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Chopard - Interview de Karl-Friedrich Scheufele

Chopard Interview de Karl-Friedrich Scheufele

Dans un entretien approfondi avec WorldTempus, le coprésident de Chopard parle de certifications, de mouvements de manufacture, de sport automobile, des perspectives pour l’industrie et de Baselworld 2018.

Chopard propose des modèles à triple certification. Pour vous, quelle est l’importance de combiner des certifications de précision, comme le COSC, avec celles qui concernent l’esthétique ?
Toute notre collection L.U.C. est certifiée COSC, à l’exception d’un modèle qui n’a pas d’aiguille des secondes. Pour moi les certifications externes, que ce soit la Qualité Fleurier ou le Poinçon de Genève, sont un très bon moyen de comparer notre travail de façon objective. C’est aussi une validation du travail de nos équipes par un organisme extérieur. J’y ai toujours été favorable plutôt qu’à une certification interne. C’est un choix personnel, car certaines marques font les choses différemment. Mais dans le cas de la collection L.U.C., par exemple, cela nous a permis d’atteindre un niveau très élevé relativement rapidement et d’avoir des contrôles permanents sur ce que nous faisons. Aujourd’hui ce degré de précision est presque devenu normal pour nos équipes.

Interview de Karl-Friedrich Scheufele

L.U.C Perpetual Chrono © Chopard

Chopard est depuis longtemps une des marques qui certifie le plus de chronomètres par année. Mais depuis cette année le COSC n’offre plus de répartition des chiffres par marque de façon à ce que les gens ne puissent pas extrapoler les chiffres de production annuelle pour Rolex, qui certifie la majorité de sa production comme des chronomètres. Le fait que les clients n’aient plus accès à ces chiffres est-il une perte pour  Chopard en termes de marketing ?
Je crois que seuls les collectionneurs et les spécialistes s’intéressent aux chiffres publiés par le COSC, donc je ne pense pas vraiment que ce soit un problème. De façon générale il est plus important pour les marques d’expliquer les certifications qu’elles ont choisies de façon à ce que ce soit compréhensible pour le client. C’est là que se trouve le défi à mes yeux.

Mais le nombre considérable de certifications différentes ne rend-il pas ce défi plus difficile encore ?
Oui, cela peut prêter à confusion. C’est pourquoi j’insiste sur le fait que nous, en tant que marque, veillons à une communication claire à propos des modèles qui offrent cette valeur ajoutée, du point de vente jusqu’à notre site internet. Il est important que notre personnel de vente dans les boutiques Chopard soit capable d’expliquer les différences entre ces certifications.

Que pensez-vous du retrait de votre partenaire Porsche Motorsport des 24 Heures du Mans ? Cela aura-t-il des conséquences sur votre collection ?
Porsche Motorsport ne se retire que de la catégorie LMP1 mais continuera à concourir dans le Championnat du Monde d’Endurance dans la catégorie GT-PRO. Audi s’est déjà retiré l’an dernier de la catégorie LMP1 et Porsche s’est retrouvé avec un seul concurrent, Toyota. Le coût d’une saison en LMP1 est plus élevé que pour une saison de Formule 1 et la tendance est à de nouveaux types de moteurs « qui ne font pas beaucoup de bruit ». Personnellement je n’aime pas cette idée pour la course, mais c’est évidemment une décision rationnelle que Porsche rejoigne la Formule E en 2019. Notre contrat avec Porsche continue à tenir compte du fait que Porsche poursuivra ses activités dans la course traditionnelle comme avant. Par exemple, nous parrainons la Porsche Cup au Royaume-Uni et c’est une occasion pour nos clients d’expérimenter un environnement de course accessible.

Interview de Karl-Friedrich Scheufele

Porsche Motorsport aux 24 Heures du Mans © Chopard

Êtes-vous satisfait de la proportion de mouvements manufacturés dans la collection ?
Oui, je suis très content que nous commencions cet automne la production d’un mouvement automatique adapté aux montres féminines, qui sera utilisé dans certains produits que nous présenterons à Baselworld l’an prochain. C’est un ajout formidable à notre collection de mouvements manufacturés, car nous avons beaucoup de modèles pour dames dans notre collection. C’est aussi une étape importante qui nous permet d’augmenter considérablement la production à Fleurier Ebauches (ndlr : l’unité de production de mouvements manufacturés Chopard à Fleurier).

Il semble que le fléchissement dans l’industrie touche à sa fin et que les choses reprennent à nouveau. Quelles sont les perspectives pour l’année prochaine à votre avis ?
Des signaux en provenance de plusieurs marchés laissent à penser que cela s’améliore. C’est un peu tôt pour se réjouir, mais je crois que si les choses continuent ainsi pendant encore quelques mois, alors nous pourrons dire que le pire est passé et que nous retrouvons de la croissance. Mais j’espère que ce sera une croissance plus durable. Le développement de Chopard est en ligne avec cette tendance générale et nous avons constaté une augmentation des commandes ces derniers mois comparé à l’an passé. Nous devons cependant rester vigilants, vu la situation géopolitique globale.

Selon vous le Brexit qui se profile à l’horizon aura-t-il un impact négatif sur le marché ?
Nous sommes bien représentés partout dans le monde, mais notre présence aux Royaume-Uni est particulièrement forte et la situation est préoccupante. Grâce au tourisme, nous avons connu des mois particulièrement bons là-bas, et nous ne sommes probablement pas les seuls, mais on ne sait pas ce qui va se passer sur le marché local. De plus le Royaume-Uni, en particulier Londres, demeurera-t-il un lieu de résidence privilégié par les étrangers ?

L’an prochain nous verrons Chopard et Ferdinand Berthoud à Baselworld, même si Ferdinad Berthoud sera déjà présent au SIHH. Qu’attendez-vous de Baselworld 2018 étant donné les nombreux changements que nous y trouverons ?
Baselworld passe par une période de transformation qui, à mon sens, a été accélérée par le climat économique des 18 derniers mois. C’est une situation complexe, mais c’est aussi une occasion pour les organisateurs de réexaminer l’image de l’exposition et de faire en sorte que Baselworld reste la foire horlogère et joaillière la plus importante du monde. C’était plus difficile avant, lorsqu’il y avait plus de 2'000 exposants tandis que le SIHH n’a que 20 marques environ, toutes dans le segment du luxe, rendant les deux manifestations incomparables. Je crois que Baselworld 2018 sera moins coûteuse, plus cohérente, plus concentrée et ce sera bénéfique pour tous les intervenants concernés. Toute l’infrastructure associée à l’événement a aussi reçu un coup de semonce et je crois que c’est important. Donc je me réjouis de Baselworld l’an prochain parce que je pense que nous y verrons une grande amélioration. Comme je siège au comité des exposants, j’ai toujours été très objectif et critique, et je crois que la direction de Baselworld a pris les bonnes décisions pour que les choses changent.

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