25
WorldTempus · 25 ans

25 ans, 25 cadeaux

Trois minutes, 25 chances de gagner : une montre DOXA, des séjours d'exception et bien plus.

Je participe

une seconde Maison Baccarat à Moscou, avec quelques nouvelles ambitions horlogères

19 minutes read
Une nouvelle Maison Baccarat ouvre ses portes ces jours-ci, au 19-21rue Nikolskaya, une adresse historique à Moscou. Un bon prétexte pourmieux comprendre l'histoire et l'évolution de cette marque de luxe, quine cache pas ses nouvelles ambitions horlogères.
Baccarat_321229_0Baccarat_321229_1

BACCARAT : une seconde Maison Baccarat à Moscou

Une nouvelle Maison Baccarat ouvre ses portes ces jours-ci, au 19-21 rue Nikolskaya, une adresse historique à Moscou. Un bon prétexte pour mieux comprendre l'histoire et l'évolution de cette marque de luxe, qui ne cache pas ses nouvelles ambitions horlogères.

L'adresseLe 22 novembre 1701, le tsar Pierre le Grand ordonna par décret l'ouverture de huit pharmacies à Moscou, capitale de la Russie. On leur attribua les meilleurs emplacements dans les beaux quartiers de Kitaï-Gorod, de Beli et de Zemlianoï, le long des artères principales qui attiraient beaucoup de monde. Depuis cette époque, la rue Nikolskaïa est considérée comme un centre de la vie intellectuelle de Moscou avec ses écoles, ses maisons d'édition, ses librairies et ses galeries qui vendent des icônes.
L'activité de ses nombreux magasins et bureaux contribua à en faire, au XVIIIe siècle, la rue la plus prospère et la plus animée de Moscou. Le 23 mars 1823, Karl Verrein ouvrit à cet endroit sa pharmacie. Dans des documents datés de 1844, on peut lire que son officine s'appelait Staro-Nicolskaïa, nom qui restera longtemps inchangé. En mars 1862, Karl Verrein transféra la pharmacie de l'autre côté de la rue Nikolskaïa, dans une maison achetée à un marchand, K. K. Schilbach.
Ce fut ensuite Vladimir Karlovich, fils de Karl, qui suivit la construction de la nouvelle officine qui allait devenir légendaire. La conception en fut confiée à l'architecte Adolf Erichson. Les travaux durèrent cinq ans et s'achevèrent en 1895. La cheminée qui domine la pharmacie a la forme d'une fl èche sur laquelle les charpentiers installèrent une énorme horloge. Elle était visible de la place Loubianka, des passages du Théâtre et de la rue Vozdvizhenka.
Le bâtiment devint une attraction locale. Beaucoup de Moscovites et de gens des provinces avoisinantes vinrent admirer cette oeuvre exceptionnelle d'inspiration Renaissance. Malgré sa taille modeste, la façade qui donnait sur la rue Nikolskaïa paraissait très imposante en raison de son style à la fois néo-Renaissance et néo-Baroque, de la technique de rusticage qui avait été utilisée pour le bas-relief remarquable du premier étage et de la présence de demi-colonnes en saillie au deuxième étage.
Les statues placées en haut des colonnes, au niveau des combles, rythment la façade. Le mur sans ouverture situé du côté de la place Loubianskaïa - autrefois appelé le mur Kitaï-Gorod – évoque un château médiéval. La pharmacie Staro-Nikolskaïa de Karl Verrein était la plus grande d'Europe. Un document d'archive rapporte : « Le comptoir où l'on délivre des médicaments sans ordonnance est situé au rez-de-chaussée d'un immeuble de quatre étages de style Renaissance qui appartient à W.K Verrein. Un grand et large escalier de marbre mène à une salle de l'étage au-dessus, où les clients présentent leur ordonnance. Les médicaments leur sont remis dans une autre pièce. Il y a de nombreux autres espaces, notamment dans les étages supérieurs, où des pharmaciens effectuent sous stricte surveillance les préparations demandées ».
