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Comme un salon du sponsoring

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Le Bol d'Or est devenu un incontournable des banques et des horlogers.
L'Agefi - 15 juin
(SG)
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Le calme blanc du weekend dernier n'y a rien changé. Au contraire. Pas besoin de rappeler que le Bol d'Or de cette année ne marquera pas l'histoire des régates. Le vent n'était pas au rendez-vous. Fâcheux pour les concurrents. Idéal pour les sponsors, qui ont savourer la journée estivale à l'autre centre d'affaires de Genève: la Nautique. Et la course n'a rien sacrifié de son prestige. Le team Foncia, mené par Michel Desjoyaux et Alain Gautier, a gagné l'épreuve, après 19 heures et 33 minutes.

Nicolas Grange est arrivé troisième sur l'Okalys, derrière le bateau de Smart Home. Philippe Cardis, sur Julius Bär, est arrivé quatrième. Ernesto Bertarelli n'a remporté que la 8e position, derrière le multicoque GSMN, sixième.

Preuve que naviguer sur le Léman est encore plus exigeant quand le vent ne souffle pas. Sur les 550 concurrents, 404 ont abandonné. Logique donc que l'épreuve ait été dominée par un florilège de noms qui font la voile à l'année, à l'international. Légitime donc que Bol d'Or Mirabaud ait gagné ses galons en Europe. La course n'attire d'ailleurs pas que les bareurs de renom. En quelques années, l'événement est devenu un incontournable salon du sponsoring. Avec un tandem naturel formé du monde bancaire et de la montre haut de gamme (Mirabaud et Girard-Perregaux, Julius Bär et Corum).

Jean-François Collet, de Grand Chelem, la société nyonnaise gérant les relations avec les sponsors, pointe une évolution historique. Le hasard, mais pas seulement, a voulu que le tournant corresponde avec l'arrivée de la banque Mirabaud comme partenaire principal, en remplacement de Rolex.

Hors les marques accompagnant l'épreuve elle-même, la liste des sponsors est sans fin. Car le Bol d'Or réserve plusieurs portes d'entrée. Au soutien à l'événement proprement dit, s'ajoute la possibilité de soutenir un bateau (dont seul le tiers avant de la coque doit afficher les couleurs des sponsors de la course). Aucun recensement n'existe pour cette seconde catégorie. Et l'engagement financier est à l'avenant. Jean-François Collet indique qu'une saison pour un Décision 35 (bateaux du Challenge Julius Bär) revient à près de 220.000 francs. Chaque édition voit apparaître de nouveaux venus. Cette année, par exemple, la très française Banque Populaire a fait le pas du Léman. Avec bonheur, puisque son bateau est arrivé 5e.

L'élément-phare de l'envolée d'intérêt vient surtout de la voile ellemême. L'effet Alinghi est sans aucun doute le moteur du renouveau. Sur le Léman et audelà. A cet engouement général est venu s'ajouter, en 2004 le Challenge Julius Bär. Une course en plusieurs épreuves, également soutenue par un horloger: Corum. C'est l'événement qui a fait déborder l'enthousiasme médiatique. Prenant référence sur la Formule 1, Jean-François Collet parle de Grand Prix de Monaco pour le Bol d'Or et de championnat du monde des constructeurs pour le Challenge Julius Bär, où les marins mesurent leurs performances sur une saison complète. Ce challenge est d'ailleurs un vecteur de visibilité sans précédent, puisque dédié à la très en vogue monotypie. D'autant plus attirant en l'occurrence que les bâteaux ne sont pas les habituelles embarcations bas de gamme du genre, mais des dérivés high-tech du grand frère Alinghi.

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