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Et pourquoi pas... ? - Le voyage et la Carl F. Bucherer Patravi TravelTec Black

Et pourquoi pas... ? Le voyage et la Carl F. Bucherer Patravi TravelTec Black

Voyager nous paraît aujourd’hui une évidence, mais il n’en a pas toujours été ainsi...

Les horloges de Marine sont là pour témoigner de l’époque où voyager était une véritable aventure et jamais un loisir. C’est dans ce contexte difficile que l’horlogerie a appris à voyager et a compris les besoins de ceux qui partaient au long cours pour de longs mois. 

Plus tard, une question simple en apparence se posa : « Quelle heure est-il ici ? » 

Le début d’une longue route vers la mesure du temps « mondial ». 

Si l’origine du « Temps moyen de Greenwich » (GMT) date de 1675, il faudra attendre plus de 200 ans pour que le GMT devienne l’heure uniforme en Grande-Bretagne. Grâce à qui ? Aux trains et aux premiers voyages « de masse ». 

Le train a révolutionné la mesure du temps plus que n’importe quel autre moyen de transport. D’abord, il a démocratisé le voyage. Ensuite, il a créé des besoins nouveaux, comme celui de savoir à quelle heure arrive le train . La réponse à cette simple question est bien plus compliquée qu’elle n’y paraît parce qu’elle dépend de l’heure de départ (et donc du lieu), de la vitesse, de l’heure locale, etc. Ce problème que l’on a tous eu à résoudre à l’école est un des fondements de la mesure du temps du voyage(ur). 

Les Anglais ont tiré les premiers en ayant un temps unifié à partir de 1880. 

Mais il faudra traverser l’Atlantique et l’aventure de la conquête de l’ouest pour que le problème des fuseaux horaires devienne critique. 

Contrairement à ce que beaucoup croient, l’aventure des trains transcontinentaux nord-américains a commencé à l’Ouest et plus exactement dans la ville de Sacramento. L’objectif était de désenclaver la Californie naissante et de partir à la rencontre de l’Est. Le projet gigantesque durera plus de 6 ans et permettra de rejoindre Sacramento à Omaha, offrant ainsi la possibilité de traverser les États-Unis en sécurité et en un peu plus d’une semaine. 

Alors qu’en Grande-Bretagne les voyageurs bénéficiaient du même temps dans tout le pays, la traversée des États-Unis posait un nouveau problème… Quelle heure est-il à Boston, à Omaha ou à Sacramento ? Comment les coordonner, les connecter ou les mesurer ? La question posée en 1863 trouvera une réponse opérationnelle en 1883. En gros, les États-Unis se retrouvaient alors divisés en cinq zones horaires. 

À la même époque, la question devenait globale et visait à intégrer tous les temps du monde en suivant la même règle. D'abord, il fallait fixer un temps de référence et ensuite mesurer les écarts par rapport à lui. 

Pour y parvenir, il faudra passer par des combats politiques (entre le GMT britannique et le temps moyen de Paris), des discussions sans fin sur les intervalles (une heure, une demi-heure), sur les frontières ou sur les changements liés à la géopolitique.

Mais finalement, entre le début du XXe siècle et les années 30, le monde se résolut à parler la même langue « horaire », plus de 250 ans après la construction de l’Observatoire Royal de Greenwich ! 

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. 

D’abord, un petit objet va bouleverser la façon dont on communique. Il s’agit du téléphone. Inventé en 1876, il deviendra « international » en 1927 avec la première communication entre New York et Londres. 

En 1931, il est possible d’appeler les pays du Pacifique depuis les États-Unis. 

Et quelle est la première question posée lors de ces appels ? « Quelle heure est-il chez vous ? »

Ça y est, le temps s’est finalement rétréci et les fuseaux horaires sont désormais « visibles » sans bouger de chez soi.

La troisième étape de l’aventure des fuseaux passe par les airs. La montée en puissance de l’avion en tant que moyen de transport de passagers va tout accélérer.

Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que le voyage s’est lentement démocratisé. Des avions plus gros, plus rapides et plus fiables permettent désormais de traverser les océans, de sauter les frontières et de changer de « temps » encore plus rapidement qu’avec le train. Non seulement on allait plus vite, mais on allait plus loin. 

Le décalage horaire – fruit de la combinaison entre changement de zone horaire et vitesse à laquelle ce changement s’opère – venait de naître. Mais pas que ! Il y avait aussi de nouveaux besoins, comme celui de changer rapidement de temps sur sa montre ou de visualiser en même temps le temps de départ et le temps à l’arrivée. 

C’est Rolex qui inventa la première vraie montre du voyageur avec la fameuse Rolex GMT-Master. Cette pièce lancée en 1954 permettait de lire simultanément deux fuseaux horaires. Fruit d’une collaboration entre Rolex et la Pan Am (pour ses pilotes), elle était avant tout un outil professionnel. Mais elle ne le resta pas longtemps et commença à conquérir les poignets des premiers « global citizens » !