Cette vaste demeure a été dessinée selon des principes très rationnels. La géométrie des lignes extérieures est simple et austère et les formes apparaissent monumentales, malgré la taille modeste et les proportions harmonieuses du bâtiment. L'élégance de l'intérieur et de l'extérieur est telle que le visiteur se laisse inconsciemment séduire par tant de charme. Les grandes fenêtres du deuxième étage donnent de la profondeur à la façade et laissent entrer beaucoup de jour, créant à l'intérieur de magnifiques jeux de lumière.
Cette demeure respectable et cossue invite le visiteur à flâner dans ses pièces somptueuses et opulentes. Les rayons du soleil qui inondent l'intérieur par les hautes fenêtres aux vitres vénitiennes créent une atmosphère de légèreté assez inattendue face aux formes architecturales solides et imposantes de la décoration intérieure. La pharmacie en elle-même s'inspire du style allemand ancien : c'est une longue pièce mise en valeur par de hautes vitrines et des comptoirs en bois teinté. L'intérieur de cette maison est digne d'un palace, notamment grâce à son escalier central en faux marbre et fer forgé.
De nos jours, cette ancienne pharmacie – l'un des plus beaux hôtels particuliers de Moscou, joyau de la rue Nikolskaïa - attire aussi bien les voyageurs qui découvrent le coeur historique de la ville que les Moscovites. Son architecture s'intègre parfaitement dans le réseau des rues et des ruelles de la capitale. Comme les pages d'un livre, ces murs racontent l'histoire d'un passé lointain, celui des dynasties qui régnèrent dans ce pays et des personnages célèbres qui marquèrent ces lieux de leur empreinte. Chaque visiteur appréciera une histoire si riche symbolisée par cette ville exceptionnelle qu'est Moscou.Baccarat et la RussieOuvert à Baccarat dans les années 1860, le marché russe représentait au début du XXe siècle une grande partie des exportations de la Cristallerie. Un nombre important d'ouvriers, approchant parfois le millier, s'y consacrait exclusivement. Sur les trois fours en service à la manufacture dans les années 1900, l'un était entièrement dédié aux somptueuses commandes russes de luminaires, de services de verres, et fut baptisé le « four russe ».
La maison se souvient aussi du temps où les livraisons étaient assurées par des caravanes attelées à des mulets, à destination des lointains palais russes. Parfois le précieux chargement emplissait les flancs de navires empruntant la route de la Baltique, reliant les ports de la mer du Nord à Saint-Pétersbourg. En 1999, l'épave de l'un de ces bateaux, le cargo Kursk, qui avait fait naufrage au large d'Anvers dans la nuit du 26 août 1912, fut découverte par des explorateurs belges ; ses cales recelaient encore un trésor de plusieurs milliers de pièces de Baccarat, parmi lesquelles de nombreux services de verre (dont le modèle Colbert au décor en taille riche) et des bobèches de cristal, indice de la présence de grands lustres ou de candélabres que l'on acheminait en pièces détachées.
Baccarat et la Russie, c'est d'abord l'histoire d'une relation privilégiée au sommet entre la manufacture de cristal et les Tsars. En 1896, le Tsar Nicolas II et la Tsarine Alexandra entreprirent, en guise de voyage de noces suivant les festivités du couronnement, un « tour d'Europe », qui les emmena en Allemagne, au Danemark, en Angleterre et enfin à Paris.
Cette visite avait d'abord un but diplomatique : fortifier le fragile Traité des Alliés, signé deux années auparavant, en 1894. Mais au-delà, Nicolas II fut frappé par l'accueil flamboyant que lui réservèrent les Parisiens, acclamant le couple impérial à son passage sur les grands boulevards. C'est à l'occasion de ce voyage que le Tsar fit la connaissance de Baccarat.
