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Edito - Lego contre Patek Philippe et la futilité des rumeurs

Edito Lego contre Patek Philippe et la futilité des rumeurs

Vous vous demandez certainement quel lien j’ai pu trouver entre le fabricant danois de jouets et l’une des marques horlogères les plus prestigieuses de Suisse. Continuez donc votre lecture, vous pourriez être surpris.

C’est un 28 janvier que le système de briques emboîtables Lego, aujourd’hui mondialement connu, a été breveté. C’était en 1958. Il a ouvert la voie à des jouets distribués dans le monde entier, capables d’occuper les enfants pendant des jours entiers de pluie et de soulever des jurons aux parents ayant eu le malheur de marcher sur des briques retournées en faisant du rangement. Le groupe Lego est entre les mains de la famille Kirk Christiansen depuis sa fondation en 1932.

Le nom Patek Philippe existe depuis bien plus longtemps, mais il appartient à la famille Stern depuis - vous l'aurez deviné - 1932. Les deux marques proposent des produits extrêmement reconnaissables (oserais-je dire «iconiques»?). Lego produit 19 milliards de petites briques par an, alors que Patek Philippe assemble environ 50’000 montres dans le même temps. Lego génère plus de revenus que Patek Philippe (contrairement à Patek Philippe, la marque publie des informations financières dans un rapport annuel) et les deux marques sont confrontées au fléau des contrefaçons.

Mais à la lumière des énièmes rumeurs courant sur une éventuelle vente de Patek Philippe, le plus intéressant est le sujet de la propriété familiale. Pour les acheteurs potentiels, les cibles appartenant à une famille sont intéressantes en raison de leur structure simple de propriétaire unique, par opposition aux réseaux complexes d‘actionnariat des entreprises publiques. Mais il y a 16 ans, quand courut la rumeur que le fabricant de jouets américain Mattel envisageait de faire une offre au groupe Lego alors en difficulté, la famille Kirk Christiansen réagit en venant au secours de sa marque plutôt qu'en la vendant. Suite à un difficile redressement, bref et brutal, l’entreprise repris rapidement des couleurs.

Patek Philippe n’a bien sûr pas besoin d’être secourue. Les ventes sont bonnes, les montres très convoitées, les listes d’attente longues, et une nouvelle usine est en voie d'achèvement, à côté de l'actuelle manufacture de Plan-les-Ouates. Contrairement à l'exemple de Lego, aucune pression ne pèse sur l’entreprise.

Mais indépendamment des rumeurs, l'histoire de Lego peut pourtant fournir de précieux enseignements à toutes les marques horlogères confrontées à une prise de contrôle ou à la création d’une nouvelle gamme de produits. «Nous étions devenus arrogants, nous n'écoutions plus les clients», déclarait Jorgen Vig Knudstorp, de Lego, à l'époque. Ancien consultant en gestion chez McKinsey, c’est lui qui avait été parachuté chez Lego pour remettre la société à flot.

La marque

Si Patek Philippe jouit d'une renommée exceptionnelle et d’un rare prestige, c’est grâce à la constance avec laquelle la Maison a su appliquer sa philosophie d'excellence depuis sa fondation.

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