Les avantages d'un salon à Genève

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Les avantages d'un salon à Genève - EPHJ
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Le rendez-vous professionnel de la microtechnique se pérennise à Palexpo. Un choix forcé que la direction perçoit déjà en atout majeur.

L'année dernière avait été marquée par une lutte d'influence tout à fait inédite à l'échelle régionale entre deux salons professionnels dédiés au microtech. D'un côté le groupe bâlois MCH, nouvel exploitant de Beaulieu Lausanne. De l'autre, le rendez-vous historique, EPHJ-EPMT-SMT, forcé de migré à Genève. Les exposants ont définitivement fait leur choix cette année, en confirmant le plébiscite de Palexpo Genève, forçant MCH à ajourner son événement (Lausannetec) faute d'un nombre suffisant d'exposants.


L'annonce est tombée il y a un mois. Depuis, EPHJ-EPMT-SMT a continué d'enregistrer des demandes, qui atteignent près de 700 à ce jour, marquant un nouveau record en termes d'exposants. Olivier Saenger, cocréateur et codirecteur du salon, revient sur le développement du salon et sur les effets finalement très positifs du transfert forcé à Genève.

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A près de trois mois de l'ouverture du salon (du 11 au 14 juin prochain), où en êtes-vous au niveau des inscriptions?
Nous avons déjà enregistré près de 700 demandes, dont près de 500 exposants pour la partie horlogerie (en croissance de 10%).

Forte croissance donc?
Dans toutes les spécialités couvertes par le salon. En termes de surface également. La partie EPMT a crû de 30%. En réalité, nous observons une croissance continue depuis le lancement, en 2002 aussi bien en termes d'exposants que de visiteurs.

La question est certainement triviale, mais comment expliquez-vous ce succès, encore plus évident après l'ajournement de l'événement concurrent à Lausanne?
Nous mesurons surtout le succès par l'attrait du public et l'intérêt des exposants. Ces derniers ont clairement affirmé leur choix de suivre notre salon en 2012 et l'ont confirmé en 2013! Depuis le début, nous avons répondu à un besoin qui existait. Dans un premier temps en adressant en particulier la sous-traitance horlogère et par la suite en étendant le salon à toutes les spécialités microtechniques. Le fait de mettre tous les métiers sous une même enseigne est un atout très clair: beaucoup de sous-traitants sont actifs dans plusieurs domaines. Ils recherchent des visiteurs professionnels dans un spectre étendu. Le succès tient peut-être aussi dans nos choix d'organisation. Le concept d'infrastructure des stands, par exemple, modulaires et avec des surfaces limitées, nous ont permis de créer une atmosphère et de la conserver malgré la croissance du salon.

La lutte d'influence lancée par le groupe bâlois MCH (exploitant de Beaulieu Lausanne) a-t-elle finalement changé quelque chose?
Nous avons de fait dû renforcer aussi notre visibilité depuis deux ans, mais sinon, nous n'avons pas changé notre approche, toujours centrée sur le service aux exposants. Nos prix non pas non plus été modifiés.

Le transfert (non volontaire) de Beaulieu Lausanne à Palexpo Genève a suscité passablement d'interrogation. Genève semble finalement une bonne option?
Genève présente plusieurs avantages. Premièrement au niveau de l'infrastructure, Palexpo disposant de grandes halles modernes, avec la possibilité de placer tous nos exposants de plain-pied et sur un même niveau. L'accessibilité est aussi très appréciable, avec la proximité de l'aéroport, de la gare et de l'autoroute, qui rentre directement dans les parkings - qui ont des capacités suffisantes.

Le côté Genève international a aussi été un argument discuté. Qu'en est-il?
La dimension internationale de Genève est clairement un atout qui nous a permis de gagner en visibilité. Nous constatons aussi un afflux d'exposants français, en très forte augmentation cette année encore. Au niveau des visiteurs, nous observons une plus grande ouverture, avec la présence soutenue de l'Asie, déjà en 2012. Le Brésil également et les Etats-Unis.

Choix forcé, mais heureux?
Le choix a été forcé en effet, mais le résultat est finalement très positif. Nous nous en trouvons très bien. Il n'y a d'ailleurs pas d'autre possibilité aujourd'hui en Suisse romande. Palexpo est le seul endroit permettant d'accueillir 15.000 visiteurs (fréquentation 2012) dans des bonnes conditions.

Qu'en est-il d'un rapprochement éventuel avec Palexpo?
Nous profitons pour l'instant d'une très bonne entente.

Pas de vente envisageable?
La vente n'est pas à l'ordre du jour. Mais nous pensons à l'avenir et aucune solution n'est exclue pour assurer la continuité du salon. Pour l'instant, notre objectif est surtout de pérenniser notre présence à Genève.

La concurrence locale semble aujourd'hui écartée. Qu'en est-il des salons de microtechnique à l'international?
C'est bien sûr un marché qui existe à l'international. Nous avons émergé dans un contexte qui existait déjà, en particulier sur les technologies médicales. Nous sommes en revanche les seuls à présenter tous les métiers de la microtechnique, avec une composante horlogère unique au monde.

A l'inverse, pensez-vous à reproduire le salon à l'international?
Ce n'est pas d'actualité. D'autres salons l'ont fait, mais le résultat n'a été que de cannibaliser les efforts.

En tant qu'observateur de la microtechnique, quelle tendance percevez-vous sur l'activité?
Très optimiste, même s'il n'y a aucune généralité. Les records de l'horlogerie sont toujours très visibles. D'autres domaines vont bien également. Les technologies médicales par exemple sont en forte croissance. L'automobile en revanche n'a pas encore retrouvé un rythme très enthousiasmant. Mais le véritable avantage est de réunir toutes ces activités et de refléter l'évolution permanente du secteur: il n'y a pas un jour sans une nouveauté ou une innovation.

 

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