Il renoua ainsi avec la passion de son grand-père, Alexandre II, qui avait admiré, vingt ans auparavant lors de l'Exposition universelle de 1867 à Paris, les chefs-d'oeuvre les plus virtuoses de la cristallerie : une fontaine monumentale haute de 7 mètres, d'immenses lustres, la paire de vases gravés par Jean-Baptiste Simon et d'autres merveilles plus délicates comme les services de verres gravés à la roue.
Le Tsar a enfin trouvé la réponse à ses plus hautes exigences : les maîtres verriers de Baccarat et leur savoir-faire d'exception. Ces exigences exprimaient non seulement le goût personnel de Nicolas II mais aussi la volonté du souverain de montrer au monde la modernité de son empire à travers les prouesses techniques et les innovations apportées par la cristallerie. C'est ainsi que furent réalisés les premiers candélabres électrifiés, grâce à la création de moules spéciaux pour la fabrication de branches creuses, tel le candélabre dit du Tsar en hommage à Nicolas II, haut de 3,25m et portant 79 lumières, et les candélabres dits de la Tsarine, avec ses 24 bras de lumière et mesurant 2,15m.
Baccarat réalisa aussi pour les palais de Saint-Pétersbourg ou Moscou des fontaines de cristal sur pied (dites également « de la Tsarine »), des lustres monumentaux illuminés par 140, 160, 190 bougies, et d'autres pièces fastueuses. Pour la table de Nicolas II, un dessin de verres fut créé. En cristal doublé, avec une jambe très haute et entièrement ciselé en taille riche, le « service du Tsar » fut fabriqué en six couleurs différentes. Les Princes de sa suite l'imitèrent en commandant ces services au décor en « pointes de diamant » et palmettes et au pied festonné.
Aujourd'hui encore ce « service du Tsar », toujours au catalogue, fait l'objet de commandes spéciales de prestige. En effet, outre les Tsars eux-mêmes, d'autres membres de la famille impériale de Russie furent d'illustres commanditaires de la manufacture à partir des années 1870: il faut citer les Grands ducs Wladimir et Alexis, dont la prodigalité est restée légendaire, grands amateurs du luxe français et de Baccarat en particulier, ainsi que le Grand duc Georges Alexandrovitch, frère de Nicolas II. Dans l'entourage du Tsar, figurent également le Prince Demidoff, le prince Orloff ou la Princesse Tereotchenko parmi les clients de la manufacture.
La prestigieuse maison Fabergé se fournissait également régulièrement en cristal de Baccarat, qu'elle mettait en valeur par ces fameuses montures. A la Belle Époque, le marché russe semblait inépuisable. Les verres notamment étaient commandés en très grandes quantités, car ils étaient jetés par-dessus l'épaule une fois vidés, selon cette coutume empruntée par toute la haute société russe aux Tsars eux-mêmes, qui brisaient leur verre après usage, personne ne devant plus y boire après eux.
Outre les services de verres, d'autres objets en cristal de Baccarat, au destin a priori plus pérenne, fl ambeaux, vases, garnitures de toilette, décoration de table, ornaient les demeures impériales, comme le palais de Gatchina, l'une des résidences favorites d'Alexandre III et de sa veuve Maria Féodorovna; mais les guerres et la dispersion post-révolutionnaire du mobilier impérial en ont laissé subsister de bien trop rares témoignages.
Le représentant de Baccarat était un grand personnage, qui avait ses entrées à la Cour. Il descendait dans les plus grands hôtels de Moscou où les agents commerciaux des principales villes venaient le voir. Il disposait de quelques échantillons mais avait surtout un merveilleux catalogue, richement illustré. Chacun savait que ce qu'il commandait serait exactement conforme à l'image.
