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Ferdinand Berthoud - Ferdinand Berthoud et la Royal Society

Ferdinand Berthoud Ferdinand Berthoud et la Royal Society

En mai 1763, Ferdinand Berthoud est envoyé à Londres pour observer la montre marine de John Harrison. Il profite de son séjour pour mener campagne en faveur de son élection à la prestigieuse Royal Society, dont il devient membre correspondant en février 1764.

Au 18e siècle, l’admission à l’Académie des sciences de Paris est refusée aux hommes de métier. L’Académie tient à sauvegarder une image élitiste de la connaissance, exempte de tout lien avec le milieu du négoce et du commerce. L’épisode de l’Art de l’horlogerie, dont la rédaction est finalement confiée à Jean-Baptiste Le Roy, est un parfait exemple de cette vision des choses. Celle-ci n’est pas partagée par la Royal Society of London for the Improvement of Natural Knowledge, plus connue sous le nom de Royal Society. Créée en 1660, l’institution anglaise ouvre ses portes aux artisans de mérite, en reconnaissant de la sorte leur apport essentiel à l’avancement des connaissances techniques et scientifiques. Devenir un de ses membres représente donc une étape fondamentale pour la carrière de Ferdinand Berthoud.

L’horloger arrive à Londres le 1er mai 1763. À la mi-avril 1763, l’Académie le charge, en effet, d’accompagner le mathématicien Charles Etienne Louis Le Camus en Angleterre pour analyser la montre à longitudes que John Harrison vient de réaliser. Munis de douze mille livres, les deux restent à Londres pour plusieurs semaines, où ils retrouvent l’astronome De Lalande. Ils attendent inutilement que Harrison accepte de leur dévoiler les secrets de son mécanisme ; comme on le sait, ils rentreront en France sans avoir réussi à voir la pièce. 

Berthoud profite cependant de son séjour à plusieurs égards. En véritable touriste, il découvre la capitale, ses attractions ainsi que sa bouillonnante vie culturelle. En parallèle, il tisse des liens avec les scientifiques anglais. Ainsi, le 12 mai 1763 il assiste pour la première fois à une séance de la Royal Society avec Le Camus et De Lalande. À cette occasion, il offre à la vénérable institution un exemplaire de son Essai sur l’horlogerie ; il reviendra une seconde fois pour la séance du 2 juin. 

Ferdinand Berthoud, régulateur de table de précision avec calendrier et équation du temps, 1764.

Régulateur de table de précision avec calendrier et équation du temps, 1764. Ferdinand Berthoud

Entre-temps, l’Académie des sciences de Paris a rédigé une lettre de recommandation pour soutenir son élection au sein de la Royal Society ; elle est entre autres signée par l’abbé Nollet, D’Alembert, La Condamine et Duhamel du Monceau. La lettre pour la réception de Lalande avait été rédigée le 29 mars ; celle pour Le Camus le sera le 9 juin 1763. C’est ce que requiert la procédure d’admission à la société : ces documents, appelés en anglais « certificates », sont par la suite exposés pendant plusieurs semaines en attendant la nomination définitive. Au final, parmi eux, on trouve deux lettres de recommandation dont bénéficie Berthoud : celle de l’Académie et celle que le mathématicien bâlois Daniel Bernoulli, membre de la Royal Society et personnellement sollicité par Berthoud, envoie à son tour en octobre 1763. Elles sont affichées le 10 novembre de la même année ; le 16 février 1764 Berthoud est enfin agréé comme membre étranger. La liste des nouvelles admissions pour l’année 1764 enregistre ainsi son nom, en insistant sur son origines neuchâteloise et suisse : « Ferdin. Berthoud, Neocom. Helvetus [citoyen suisse, de Neuchâtel] ». Mais sa consécration définitive au sein du milieu savant surviendra une année plus tard, quand il reviendra à Berthoud lui-même de compter parmi les signataires d’une lettre de recommandation envoyée par l’Académie des sciences, alors qu’il n’en est pas membre. Il s’agit de la lettre pour le Comte Hans Moritz von Brühl, ambassadeur de Saxe à Londres, renommé pour sa passion pour les sciences. Elle date du 5 mars 1765 et Berthoud est le seul non-académicien à y apposer son nom. Le droit de la signer lui vient de son élection à la Royal Society, grâce à laquelle il a désormais acquis le statut de savant à part entière.

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