Initiée par la maison horlogère, l'exposition «Le Photographe» honore les maîtres vivants du genre, sous l'objectif de Gérard Rancinan.
Patrick Demarchelier, Peter Lindbergh, Elliott Erwitt, David Burnett, Sebastiao Salgado, Pierre et Gilles, Reza, Marc Riboud, Oliviero Toscani… Des noms qui s'alignent sur le papier comme autant de clichés magistraux ponctuant l'histoire de la photographie contemporaine. Ces artistes, aussi différents soient-ils, ont tous accepté de passer de l'autre côté de l'objectif pour soumettre leur visage et leurs univers aussi riches que variés, au regard de Gérard Rancinan et au commentaire de la journaliste Caroline Gaudriaut. Un travail surprenant qui permet de découvrir les maîtres de la photo contemporaine sous un nouvel angle et dont le fruit sera présenté à Paris, à la mezzanine du Palais de Tokyo, du 11 au 23 novembre. 
Intitulée «Le Photographe», l'exposition réalisée à l'initiative de la manufacture Baume & Mercier, dévoilera ainsi à Paris ces portraits tour à tour drôles et émouvants, toujours d'une grande fidélité aux sujets, avant de s'envoler vers New York et Mexico, puis de voyager dans le monde en 2009 et 2010. Elle fait également l'objet de la publication d'un livre, Le Photographe qui reprend l'intégralité des photos de l'exposition ainsi que les textes de Caroline Gaudriaut issus de ses entretiens menés avec chaque photographe sur leur monde propre, l'universalité de la photographie et le processus photographique. 
M. d. P.
Trois questions à Michel Nieto, CEO de Baume & Mercier
Quel intérêt portez-vous à la photographie? J'aime entendre le bruit du temps autant que j'aime regarder une photographie, car ils me rappellent à mes souvenirs et me transportent. J'aime penser que la maison que je dirige se place dans une même intemporalité, à la fois synonyme d'histoire, de tradition, en même temps que de technologie de pointe d'une très haute qualité. Et c'est sans doute une habitude professionnelle, mais j'aime la photographie autant que j'aime la haute technologie quand elle se donne les moyens d'offrir le meilleur, la plus belle magie, la plus grande émotion. Quand elle vient résonner en vous comme un battement de coeur ou d'aiguille.
Pourquoi Baume & Mercier s'engage-t-elle activement dans des projets photographiques? Cela relève pour nous d'une nouvelle stratégie de marque, une façon de communiquer autour de valeurs qui nous ressemblent. L'exploit, la sportivité, la danse ou la musique sont des domaines plutôt éloignés de notre image. L'instant, l'émotion, la notion de proximité sont des mots très vrais pour Baume & Mercier. La photographie capture des instants précis, immortalise des souvenirs. Elle s'inscrit dans la mémoire et parle d'esthétique, tout comme nos montres.
Quel regard portez-vous sur l'exposition «Le Photographe»? Le résultat est magnifique et le travail a été réalisé dans l'esprit de ce que nous avions imaginé au départ. La maison Baume & Mercier n'a cependant pas du tout été directive dans les choix créatifs de Gérard Rancinan. Les seuls impératifs que nous lui avons donnés étaient d'immortaliser des photographes contemporains et de réussir à retranscrire leur univers au premier regard. Prenez, par exemple, la photo de Pierre et Gilles, ils sont immédiatement reconnaissables. Une réussite! Exposition «Le Photographe» Paris Du 11 au 23 novembre 2008. Palais de Tokyo, avenue du Président-Wilson. Ouvert de midi à minuit tous les jours sauf le lundi. Tél. +33 147 23 54 01. Le livre Le photographe est disponible à la Fnac. www.palaisdetokyo.com TRIBUNE DES ARTS - NOVEMBRE 2008 - No. 366

Le photographe anglais Albert Watson dévoile sa fascination pour les vestiges.
Intitulée «Le Photographe», l'exposition réalisée à l'initiative de la manufacture Baume & Mercier, dévoilera ainsi à Paris ces portraits tour à tour drôles et émouvants, toujours d'une grande fidélité aux sujets, avant de s'envoler vers New York et Mexico, puis de voyager dans le monde en 2009 et 2010. Elle fait également l'objet de la publication d'un livre, Le Photographe qui reprend l'intégralité des photos de l'exposition ainsi que les textes de Caroline Gaudriaut issus de ses entretiens menés avec chaque photographe sur leur monde propre, l'universalité de la photographie et le processus photographique.

L'Américain James Nachtwey sillonne le globe pour le compte de l'agence Magnum. Depuis près de vingt ans, il a couvert la plupart des conflits armés.
M. d. P.
Trois questions à Michel Nieto, CEO de Baume & Mercier
Quel intérêt portez-vous à la photographie? J'aime entendre le bruit du temps autant que j'aime regarder une photographie, car ils me rappellent à mes souvenirs et me transportent. J'aime penser que la maison que je dirige se place dans une même intemporalité, à la fois synonyme d'histoire, de tradition, en même temps que de technologie de pointe d'une très haute qualité. Et c'est sans doute une habitude professionnelle, mais j'aime la photographie autant que j'aime la haute technologie quand elle se donne les moyens d'offrir le meilleur, la plus belle magie, la plus grande émotion. Quand elle vient résonner en vous comme un battement de coeur ou d'aiguille.
Pourquoi Baume & Mercier s'engage-t-elle activement dans des projets photographiques? Cela relève pour nous d'une nouvelle stratégie de marque, une façon de communiquer autour de valeurs qui nous ressemblent. L'exploit, la sportivité, la danse ou la musique sont des domaines plutôt éloignés de notre image. L'instant, l'émotion, la notion de proximité sont des mots très vrais pour Baume & Mercier. La photographie capture des instants précis, immortalise des souvenirs. Elle s'inscrit dans la mémoire et parle d'esthétique, tout comme nos montres.
Quel regard portez-vous sur l'exposition «Le Photographe»? Le résultat est magnifique et le travail a été réalisé dans l'esprit de ce que nous avions imaginé au départ. La maison Baume & Mercier n'a cependant pas du tout été directive dans les choix créatifs de Gérard Rancinan. Les seuls impératifs que nous lui avons donnés étaient d'immortaliser des photographes contemporains et de réussir à retranscrire leur univers au premier regard. Prenez, par exemple, la photo de Pierre et Gilles, ils sont immédiatement reconnaissables. Une réussite! Exposition «Le Photographe» Paris Du 11 au 23 novembre 2008. Palais de Tokyo, avenue du Président-Wilson. Ouvert de midi à minuit tous les jours sauf le lundi. Tél. +33 147 23 54 01. Le livre Le photographe est disponible à la Fnac. www.palaisdetokyo.com TRIBUNE DES ARTS - NOVEMBRE 2008 - No. 366
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