Ses affaires étaient prospères et il n'hésitait pas à offrir des manteaux de vison à ses plus importantes clientes. Lorsque le Directeur Général l'accompagna en 1910, il fut reçu avec les plus grands égards par l'Empereur et son entourage. Depuis le changement de régime en Russie, le cristal de Baccarat a continué à prendre le chemin de Moscou, mais par d'autres voies, notamment sous forme de cadeaux officiels lors de la visite de dirigeants soviétiques.
Mais l'histoire des grandes commandes russes a renoué avec la grande tradition à l'occasion du voyage officiel à Paris de Léonid Brejnev, qui offrit, à la nouvelle Ambassade de Russie, un déjeuner de 350 couverts en l'honneur du Président de la République Française. A sa demande, 2500 verres du service « Capri » ornaient les tables. Peu après, l'Ambassadeur passait un ordre de 100 couverts du même modèle, soit 600 verres, pour ses réceptions personnelles. Dès la fin des années 1980, les liens commerciaux entre la France et la Russie s'intensifient. Les présidents russe et français se rendent respectivement de nombreuses visites, génératrices d'accords commerciaux et industriels.
Riche de son passé et de ses liens privilégiés avec le pays, c'est tout naturellement que Baccarat a signé son grand retour en Russie en ouvrant sa première boutique à Moscou en 2001, au coeur d'un passage dédié au luxe sous toutes ses formes, reconstitué à l'identique d'une rue moscovite du début XXe siècle. Dans cet espace, on retrouve verres, vases, luminaires, bijoux et parfums… tout l'esprit de Baccarat dans ses créations des plus classiques aux plus contemporaines. Au musée parisien de Baccarat, sont exposés au public ces joyaux des collections patrimoniales que sont le candélabre dit du Tsar – l'un des deux pieusement conservés par la maison - et le somptueux « service du Tsar » doublé de cristal bleu cobalt.L'histoire de Baccarat C'est en 1764 que Louis XV accorde à l'évêque de Metz l'autorisation d'établir une verrerie à Baccarat, ancêtre de la Manufacture actuelle. De la fabrication du verre à celui du cristal, le pas est franchi en 1816 avec le premier four à cristal, sous l'impulsion d'Aimé Gabriel d'Artigues qui rachète la verrerie. Baccarat devient alors en quelques années, la première cristallerie de France et bientôt, la plus prestigieuse au monde. Expositions Universelles, commandes des têtes couronnées du monde entier, dont la première fut celle du roi Louis XVIII, exemple bientôt suivi par les Maharadjahs du Rajasthan, la Maison Impériale du Japon, le président des Etats-Unis Franklin D. Roosevelt, les rois du Maroc et d'Arabie, entre autres célébrités.
La Manufacture de Baccarat possède également au début du XIXe un four entièrement dédié à la cour de Russie, à l'intention de laquelle des caravanes entières traversent l'Europe, chargées du cristal le plus précieux. Dès lors, le prestige de Baccarat ne cesse de croître au fil des années, appuyé sur les fondements de son savoir-faire : s'entourer des meilleurs verriers souffleurs et tailleurs de cristal, être à l'initiative de tous les mouvements de mode, conjuguer avec talent technologie de pointe et main de l'homme, telles sont définitivement les clés de la réussite de la marque. Le verre Harcourt, créé en 1841, reste au fil du temps le symbole de cette perfection. Avec ses larges côtes plates taillées dans la masse du cristal et la pureté de ses lignes, il est toujours un des best-sellers intemporels de Baccarat.

