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Tourbillons centraux - Une espèce rare

Tourbillons centraux Une espèce rare

Comme le brevet a expiré il y a quelques mois, n’importe quelle marque pourrait proposer un tourbillon central. Alors pourquoi n’en avons-nous vu que deux ?

Le brevet américain no. 5.608.694 a été déposé par Omega SA le 25 avril 1995 sur la base d’une invention de Maurice Grimm et André Beyer. Le nom de Grimm n’a peut-être pas la même résonance que Breguet pour  ce qui concerne les tourbillons, mais l’horloger suisse peut aussi revendiquer le premier tourbillon automatique, qui a été présenté par Audermars Piguet en 1986.

Les brevets sont souvent une jungle technique incompréhensible même pour un amateur de montres relativement éclairé comme votre serviteur. Mais pour aller à l’essentiel, il faut simplement passer directement aux « revendications ». Dans le cas du brevet Omega, elles concernent principalement la situation centrale du tourbillon, le fait qu’il soit visible côté cadran sans obstruction et l’utilisation d’une roue fixe à denture radiale qui entraîne les disques de l’heure et des minutes. Sous la protection de ce brevet, Omega a produit un nombre limité de ses tourbillons centraux dans un atelier haut de gamme spécial au siège de la société à Bienne, Suisse, lors de ces 20 dernières années. Mais depuis le 25 avril de cette année, n’importe quelle marque peut, en théorie tout au moins, proposer un tourbillon central. Alors pourquoi seulement deux d’entre elles, Bulgari et Hysek, l’ont-elles fait ?

La IO Jumping Hours Tourbillon de Hysek
Hysek admet qu’il s’est trouvé face à deux choix lorsqu’il a développé sa propre version du tourbillon central : soit contourner le brevet Omega en couvrant partiellement la cage du tourbillon avec un pont décoré ou laisser le tourbillon volant complètement visible (et attendre que le brevet Omega expire). C’est cette dernière solution qui a été privilégiée, dans le but de maximiser l’impact visuel du tourbillon central, voire de l’accentuer par la grâce d’un design donnant l’impression d’un mouvement tourbillonnant au travers de l’affichage des heures sautantes. Le résultat est une lecture concentrique de l’heure, qui commence avec les secondes en plein centre du cadran et rayonne vers une discrète aiguille des minutes (montée sur un disque périphérique) et le disque des heures sautantes sur le périmètre extérieur.

L’utilisation d’un tourbillon central pose cependant un certain nombre de défis, en plus de l’obligation de trouver une façon différente d’afficher les heures et les minutes. Les composants du mouvement doivent être redistribués autour du tourbillon et dans le cas d’Hysek la roue centrale devait être…décentrée. La chaussée est également doublement inversée : elle est positionnée vers le bas et le pignon central lanterné sur la chaussée plutôt que le contraire. Il y a également moins d’espace disponible pour le barillet que sur un tourbillon traditionnel.  Dans le cas du nouveau mouvement Hysek squelettisé HW20, entièrement conçu et réalisé à l’interne, le barillet s’engrène directement sur le pignon de centre et sa taille demeure acceptable, permettant une réserve de marche de 45 heures maintenue par un micro rotor. Deux versions de la Hysek IO Jumping Hours Tourbillon sont disponibles en éditions limitées de 88 pièces : en or rose avec ou sans sertissage de la lunette.

Bulgari Papillon Tourbillon Central
Le hasard a voulu que l’autre tourbillon central présenté cette année opte également pour une heure sautante et, à l’instar du modèle Hysek, soit une déclinaison d’un modèle existant. Le mécanisme « papillon » breveté de Bulgari utilise deux aiguilles rétractables positionnées l’une en face de l’autre sur un disque. La première aiguille indique les minutes autour d’une échelle en demi-cercle dans la moitié inférieure du cadran. Lorsqu’elle arrive à la 55ème minute, la deuxième aiguille effectue graduellement un quart de tour pour se préparer à prendre le relais. Cela permet à Bulgari d’utiliser la moitié inférieure du cadran pour l’affichage des minutes, laissant ainsi la moitié supérieure libre pour les heures sautantes sans pour autant avoir à recourir à un mécanisme rétrograde pour les minutes. Néanmoins, dans le cas de Bulgari, le calibre BVL 266 animant la montre est à remontage manuel et offre 60 heures de réserve de marche. La montre est disponible en platine ou en or rose 18 carats avec boîtier de 45 mm. Elle est limitée à 10 exemplaires pour la version en platine et à 30 pour la version en or rose.

Pourquoi si peu ?
A l’époque des tourbillons inclinés, des doubles, triples, quadruples tourbillons et même d’un tourbillon de tourbillons, il semble étrange que seules deux marques aient relevé le défi du tourbillon central. Mais peut-être est-ce davantage une question d’identité. Des marques comme Greubel Forsey se caractérisent par leurs tourbillons multiples et leurs inclinaisons ; d’autres, comme Cartier, par des constructions de tourbillons extrêmement complexes et transparentes. Se servir d’une conception vieille de 20 ans pourrait donc être considéré comme un retour en arrière. Mais cela relève aussi de l’adéquation avec l’identité de la marque. Ce qui ne convient peut-être pas à certaines semble parfaitement s’adapter aux conceptions et à l’esthétique des collections Hysek et Bulgari.

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