Efficacité optimale
Plus besoin de courir un 100 mètres haies ou de mener une vie effrénée ponctuée par le trio infernal métro boulot- dodo pour garantir au remontage automatique de sa montre une efficacité optimum.
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Pour les personnes moins mobiles, François-Paul Journe endosse une nouvelle fois sa blouse de créateur horloger en lançant le calibre «Octa 1300-3» qui fait désormais battre le coeur de ses deux nouveaux modèles. «Je me suis rendu compte que l'“Octa” de notre comptable n'était jamais remontée complètement car celui-ci travaille sur son ordinateur et sa main droite ne bougeait pas assez!», explique François-Paul Journe, toujours à l'affût de nouvelles inventions à proposer à sa clientèle. Chaque problème trouvant une solution, il présente aujourd'hui l'«Octa automatique réserve» et l'«Octa automatique lune», toutes deux dotées d'une réserve de marche de 120 heures et dont la perfection mécanique repousse une nouvelle fois les limites de la technique
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”Nous lançons quatre nouveautés cette année: Une boucle déployante réglable révolutionnaire, une «Octa» automatique avec réserve de marche, une «Octa» avec phases de lune et surtout le «Centigraphe », un chronographe mécanique indiquant le centième de seconde. C'est évidemment la pièce que je préfère car c'est la première fois au monde qu'une telle montre existe avec un seul mouvement et un seul barillet. Je l'ai commencée en 2003 et elle a nécessité le dépôt de six brevets. Elle permet de mesurer des vitesses allant de 6 km/h à 36 000 km/h grâce à trois aiguilles qui, lorsqu'on appuie sur le poussoir, démarrent en même temps mais fonctionnent à des vitesses différentes.
La précision réinventée
Problématique inversée
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Pour une efficacité accrue, le nouveau calibre «Octa 1300-3» utilise le moindre mouvement au bénéfice du remontage automatique du chronomètre. Avec talent, l'horloger inverse la problématique et crée un nouveau rotor qui se remonte dans une seule direction par un système de roulement à billes, contrairement au premier calibre “Octa”. Quand l'utilisateur est immobile, le rotor retrouve sa place initiale. Les billes en céramique permettent à celui-ci de bouger dans une direction et le bloquent dans l'autre. Ainsi, chaque infime mouvement est-il exploité au maximum pour un remontage optimisé de la montre, à l'inverse de son grand frère le calibre «Octa 1300-2» conçu pour une clientèle plus active.
aute fonctionnalité
Nouveau calibre, nouveau visage. Avec l'«Octa automatique réserve» et l'«Octa automatique lune», François-Paul Journe opère une légère modification du design de la ligne au gré d'un affichage central plus fonctionnel. Inspiré du «Chronomètre souverain », le cadran des deux modèles lancés cette année offre un regain de lisibilité à la collection sans pour autant bouleverser ses codes esthétiques. François-Paul Journe reste fidèle au boîtier en platine ou or rouge de 38 ou 40 mm enserrant un cadran en argent guilloché, pour doter ses modèles des indications utiles et précises des heures, minutes, grande date, réserve de marche de cinq jours et phases de lune – uniquement pour le modèle «Octa automatique lune» –. Dotés d'un bracelet en croco cousu main ou en métal assorti au boîtier, avec une boucle ardillon ou déployante, les deux nouveaux modèles de la ligne «Octa» devraient séduire les fins amateurs d'horlogerie mécanique novatrice offrant confort et élégance au quotidien.
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Entre nous!
Travaux tous azimuts Les projets vont bon train et côté travaux, on ne s'avancera pas trop en disant que l'année 2007 aura donné du fil à retordre à François-Paul Journe. Deux inaugurations sont en effet prévues ce mois d'avril. Non seulement une boutique – la quatrième – exclusivement dédiée à la marque, place Longemalle, à Genève. Mais également un nouveau showroom dans les locaux spacieux que la marque occupe déjà rue de l'Arquebuse. Un espace lumineux destiné à accueillir des expositions et, notamment, dans un premier temps, celle de la très belle collection de quelque 220 montres en acier dont la maison F.-P. Journe SA est devenue la gardienne privilégiée.
Tribune des Arts - No350 - Avril 2007