Baccarat et le luxeLa vocation luxueuse de Baccarat s'est transmise au fil des siècles. Par une politique rigoureuse de préservation du patrimoine, a toujours été d'innover sur le plan technique et créatif, de mettre un point d'honneur à former en permanence des artisans d'élite, qu'il s'agisse de verriers, de tailleurs, de graveurs et de doreurs, dont le talent ne cesse de s'exprimer avec la même exigence en matière de qualité.
La cristallerie s'enorgueillit de compter, dans sa spécialité, la plus forte densité au monde de Meilleurs Ouvriers de France. Huit d'entre eux ont accédé à ce titre prestigieux en 2000, ce qui porte à 18 le nombre de Meilleurs Ouvriers de France dans la catégorie des verriers, tailleurs et graveurs, actuellement en activité chez Baccarat.
Première cristallerie française à présenter des luminaires de cristal aussi bien que des pièces de couleur dès 1827, elle est également la première à se lancer dans la fabrication des flacons à parfum en 1907. D'importants efforts de formation sont consentis chaque année pour perpétuer la qualité d'un savoir-faire humain irremplaçable. La réalisation, tous les deux ans, des collections «Mémoire», rééditions en série limitée de pièces du musée, contribue également à maintenir au plus haut niveau cette expertise unique au monde.
Une grande marque de luxe internationale se doit d'être à l'écoute de son temps. Depuis sa création, Baccarat n'a eu de cesse de développer son influence à travers le monde en exécutant de grandes commandes prestigieuses.
En 1948, Baccarat fonde Baccarat Inc, fi liale américaine dont le siège est à New York, suivie en 1984 de Baccarat Pacific, filiale japonaise basée à Tokyo. En 1992, Baccarat est racheté par la Société du Louvre. Cette opportunité offre à la marque de nouvelles perspectives de développement dans le secteur du luxe. Enracinée grâce à un socle patrimonial exceptionnel et bénéficiant du savoir-faire d'une main d'oeuvre d'élite, la créativité de Baccarat peut s'épanouir à travers des pistes nouvelles.
En 1993, la marque se lance dans la Mode avec la création d'une collection Bijoux suivie d'une collection Accessoires puis Montres. Ce nouveau secteur devient vite un de ses plus gros succès. En 2005, le groupe Starwood fait l'acquisition de la Société du Louvre. Barry Sternlicht, président du Groupe Starwood est également président de Baccarat. Les créations de Georges Chevalier, Van day Truex, Salvador Dali, Roberto Sambonet, Andrée Putman, Ettore Sottsass, William Sawaya, Philippe Starck, Kenzo Takada, et Arik Levy - tous de grands créateurs inspirés par la magie du cristal - sont autant de magnifiques pierres apportées à l'édifice de la collection Art de Vivre.
Trois mille références permanentes, deux nouvelles collections par an, pour les Bijoux et la Maison, alimentent son réseau de boutiques en nom propre, ses points de vente aux quatre coins du monde, dont ses fi liales américaine et japonaise. Ainsi, Baccarat perpétue-t-il à travers le monde l'image d'un art de vivre cosmopolite dans la grande tradition française. Baccarat_321229_2