Après, il suffit d’attendre que le progrès face son œuvre. Avions plus gros (le 747 de 1969), généralisation du téléphone, apparition de la télévision ou accroissement des échanges commerciaux mondiaux. Les avions se remplissent, les prix baissent. La civilisation du loisir vient de naître. Le cinéma et la télévision permettent de voir le monde. Il faut désormais le découvrir. 

Aujourd’hui, nos bons vieux fuseaux sont toujours là. Les montres GMT sont partout, les iPhone nous indiquent le temps partout et tout le temps. 

Depuis 1954, les horlogers n’ont cessé de réfléchir à la façon de rendre le temps mondial plus visible, plus facile et plus accessible. Il y a eu l’invention de la complication World Time par Emmanuel Cottier en 1894 et sa première déclinaison commerciale dans une montre de poche (Vacheron Constantin 3372). 

Il y eut ensuite la première montre de poignet, la Patek Philippe World Time 515HU. 

Aujourd’hui, les montres GMT sont partout. Certaines marques tentent d’autres approches et veulent repousser les limites de la mesure du temps mondial. 

Carl F. Bucherer est l'une d’entre elles

Et sa TravelTec vaut le voyage...

Pourquoi Carl F. Bucherer ?

Quel est le voyage le plus cool que l’on puisse faire ? C’est celui dans le temps ! Si vous aimez le cinéma et que vous êtes très attentifs, vous verrez que Cable – le meilleur ennemi - ou le pire ami de Deadpool, se déplace dans le temps grâce a une montre Carl F. Bucherer !

S’il faut cacher une liste d’agents secrets et la faire passer le Mur de Berlin quelques jours avant sa chute, c’est encore une Carl F. Bucherer qui « fera le boulot » (Atomic Blonde).

Et pour terrasser un Mégalodon sorti d’un coin perdu au fond de l’océan, devinez quelle montre il faut porter au poignet ? Encore une Carl F. Bucherer (The Meg – Li BingBing porte une ScubaTec). Et je ne parle ni de John Wick ou de Fast & Furious.

Pourtant, Carl F. Bucherer n’est pas une marque d’Hollywood ! Elle est née à Lucerne en 1888, à l’initiative de Carl Friedrich Bucherer. 130 après, elle reste une marque indépendante – ce qui est assez rare pour être noté – et familiale. 

Les créations de la marque permettent d’alterner entre néo-vintage (la sympathique Adamavi sur bracelet en mailles milanaises), classique (les magnifiques chronographes Manero Flyback ou la Manero Peripheral) et style plus avant-gardiste (la TravelTec, mais aussi la ScubaTec). 

La marque mène depuis quelque temps une stratégie marketing et commerciale plus agressive et devient de plus en plus visible. Elle a de nombreux arguments pour séduire les vrais amateurs de belles mécaniques et mérite qu’on s’y intéresse de près.

Je dois avouer que Carl F. Bucherer n’a pas été dans ma « bucket list » pendant longtemps. J’avais plutôt un intérêt passif pour certaines pièces, mais elles ne m'attiraient pas assez pour me pousser à les essayer ou à les acquérir. 

Mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et c’est une TravelTec vue au poignet d’un passager d’un vol à destination de Kuala Lumpur qui m’a fait changer d'avis. 

La TravelTec est une montre de voyageur sous stéroïdes (la montre pas le voyageur !) et ne peut pas laisser indifférent une fois qu’on la comprend...

La Carl F. Bucherer Patravi TravelTec Black : Travel Freak !

Pas un, pas deux, mais trois fuseaux horaires ! Et en plus, un chronographe. Le tout dans une robe noire mate du plus bel effet, des rondeurs séduisantes et une taille de presque 47 mm.

La Patravi TravelTec est une pièce qui attire par son look, mais impressionne par sa technicité.

Si vous cherchez une montre simple, facile à porter ou discrète, passez votre chemin. La Patravi TravelTec Black est faite pour être vue. Au-delà de son diamètre, c’est aussi son épaisseur qui impressionne. Avec presque 16 mm, elle joue dans la cour des grandes. 

Le voyage et la Carl F. Bucherer Patravi TravelTec Black

Patravi TravelTec Black © Carl F. Bucherer

Son boîtier est massif, noir et doté de deux couronnes et deux poussoirs de chronographe. Ces derniers sont rectangulaires, massifs et parfaitement bien intégrés dans la boîte. Une couronne à 10 heures permet de régler le troisième fuseau horaire. Le reste passe par la couronne de réglage horaire. 

Le cadran est digne d’un tableau de bord d’Airbus 380. Il est chargé, mais dans le bon sens du terme. En fait, une fois habitué, il est plutôt simple à comprendre. 

Le voyage et la Carl F. Bucherer Patravi TravelTec Black

Zoom sur le cadran © Carl F. Bucherer

Il y a deux lunettes graduées sur 24 heures, 3 compteurs de chronographe, une date, une aiguille GMT et trois aiguilles pour les heures, les minutes et les secondes. Pour faire simple, je vous laisse découvrir la montre IRL (In Real Life). Il faut juste retenir que les deux lunettes graduées permettent la lecture de deux fuseaux de manière distincte. Le troisième étant l’heure locale. 

