«Papa, avec tous vos invités, vous construirez beaucoup d'écoles, n'est-ce pas?» En citant son fils, Gaël Gregolin, le manager de la boutique Monblanc de Genève, a inauguré avec esprit la soirée de lancement de la deuxième collection «Signature for Good». «La première, lancée en 2009, avait rapporté près de 5 millions de dollars à UNICEF. Cela représente 10% des recettes de cette collection vendue dans le monde entier. Chaque don représente une brique rajoutée à l'édifice», explique la maîtresse de cérémonie, Nev'eda Tegin.
Mais voilà qu'entrent en scène les soixante musiciens – tous amateurs – de l'Orchestre des Nations Unies. «Ils ne jouent que lors d'événements à but humanitaire», précise leur fière responsable, Martine Coppens. Solenne Païdassi, premier Grand Prix de violon du Concours Long-Thibaud, les accompagne. La virtuose française revisite Tchaïkovski et emporte les convives dans les steppes enneigées d'une Sibérie romantique. Bernard Kouchner ferme les yeux, Andreas Boesch, directeur de Montblanc Suisse, tapote le rythme de la main. La salve d'applaudissements passée, Hilary Swank, ambassadrice de ce programme éducatif, fait monter la température en apparaissant sur les écrans géants.
L'actrice américaine, une craie blanche à la main, s'improvise maîtresse d'une école récemment construite en Ethiopie. «Tu seras le prochain Einstein!» lâche-t-elle à l'un des élèves qui rougit. De quoi faire fondre les 120 convives qui rajouteront eux aussi une brique?