La nouvelle Maison Baccarat
Baccarat ouvre sa seconde Maison à Moscou dans un bâtiment chargé d'histoire: 19-21, rue Nikolskaya. Au coeur de cette fastueuse maison, la Cristal Room Baccarat, véritable espace de vie, est située au premier étage. Philippe Starck a su en conserver le chic originel et la classe, tout en la dotant d'une empreinte de modernité et d'impertinence indispensables. La Cristal Room Baccarat accueille les amateurs de déjeuners et de dîners autour d'une cuisine française inspirée des goûts russes. Le mobilier est également signé Starck pour Baccarat. Baccarat a confi é à David Desseaux et David Hemmerlé, chefs de la nouvelle génération à Moscou, l'orchestration de sa Cristal Room. Entouré d'une vingtaine de collaborateurs, ils proposent d'y déguster des mets des plus raffi nés aux plus simples. David Desseaux a privilégié une carte de grande cuisine française qui change chaque mois en fonction des saisons et des sélections très exigeantes de producteurs artisanaux importées de France et d'Europe. Des goûts délicats y sont associés, plaçant au tout premier plan la qualité et la fraîcheur des produits. Fruits de mer et crustacés sont livrés chaque jour en provenance de France, et pour les viandes, la cuisson à la broche comme à Lyon- une première en Russie- est pratiquée. La carte des desserts, subtile et créative - dont une sélection originale de thés et tisanes -, participe à la même exigence. Quelques recettes exclusives reprennent pour intitulé les grandes créations de Baccarat. Côté oenologie, Nathalia Kurnosova propose une superbe carte de grands millésimes de vins et champagnes ainsi qu'une sélection de grands crus du monde, en accord avec la carte du jour et servis dans des verres signés Baccarat.Baccarat_321229_3Baccarat et Philippe StarckBaccarat est une source d'inspiration magistrale pour Philippe Starck qui imagine aussitôt comment faire naître, à travers un lieu déjà chargé de mémoire, la part de fantasmagorie que lui évoque la grande marque de luxe. « L'essence de Baccarat, c'est pour moi le monde de l'illusion, à travers le jeu optique des facettes du cristal taillé. J'ai donc imaginé un Palais de Cristal où tout serait possible. Les jeux optiques du cristal deviennent des jeux mentaux et poétiques où tout est relatif et sujet à l'illusion, elle-même source d'imaginaire. Cela correspond exactement à ce que j'aime comme attitude dans la vie, cette compréhension profonde que tout est relatif, et qui devient alors une voie suprême à l'amour et au rêve. Rêve, symboles et réalité sont constamment mêlés. » Décalage encore entre la magnificence des lustres, des collections de cristal et le béton brut des murs de la boutique; paradoxe du lustre éclairé, flottant dans son aquarium géant, de la chaise monumentale du hall digne du mobilier d'« Alice au pays des merveilles ». Magie des lustres comme oscillant sous la brise, de la trace du tapis lumineux indiquant le chemin, à travers un Palais de Lumière à la Cocteau.Philippe Starck a toujours cherché à introduire de l'amour et le bonheur dans notre vie, en concevant des objets et des environnements qui illuminent notre quotidien. Créateur polyforme et hors normes, qui aurait aimé être astrophysicien ou compositeur, il continue, avec la même ferveur depuis plus de 30 ans, de servir sa tribu et de « créer des produits, des espaces poétiques » afin d'apporter à chacun, à sa famille, ses amis, un peu de rêve, de fantasmagorie.
Il passe son enfance sous les tables à dessin de son père, constructeur aéronautique, d'heures employées à scier, découper, coller, poncer, décortiquer jouets, vélos, motos et autres objets. Des heures, à défaire et faire tout ce qui le touche, à refaire le monde qui l'entoure. De son père, il hérite le désir d'inventer, de créer. Sa mère lui transmet une vision poétique du monde, une véritable élégance de la vie qu'il appelle le « panache ».
C'est d'ailleurs sur ses conseils qu'il décide de suivre des cours de design à Nissim de Camondo à Paris. Plusieurs années et quelques prototypes plus tard, les plus grands éditeurs italiens lui confient notre mobilier, le Président Mitterrand lui demande de changer sa vie au Palais de l'Élysée, le café Costes devient LE café. Avec le Royalton à New York et le Delano à Miami, entre autres, il invente les premiers classiques d'une nouvelle hôtellerie. Parallèlement, il parsème le Japon de monstres architecturaux qui en font le chef de fi le de l'architecture expressionniste. A l'étranger, il continue de bousculer les traditions et les cultures des grandes métropoles, en réalisant par exemple le restaurant Felix à Hong Kong, le Teatron à Mexico et tout récemment le restaurant Lan et le club Volar en Chine ou le Bon à Moscou.
Fin 2006 a vu l'ouverture de Katsuya à Los Angeles, premier d'une série de restaurants japonais, déjà salué par la presse américaine comme « l'un des restaurants les plus excitants de ces 10 dernières années ». Ses hôtels ont ponctué d'un nouvel imaginaire le territoire américain : le Delano à Miami, le Mondrian à Los Angeles, le Hudson à New York, le Clift à San Francisco. Plus récemment, le Faena à Buenos Aires a été sanctionné par le Prix du Meilleur Hôtel de l'année. Tout juste ouvert en juillet 2007, le Fasano à Rio s'annonce déjà comme un futur classique. A Londres, la galerie Jean-Paul Gaultier répond aux hôtels Sanderson et St Martin's Lane.
A Paris, il fait briller de tous ses feux le Palais de cristal de Baccarat en présentant un univers romantique, audacieux et luxueux dans l'ancien hôtel particulier de Marie- Laure de Noailles.

Source : Worldtempus, via Biostars