Gabriel Tortella
Chaque fois que je rencontre Caroline Gruosi Scheufele, coprésidente de la marque Chopard, je ne puis m'empêcher de penser à Mme Thatcher que l'on surnommait la Dame de fer, tant son énergie était grande. Mais si je devais donner un surnom à Caroline, ce serait la Dame d'or, car elle est aussi belle que travailleuse.

Arrivée à Genève au début des années 80 avec sa famille qui avait racheté la marque, laquelle ne comptait plus qu'un employé descendant du fondateur, elle a tout de suite trouvé sur les rives du Léman une réserve d'énergie et une source d'inspiration. Ce n'était pas une novice. Sa famille était déjà dans l'univers de l'horlogerie et de la joaillerie en Allemagne, son pays natal. Et aujourd'hui, près de trente ans plus tard, elle engrange de très bons résultats grâce aussi au labeur incessant de son frère, Karl-Friedrich, également coprésident. Sous cette double impulsion, Chopard est devenue une des plus grandes marques aussi bien pour les montres que pour les bijoux. A eux deux, ils ont porté la bienfacture, la qualité et la beauté de la marque à un degré qu'il est difficile d'égaler.
Mais Caroline Gruosi Scheufele trouve encore le temps d'être, avec beaucoup de classe, l'ambassadrice de la marque aux quatre coins du monde. Ces jours, elle est à Cannes pour le 62e Festival du cinéma dont Chopard est un des sponsors principaux. Je vous rappelle que le trophée, la Palme d'or, de cette manifestation, une des plus importantes pour le cinéma mais aussi pour la vie mondaine, est conçu et réalisé chaque année par Chopard. On ne peut rêver plus belle consécration.
Ce n'est là qu'une toute petite partie de son travail, même si c'est une des plus éclatantes. Car Caroline se rend volontiers, toujours souriante et rayonnante, dans toutes les manifestations, où elle donne un visage et une présence aimable, à Chopard. Elle me fait penser à ces cerceaux qui tournent sans fin, sans jamais perdre de vue le cap fixé.
Personnellement, c'est toujours un plaisir de la rencontrer, de même que son frère d'ailleurs. A eux deux, ils démontrent que toute réussite nécessite beaucoup de travail. Au fond, Caroline est comme l'emblème de cette marque, une des plus importantes au monde, qu'elle humanise à merveille. Sur le plan privé, je vous rappelle qu'elle est l'épouse de Fawaz Gruosi, le grand joaillier qui, lui, fait flamber de Grisogono. Ils s'aiment toujours, d'un amour tendre, qui saute aux yeux quand on les rencontre, mais ils n'en oublient pas non plus qu'ils sont parfois en concurrence, métier oblige. Comme une stimulation supplémentaire à leur tendre affection. En conclusion, je ne peux que souhaiter bonne chance à Caroline qui doit faire face à de grands projets d'avenir que je vous révélerai prochainement.

Gabriel Tortella © Tribune de Genève
