une exigence exacerbée et assemblées avec un savoir-faire proche des univers de l'orfèvrerie et de la haute couture. Pour réaliser ces travaux d'envergure, il s'est entouré des compétences de spécialistes comme des associés Carmelo Stendardo et Bénédicte Montant, de l'Atelier d'architecture 3BM3 à Genève, qui ont signé le concept, de Fabienne Newhart, directrice adjointe, et de Stefan Sigel de 2s Graphic Design à Genève. Autant de sensibilités et de talents recomposés autour de cette métamorphose réussie.
L'expérience sensorielle commence dès l'arrivée. Pur éclat, l'entrée principale n'est qu'eau, reflets et transparences. A la sculpture centrale cristalline, évoquant une myriade de gouttes, font écho la feuille d'or blanc du plafond en forme de goutte, l'onyx vierge veiné de vagues naturelles et les ondes de mosaïques de platine sur les murs. Les jeux d'ombres chinoises fines comme de la vapeur d'eau filtrent des paravents en maille métallique et, sur les parois de la conciergerie, les effets de clair-obscur sont taillés dans le cuir haute couture. Au fil du parcours, d'un espace à un autre, les sols miroitants et la magie des luminaires de cristal en forme de chutes d'eau prolongent le sentiment d'émerveillement.
Art contemporain
Aucun détail n'a été laissé au hasard. Ni le choix de manufactures prestigieuses, tel l'Atelier Mathieu Lustrerie qui a notamment restauré la Galerie des Glaces de Versailles, ni celui des oeuvres d'art qui ornent les lieux publics de l'hôtel. Signées par l'artiste sud-coréen Lee Jaehyo, une figure majeure de l'art contemporain, ces sculptures exploitent les richesses des matières naturelles brutes. Un cercle minéral suspendu dans les airs, des pluies de cailloux, des assemblages de branches, de troncs… Et, pour les construire, simplement de l'acier et des clous.
Une infinité de clous qui ont fini par devenir partie intégrante de l'oeuvre, comme celle qu'il a conçue face à la conciergerie. Pas de compositions hybrides ni de débordements subjectifs chez l'artiste, mais des figures élémentaires dictées par les matières elles-mêmes, telles ces brindilles réunies dans une forme atypique et placées à la réception. Autant d'oeuvres qui appartiennent désormais à l'univers si particulier de l'Hôtel Président Wilson. Tant et si bien qu'il semble qu'il en a toujours été ainsi. PubliArt TRIBUNE DES ARTS - NOVEMBRE 2008 - No. 366