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Golay Spierer - Les montres aussi se fabriquent sur mesure

Golay Spierer Les montres aussi se fabriquent sur mesure

Grâce à l'aide d'une vingtaine de corps de métier, Golay Spierer peut, en quelques mois, proposer un modèle totalement original

A peine séparée de Genève par les eaux grises de l'Arve et quelques stations de tramway, la petite ville de Carouge, en Suisse, étale son charme paisible et son architecture piémontaise. Elle abrite un lieu recherché par les happy few qui rêvent d'arborer au poignet une montre unique. Ces amateurs, venus du monde entier, se rendent dans l'atelier bureau de Christophe Golay et Emile Spierer, au rez-de-chaussée d'un petit immeuble de la rue Saint-Victor. Un lieu devenu, en un rien de temps, incontournable pour les passionnés d'horlogerie.

 

 

 

L'aventure a commencé en 2000. Christophe Golay, ingénieur chimiste de formation et passionné d'horlogerie depuis toujours, rencontre alors Emile Spierer, un physicien lui aussi grand amateur de montres. "Nous avons parlé technique, éthique, philosophie avant de nous lancer", explique Christophe Golay, qui a pris l'habitude de tisser des liens avec des artisans de l'arc jurassien (polisseurs, graveurs...) pour mieux comprendre en leur compagnie les subtilités techniques de l'industrie horlogère de qualité.

Dès 2001, la société Golay Spierer voit le jour. L'idée de départ est simple : le client fait partie intégrante du processus de fabrication d'une montre qu'il a rêvée de bout en bout. Grâce à l'aide d'une vingtaine de corps de métier, Golay Spierer peut, en quelques mois, lui proposer un modèle totalement original, en associant le savoir-faire traditionnel des artisans locaux aux technologies de pointe.

"Au début de cette aventure, seuls nos proches nous ont fait confiance, racontent-ils. Petit à petit, le bouche-à-oreille a fonctionné. Aujourd'hui, notre clientèle se divise en deux catégories : les gens fortunés, habitués au surmesure, et les passionnés, parfois limités financièrement. Certains viennent nous voir avec une vision très nette de la montre désirée. D'autres avec une ou deux idées plus floues. A partir de là, nous travaillons ensemble."

Le processus est bien rodé : lors d'un premier rendez-vous, un entretien approfondi permet de préciser les intentions du client. Une enveloppe budgétaire est définie. Au cours de l'étape suivante, un contrat de parcours de création est signé, accompagné d'un dépôt de 2 000 euros.

Les horlogers créent alors des images de synthèse qui permettent au client de visualiser les volumes de sa future montre surmesure. Si ce dernier est satisfait, il signe la mise en fabrication et verse la moitié de la somme totale. Une page Internet personnelle est alors créée au nom du client, ce qui lui permet de suivre l'évolution du projet. Les plans, l'usinage, le polissage... tout est détaillé au fil de l'avancée des travaux.

La fabrication de la montre sur mesure dure entre quatre mois et un an, selon la complexité du projet. Cadrans à tête de mort, aiguilles tournant à l'envers, morceaux de bois précieux incrustés, métal de sabre japonais, teintes originales, inscriptions... tout est faisable. Récemment, un client en instance de divorce a fait graver au dos du boîtier une locution latine, Tempus curat omnes (le temps guérit tout)...

Si une clientèle fortunée en provenance des Etats-Unis ou de Thaïlande est prête à dépenser des dizaines de milliers d'euros, d'autres candidats, moins à l'aise financièrement, doivent attendre d'avoir économisé la somme leur permettant de réaliser leur coûteux rêve. Car il faut compter au moins 6 000 euros pour s'offrir une montre unique signée Golay Spierer.

 

Le Monde / Alain Constant / www.lemonde.fr
 

 

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