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Clôture des audiences publiques

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Les audiences publiques du procès Ulysse, qui portait sur des vols d‘or horloger et des trafics de contrefaçons, ont pris fin mercredi à Neuchâtel avec les plaidoiries de la défense. Le Tribunal pénal économique rendra son verdict le 3 novembre.

 

Les audiences publiques du procès Ulysse, qui portait sur des vols d‘or horloger et des trafics de contrefaçons, ont pris fin mercredi à Neuchâtel avec les plaidoiries de la défense. Le Tribunal pénal économique rendra son verdict le 3 novembre.

 

Affaire Ulysse_324195_0
 

 

Lors de la dernière audience publique, les avocats des quatre accusés mêlés à deux brigandages commis aux dépens des sociétés horlogères Rolex et RSM ont plaidé en faveur d‘une réduction des sanctions requises par le Ministère public. Celui-ci avait demandé des peines comprises entre 6 ans et 12 ans de réclusion ferme.

Lors des plaidoiries, l‘avocate du principal prévenu a nuancé les accusations de brigandage ou recel reprochées à celui dont le nom apparaît dans presque tous les volets de l‘affaire Ulysse. Pour le principal accusé, âgé de 54 ans, elle a demandé une peine largement inférieure aux 12 ans requis.

Selon l‘avocate, son client a été poussé au crime sous la pression de l‘horloger chaux-de-fonnier Jean-Pierre Jaquet, à qui il devait rembourser un prêt de 250 000 francs. L‘horloger est accusé au demeurant du recel et du recyclage des 36 kg ou 60 kg d‘or, suivant les versions, provenant du casse perpétré chez RSM.

Vendredi dernier, le Ministère public avait requis une peine de 7 ans de réclusion ferme à l‘endroit de Jean-Pierre Jaquet, si l‘accusation de recel devait être retenue. Durant le procès, l‘horloger a tenté pour sa part de nier ou minimiser la totalité des faits reprochés.

Dans ses délibérations en vue du verdict, le Tribunal pénal économique devra déterminer les degrés divers de responsabilité des quinze accusés de l‘affaire Ulysse. Le Ministère public a requis des peines de 4 ans et demi à 12 ans de réclusion ferme envers 6 prévenus.

Il a demandé des peines avec sursis ou partiellement compatibles avec le sursis pour neuf autres accusés. Les principaux accusés ont déjà subi entre une année et trois ans de détention préventive. Jean-Pierre Jaquet a été libéré en décembre 2004 de 14 mois de réclusion provisoire.

Au nombre des prévenus risquant de retourner en prison figure le patron d‘une entreprise de polissage de La Chaux-de-Fonds. Ce dernier est soupçonné de complicité dans le braquage d‘un fourgon de Rolex devant sa propre usine. Le tribunal devra dire si cette prévention doit être retenue en plus de divers actes de recel.

L‘affaire dite Ulysse , qui a occupé le tribunal pendant tout le mois de septembre, comporte plusieurs volets. En plus des deux braquages, la prévention porte sur divers délits de vols de montres de luxe ou de trafics de contrefaçons, fabriquées en tout ou partie avec des pièces authentiques, notamment de la marque Ulysse Nardin.

Les sociétés horlogères genevoises Rolex et Di Grisogono sont aussi parties plaignantes dans ce volet de l‘affaire. De son côté, le groupe de luxe Richemont figure au nombre des parties civiles en raison d‘un trafic de pâles imitations de montres Cartier, Panerai et Vacheron Constantin, imputé à certains accusés.

Les dizaines de délits formant l‘affaire Ulysse incluent aussi une trentaine de cas de malversations financières imputées principalement à Jean-Pierre Jaquet. Ce dernier est accusé d‘avoir soustrait au moins un million de francs au fisc en gonflant les frais de ses sociétés à l‘aide de fausses factures.


Source: www.swissinfo.ch - 1er octobre 2008

 

 

 

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