Projet développé par l'Ohio State University : un GPS lunaire pouraider les futurs explorateurs à se repérer sur un horizon sans repères.C'est reparti pour une nouvelle « montre à tout faire » spatiale…

CONQUÊTE SPATIALE : le GPS des explorateurs lunaires ressemblera-t-il à une montre ?
Sur la Lune, pas de maisons, pas d'arbres et pas de relief remarquable, sinon des cratères tous identiques, sans parler des illusions optiques causées par les violents contrastes de luminosité : en 2020, date annoncée des futures missions lunaires, les « colons » de l'espace devront être des surdoués de la topographie pour se retrouver. Les premières missions américaines avaient déjà connu des problèmes de désorientation assez inquiétants : en 1971, Alain Sheppard et Ed Mitchell avaient ainsi galéré dans le cratère Antarès.
Les études lancées par la NASA et les agences spatiales ne manquent pas : le plus simple serait un réseau de satellites autour de la Lune, mais c'est trop coûteux et inenvisageable avant de longues années. Dernière en date, la proposition de l'Ohio State University et de Ron Li, directeur du Mapping and Civil & Environmental Engineering & Geodetic Science Laboratory : ce système de navigation (basé sur des balises pré-positionnées sur les terrains explorés par les astronautes) permettrait de dresser, au fur et à mesure, une cartographie en 3-D des zones connues, avec une retransmission directe des éléments de carte aux explorateurs, grâce à un écran placé sur la manche de leur combinaison.
Nous en revenons à cette bonne vieille « montre » de l'espace, multifonctionnelle, qu'on peut imaginer dotée d'un écran souple et de nombreuses applications en dehors de l'heure et du « GPS » lunaire. Pour le coup, il serait étonnant qu'un horloger traditionnel (mécanique) décroche le contrat. Sauf si, bien sûr, les astronautes réclamaient eux mêmes à grands cris des « instruments » mécaniques plus rassurants que des puces toujours susceptibles de tomber en panne…

SOURCE : Ohio State University (cliquez sur ci-dessus)…