La Carl F. Bucherer Patravi TravelTec est animée par un mouvement basé sur un ETA 2894, mais fortement modifié par les ateliers de THA (Techniques Horlogères Appliquées) intégrés dans la Manufacture depuis 2007. Le fait que ce mouvement lancé en 2005 existe depuis presque 13 ans est un gage de solidité et de performance.

Le voyage et la Carl F. Bucherer Patravi TravelTec Black

Aperçu du dos de la montre © Carl F. Bucherer

Il faut noter que le mouvement n’est pas visible par le fond, mais grâce à une petite glace disposée sur le côté à 9 heures, ce qui est un choix aussi original qu’attirant. Il permet de voir le mouvement en action sous un angle pas souvent offert. 

La Carl F. Bucherer Patravi TravelTec est proposée soit sur un bracelet en caoutchouc noir, soit sur un bracelet en acier. Très honnêtement, ne prenez pas la version acier, qui alourdit la montre, déjà pas réputée pour sa sveltesse. L’option caoutchouc est de loin la meilleure et renforce le côté sportif. 

Cette Patravi TravelTec est un sniper qui connaît et vise parfaitement sa cible. Elle ne fait pas dans la demi-mesure, on l’aime ou pas et c’est tout. 

Et c’est pour ça qu’elle mérite votre attention.

Qu’en pense l’avocat du diable ?

Trop grosse, trop compliquée, trop lourde, trop tout ? On peut critiquer beaucoup de choses sur cette Carl F. Bucherer Patravi TravelTec, mais elle est assez solide et sûre d’elle pour ne pas se laisser faire – et même n’en avoir rien à faire. 

La Carl F. Bucherer Patravi TravelTec ne fait pas de compromis – l’avocat du diable doit l’accepter !

Cependant, un boîtier en titane – ou en céramique - n’aurait pas gêné, un bracelet en canvas ou en toile de voile aurait renforcé le côté tool watch et un logo un peu moins présent sur le cadran aurait libéré un peu d’espace. 

Les trois cadrans du chronographe auraient pu être traités de façon plus discrète pour mettre plus en avant la fonction multi-GMT. 

Le reproche principal – mais qui reste un classique des montres de voyageur – reste l’incapacité à traiter certaines zones ou le décalage n’est pas d’une heure, mais de trente minutes. C’est une des dernières frontières à franchir pour les horlogers globaux. Et j’aimerais que les équipes de Carl F. Bucherer nous trouvent une solution aussi « affirmée » que les partis pris présents sur cette Patravi TravelTech !

À vous de jouer... 

Comment porter la Carl F. Bucherer Patravi TravelTec en mode voyageur ?

Il est donc l’heure de s’envoler à la découverte du monde ou d’au moins trois de ses fuseaux horaires. 

Si vous vous retrouvez au Terminal Tom Bradley de Los Angeles et que vous embarquez pour un vol de 15 heures, autant être confortable et bien équipé. 

Pas de chemise, mais un tee-shirt, impérativement à manches longues. La clim de ces Boeing 787 peut vous clouer au lit sans prévenir. Mon préféré reste l’Uniqlo en Supima Cotton, blanc ou gris. 

Autre accessoire indispensable : l’écharpe légère, multi-usages. J’adore celles de Zadig et Voltaire et je ne pars jamais sans une Delta Camou ou une Skull marine. 

En espérant que le sommeil soit au rendez-vous, il faut alors penser avant tout confort et mouvement : donc soit un denim avec un fort pourcentage d’élasthane (mes préférés : le Levi’s 501 stretch ou un Jacob Cohen 688 en toile légère) ou un jogger de belle qualité (Brunello Cucinelli ou Ralph Lauren Purple Label, les deux en gris anthracite, qui reste la couleur la plus facile à assortir). 

Pour vous chausser, rien de mieux qu’une paire de sneaker Zegna Imperia. Ils ressemblent à des sneakers normaux (avec lacets) mais sont en fait des « slip-on », extrêmement pratiques quand on doit se déchausser fréquemment. 

Pour l’immanquable blazer, une version « Traveler » de Boss, Loro Piana ou encore un « 10 poches » de Zegna. Choisissez un tissu infroissable et léger (idéalement avec un mélange de soie). 

Enfin, pour ranger toutes vos autres affaires, une valise Rimowa en aluminium noire matchera parfaitement votre Patravi TravelTec. Une autre option sérieuse à considérer sera la Louis Vuitton Horizon 55 en cuir épi noir et poignée rouge. 

Voilà. L’avion vient de décoller. Allongez-vous. 

Sur l’écran, Cable s’apprête à partir à la rencontre de son passé, son imposante Carl F. Bucherer au look steampunk fermement attachée à son poignet. 

Qu’elle heure est-il ?

Ici ou là-bas ?

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