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Grand Seiko - Grand Seiko : l’énigme T0 expliquée

Grand Seiko Grand Seiko : l’énigme T0 expliquée

Le très intriguant mouvement T0, enfin mis à nu : explications et informations avec Frédéric Bondoux, Directeur Europe Grand Seiko.

On devrait s’y attendre et, pourtant, c’est toujours une surprise. Même si l’on connaît la puissance de Grand Seiko, sa capacité d’innovation, sa créativité, la vénérable manufacture reste un navire horloger dont on ne semble jamais faire le tour. En témoigne le T0. Une montre ? Non, un mouvement. Qui deviendra une montre ? Peut-être. Qui ressemble, de près ou de loin, à une réalisation connue ? Non, à rien. Frédéric Bondoux, Directeur Europe Grand Seiko, en livre quelques secrets. 

Grand Seiko : l’énigme T0 expliquée

T0 © Grand Seiko

Deux concepts-clés

On connaissait les concept watch. Voici le concept mouvement : un calibre 100% manufacture, d’un diamètre de 36,3 mm, manuel, 43 rubis, de 8,22 mm d’épaisseur, battant à 28'800 alt./ heure. Il est parfaitement fonctionnel mais, dans l’immédiat, il n’est affecté à aucune référence existante. L’art pour l’art ? Très probablement pas. « C’est le premier prototype jamais rendu public par Grand Seiko et il a été breveté au Japon, en Chine, aux États-Unis et en Suisse », explique Frédéric Bondoux. « Si l’on brevette, c’est que l’on anticipe un développement technique et commercial ». En somme, les développements du T0 se retrouveront selon toute évidence dans de prochains modèles. Mais de quels développements parle-t-on ? 

Ils tiennent en deux mots : Tourbillon et Remontoir d’Égalité. L’objectif de Grand Seiko est donc très clair : la précision, voire l’ultra précision. Le tourbillon a été breveté par Breguet en 1801. Il vise à brasser toutes les positions de l’échappement afin d’en offrir la meilleure moyenne de marche. Le remontoir d’égalité, quant à lui, est l’un des nombreux mécanismes conçus pour obtenir une transmission de force motrice constante à la roue d'échappement. C’est donc dispositif dit « à force constante », un régulateur de couple placé avant l’échappement, de manière à ce que ce dernier reçoive une énergie parfaitement linéaire. 

Grand Seiko : l’énigme T0 expliquée

T0 © Grand Seiko

D’ailleurs, lorsque le remontoir ne reçoit plus assez d’énergie, il s’arrête. La montre est ainsi stoppée avant que son isochronisme ne se dégrade. Grand Seiko avance des résultats hors norme : +/- 0,5 seconde sur 50 heures de réserve de marche de la force constante, avec 22h restantes pendant lesquelles le tourbillon peut continuer à fonctionner mais seul, sans remontoir. « Ce sont des mesures qui ont été faites au porté, au poignet », précise Frédéric Bondoux. 

Pourquoi c’est important ? 

D’abord, parce que c’est le premier tourbillon conçu par Grand Seiko, même si l’on en avait déjà aperçu chez Credor, marque cousine. Ensuite, parce que les Tourbillons à Remontoir d’Égalité sont rares, très rares. Le dernier Remontoir d'Egalité en date est celui de La Chronométrie Ferdinand Berthoud, la FB2-RE (précisément pour « Remontoir d’Égalité »), mais on ne saurait en compter guère plus que sur les doigts d’une main. Cela est notamment dû au fait que le Remontoir d’Égalité est très gourmand en énergie – raison pour laquelle le T0 est d’ailleurs pourvu de deux barillets.

Grand Seiko : l’énigme T0 expliquée

T0, composants © Grand Seiko

Enfin, parce que le tourbillon du T0 est d’une construction atypique. On croit voir un tourbillon unique avec une cage à 6 bras. Ce n’est pas le cas : il s’agit en réalité de deux cages superposées à 3 bras chacune. Celle du dessus est celle du Remontoir d’Égalité. Celle du dessous, celle du Tourbillon. La première est donc en prise directe sur la seconde. En tournant, la première cage arme un ressort qui, à chaque seconde, se détend et vient ainsi entraîner le tourbillon et donc la roue d’échappement. C’est une construction verticale et non linéaire, comme l’on pouvait en voir jusqu’à présent, notamment chez FP Journe. Atypique, mais assez haute : 2,13 mm, hauteur des deux cages. 

« Le T0 a vu le jour sous la direction de M. Kawauchyiya », conclut Frédéric Bondoux. « C’est un ingénieur de formation, diplômé du Tokyo Institue of Technology, qui a passé son WOSTEP puis a rejoint Seiko en 2010. Il y a contribué au développement du calibre 9SA5, avant de plonger dans celui du T0 ». Nul doute que l’homme travaille déjà à sa mise en production, partielle (sans tourbillon) ou totale.

 

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Dès le début, Grand Seiko a recherché les caractéristiques essentielles d’une montre : précision, beauté, lisibilité. Son design reflète l’extraordinaire sens de l’esthétique japonais. La marque va continuer à atteindre de nouveaux sommets en tant que marque.

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