Le fabricant de pendules neuchâteloises Eluxa lance un cri d'alarme. La marque établie à Bienne va devoir cesser son activité si elle ne trouve pas rapidement une bouée financière. Elle souffre du déclin de son produit-phare et aimerait développer ses exportations avec ses cinq employés et son directeur général Gothard Süess. Soixantenaire, la société vit peut-être ses derniers jours, malgré tous les efforts engagés pour trouver du soutien (notamment Swatch Group et le distributeur Bucherer). En vain.La perspective d'une disparition d'Eluxa signifie la disparition d'un véritable patrimoine horloger suisse. Le déclin de la pendule neuchâteloise est toutefois réel. Outre la société biennoise, il ne reste plus guère que les marques Le Castel, à St-Aubin (NE), et Zenith, au Locle (NE), mais uniquement sur commande pour celle-ci.
"La demande, surtout en Suisse, est faible", reconnaît Gothard Süess. Eluxa a prospecté en Asie pour développer les exportations et participé à Baselworld 2006 pour trouver de la résonnance. "Les efforts ne portent pas encore suffisamment leurs fruits". De plus, l'entreprise souffre d'un manque de liquidités qui l'asphyxie.
Début 2006, Eluxa avait pourtant reçu le soutien d'un groupe d'investisseurs privés suisses et lancé des actions marketing, qui jusque-là n'avaient pas été engagées. La société a fabriqué plus de 150 000 pièces depuis sa création en 1947, s'inspirant d'une tradition de la pendule neuchâteloise remontant à plus de 300 ans.
Le Matin / www.lematin.ch