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un an sans montre, quel dommage !

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Aucune marque d'horlogerie n'a voulu s'associer à l'aventure de Xavier Rosset, le nouveau Robinson suisse...
Aventure_320400_0AVENTURE : un an sans montre, quel dommage !Xavier Rosset, le nouveau Robinson suisse, termine ses préparatifs, mais ce n'est pas de sa faute s'il n'a pas de montre sur son île déserte : pas une marque d'horlogerie n'a voulu s'associer à son aventure...Worldtempus présentait la semaine dernière l'aventure de Xavier Rosset (un an sur une île déserte avec un couteau suisse, un machette et un caméra vidéo) comme une expérience où le temps n'existe pas, faute de montre suisse (cliquez ICI). En fait, Xavier Rosset n'a pas fait exprès de devenir un Robinson sans montre ! Il avait proposé à différentes grandes marques suisse de s'associer à son projet et donc de bénéficier des retombées médiatiques, tant sur son site et auprès de ses partenaires que dans son film, mais il n'a rencontré qu'un scepticisme poli. Il termine actuellement ses préparatifs de départ, mais il n'est pas trop tard pour devenir le « chronométreur officiel » d'une aventure hors du commun, celle d'un « Robinson volontaire » comme l'histoire n'en a encore jamais connu, surtout sous le regard permanent d'une caméra... Quand on se souvient de l'impact sur le grand public d'exploit comparables (le Kon-Tiki de Thor Eyerdahl, par exemple), il serait vraiment dommage que Xavier Rosset passe un an sans rien à se mettre au poignet. Surtout quand on voit autant de maisons communiquer sur la fiabilité tout-terrain de leurs montres, sur les valeurs viriles de l'aventure hors des sentiers battus ou même, plus simplement, l'écologie... G.P. Aventure_320400_1Pour télécharger la relation (.pdf) du premier voyage de reconnaissance entrepris sur l'île de Tofua par Xavier Rosset, cliquez sur sa casquette (ci-dessus)... .
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La vidéo de son retour de l'île : cliquez sur ses lunettes de soleil... Aventure_320400_3Le projet de Xavier Rosset : cliquez sur le soleil couchant... Aventure_320400_4Un film sur le repérage dans l'île déserte des Tonga : cliquez sur le lac au centre du cratère de l'île Tofua... Il va se tailler son rêve aux îles TongaXavier Rosset, snowboarder de l'extrême à la retraite : le Verbiérin partira en août prochain, seul, 300 jours sur une île du Pacifique. Il réalisera un documentaire tiré de son aventure.Planche vissée aux pieds, l'homme a virevolté sur la gravité. Ses collections hivernales de défis vertigineux l'ont fait rêver, s'épanouir, grandir... Xavier Rosset, enfant du freeride, a exaucé ses vœux primesautiers de dompteur de roc. Penché sur sa tête depuis tout petit, le Bec des Rosses  a hanté ses rêveries d'adolescent. Depuis, le gamin du coin a enchaîné les danses sur le ventre du monstre de roc et de glace et la montagne lui a soufflé ses secrets. 2e de l'Xtreme en 2005, le Verbiérin a désormais décidé qu'il avait fait le tour de cette aventure verticale. «A 20 ans, mon rêve c'était de participer à l'Xtreme. Dix ans plus tard, je l'ai réalisé avec six participations et plusieurs podiums. Désormais, je veux passer à autre chose…» Une aventure intérieure
Cet «autre chose», le Bagnard l'esquisse sur du papier depuis quelques mois. Quand il vous égraine son projet, ses mots s'emballent, son œil flamboie et le vertige vous guette... «Je pars 300 jours seul sur une île perdue dans le Pacifique… J'ai obtenu l'aval des autorités des Tonga pour occuper l'île Tofua (voir encadré). Là-bas, il n'y a rien. C'est inhabité depuis les années soixante» Trop policé, le vocable «projet» explose sous la puissance aventurière recelée par son nouveau rêve. Xavier Rosset a conscience qu'il va dérouter. Mais le «fou» ne doit pas trop gamberger, sinon il risque de trop «cérébraliser» un voyage qu'il veut le plus pur possible. «Mon but est de vivre sur cette île comme il y a 10 000 ans. Pendant dix mois, je serai un chasseur-cueilleur, doublé d'un pêcheur. Je veux appréhender cette aventure en autodidacte, sans trop apprendre ou me renseigner à l'avance. Il me faudra peut-être dix fois plus de temps qu'un Tongien pour faire du feu mais ce sera moi qui aurais réussi.» Rêveur de l'extrême, le Bagnard veut secouer nos petits songes de tous les jours. Gérer le risque ne génère pas de peur chez le Valaisan qui sait juste qu'il devra composer avec une grosse part d'inconnu. On ne maîtrise jamais les éléments. En freeride, c'était pareil. «Dans une face, j'étais aussi seul face à moi-même. Descendre le Bec des Rosses, c'est très intense mais très court: entre deux et cinq minutes de descente. Sur l'île, il y aura aussi beaucoup d'adrénaline mais ce sera davantage contemplatif. Je veux apprendre à mieux me connaître...» Son huis-clos sur l'Equateur devrait durer dix mois. Si tout va bien… «Il  y aura à coup sûr des moments très durs mais j'avais envie de faire un truc comme ça, tout seul… Il y a beaucoup d'inconnues. Peut-être qu'après quatre mois, ce sera déjà fini. ça fait partie du jeu de l'aventure.» Sur place, le Valaisan ne pourra compter que sur lui-même, instinct au vent. «Je vais devoir compter sur mon instinct de survie pour bien m'organiser. Il y aura tout à faire, de la construction de mon camp de base à l'approvisionnement en eau.» Seules balises anachroniques, quelques objets qu'il a jugés indispensables d'emmener pour s'assurer un confort de… survie.
