Marie de Pimodan

Le roi George III par Allan Ramsay, 1762.
Lorsqu'à l'aube du XXe siècle, Edward Ellicott rangea pour la dernière fois ses outils d'horloger, il pensait mettre un terme à quatre générations de génie horloger. Un siècle plus tard, la volonté de Pierre-André Finazzi en aura décidé autrement. Depuis le renouveau de la marque il y a deux ans, il appuie sa démarche créatrice sur la mise au point de montres à la personnalité affirmée, empreints d'une forte valeur émotionnelle.
Des modèles à l'image de l'un des quatre piliers de la marque, la Majesty, créée en hommage au roi Georges III, dont l'inventeur et homme de science, John Ellicott (1706-1772), fut l'horloger attitré. En levant le voile sur le nouveau modèle Majesty, Ellicott SA démontre que, bien plus qu'une renaissance, la relance de la marque repose sur une rencontre au-delà des siècles entre esprits, talents et visions d'exception. C'est ainsi que la Majesty bat au rythme du tout premier calibre manufacture Ellicott. Un mouvement automatique équipé d'une masse oscillante circonférentielle dont les plus curieux se délecteront d'admirer les finitions à travers le fond saphir du boîtier.
Dotée d'une réserve de marche de 70 heures, le cadran de la Majesty propose les indications de la petite seconde dans un cadran excentré à 10 h ainsi que celle du quantième dans un guichet situé à 3 h. Des fonctions utiles tout autant qu'élégantes. D'ailleurs, cette montre mêle de manière particulièrement réussie l'or rose ou l'or blanc du boîtier coussin, au tantale utilisé pour la lunette. Une conjugaison audacieuse qui réinvente le concept de la montre habillée avec un cadran ultra lisible rehaussé d'originalité grâce à une ouverture sur le disque du quantième. Toute la griffe de Pierre-André Finazzi qui, à travers ce nouveau modèle, redonne vie à la légende tout en lui apportant une touche contemporaine propice à ancrer Ellicott dans son temps.