 
«Un Regard sur le monde»
Parmi ceux-ci, une antenne-satellite qui le reliera en permanence à notre XXIe siècle. Une capsule-temps qu'il utilisera toutefois avec parcimonie. «J'aurai une connexion haut-débit. Les gens pourront garder un lien avec moi via mon site internet et pourront vivre mon aventure en direct, baptisée: «Un Regard sur le Monde». Je veux la faire partager et faire réfléchir les gens sur nos modes de vie. Mais ce ne sera pas interactif. Je ne vais pas là-bas pour animer un blog… Je balancerai environ une minute de vidéo par semaine et je réaliserai un documentaire à mon retour.» Cette liaison satellite lui servira aussi en cas d'urgence. «J'aurai la possibilité d'avoir une ligne directe avec un médecin en cas de gros pépin et ce 24 heures sur 24. Je ne vais quand même pas là-bas pour mourir…» Reste qu'en cas de coup dur, le «Robinson» valaisan devra faire preuve de patience. Les premiers hommes sont à soixante kilomètres de bateau et ils ne sont pas équipés de gros moteurs. Xavier Rosset est prêt à plonger dans son rêve où le temps ne se comptera plus en minutes mais… en couchers de soleil. «Quand tu vis avec la nature, tu n'as pas besoin de savoir que tu es le 12 du mois... Il y aura quelqu'un de très proche qui viendra me rejoindre deux semaines avant la fin de mon aventure pour que je puisse me resocialiser en douceur.» Xavier Rosset foulera une terre inhabitée depuis plus de quarante ans.
Désert volcanique de 80 km2, l'île Tofua a eu pour cadre, en 1789, «La révolte du Bounty», qui est considérée par les historiens comme la dernière grande utopie pirate. Jules Verne la mentionne dans ses «Révoltés de La Bounty» écrit en 1879. Au chapitre II, intitulé «Les Abandonnés», il en parle en ces termes: «Il fallait, tout d'abord, regagner au plus tôt l'île Tofoa, la plus voisine du groupe des îles des Amis. (...) La première journée se passa sans incident, et la nuit tombait, lorsqu'on découvrit les côtes de Tofoa. Par malheur, le rivage était si rocheux, la plage si accore, qu'on ne pouvait y débarquer de nuit. Il fallut donc attendre le jour.» Xavier Rosset n'est pas étonné par la description de Jules Verne. «C'est tout à fait ça. Il n'y a pas de plage de sable fin. C'est une île volcanique avec beaucoup de rochers.» De forme circulaire, Tofua est recouverte de végétation avec un cœur lacustre, héritage d'un cratère qui a calmé ses accès de fureur depuis sa dernière éruption survenue dans les années 60. Pourquoi Xavier Rosset a-t-il porté son choix sur cette île? «J'avais d'abord pensé à un atoll mais c'était trop petit et le manque d'eau pouvait poser problème. Il fallait aussi que cela soit proche de l'Equateur pour avoir une température constante entre 20 et 30 degrés. Je n'aurai pas d'habits de rechange à part une grosse veste pour bien passer les nuits.» Le Bagnard doit encore s'attacher le soutien de partenaires pour financer son projet. «Patrick Perroud, un ami, collabore dans cette recherche de partenaires. Je n'ai pas de fortune personnelle comme un Richard Branson et j'ai besoin d'un budget. La réalisation des trois documentaire de 26, 52 et 90 minutes coûte cher. Je ne suis pas un businessman mais je sais faire rêver...» Xavier Rosset estime le coût de son projet à 80 000 francs, montage et distribution internationale comprise. Il espère les réunir d'ici le début de l'été. fm
SON CV SOURCE : Le Nouvelliste.ch (11 mars 2008) Xavier Rosset
> Né le 27 juin 1976
> Réside à Verbier, marié avec la nature et en symbiose avec Nataly
> Profession: snowboarder pro, aventurier
> Palmarès: 5e à l'Xtreme de Verbier en 2004, 2e à l'Xtreme de Verbier en 2005, plus de 40 podiums dans des compétitions de freeride
> Films: 2001, «Oman», reportage en Arabie en compagnie de l'alpiniste Erhard Lorétan; 2003, «Ride the top of America», expédition en Bolivie et Argentine pour surfer des 6000 mètres encore vierges.
Lien(s) Aventure_320400_5Le site de Xavier Rosset : cliquez sur le toit de palmes qu'il est en train de tresser...