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Bulgari - Interview de Fabrizio Buonamassa Stigliani

Bulgari Interview de Fabrizio Buonamassa Stigliani

Entrevue à Dubai avec Fabrizio Buonamassa Stigliani, directeur du centre de Design des montres Bulgari.

Pour la première participation de Bulgari à la Dubai Watch Week, c’est le designer des montres Bulgari Fabrizio Buonamassa Stigliani qui s’est déplacé pour représenter la marque. Né à Naples, puis établi à Rome, il est imprégné de design italien et en parle avec passion. Désormais établi à Neuchâtel, où il a aussi « déménagé » son équipe et sa famille, il manie la contrainte horlogère, les codes de Bulgari et son propre sens esthétique comme autant de sources d’inspiration. 

Comment se déroule la première participation de Bulgari à la Dubai Watch Week ?
C’est la première fois que nous participons à la foire et elle semble offrir une belle visibilité. Dubai est une ville intéressante, pleine d’énergie et d’idées. J’ai eu l’occasion de faire un tour dans les quartiers plus populaires : c’est contrasté et très inspirant.

Cela m’intéresse de venir parler de montres en dehors de la Suisse, de porter la culture horlogère à un événement qui n’a pas un but premier commercial. Dans l’ensemble, les discussions sont assez informelles, ce qui est appréciable. Les panels sont intéressants. D’ailleurs, j’ai pensé que l’on pourrait d’aborder davantage de sujets féminins pendant les forums. La manière d’appréhender les objets par une femme ou un homme diffère beaucoup. La réaction d’une femme est plus émotionnelle (en l’occurrence ma femme aime ou n’aime pas !) tandis qu’un homme aura une approche plus mécanique peut être. Je suis moi-même intervenu dans un forum traitant d’inspiration « le temps comme une muse intangible ».

Justement, avez-vous une muse? Qu’est-ce qui vous inspire ?
Un peu tout ce qu’il y a autour de moi ! Ce qu’un designer produit est la somme de toutes ces choses saisies au vol, ses expériences. Cela compose son héritage, son ADN. Je n’ai jamais la peur de la page blanche !

J’ai toujours des crayons avec moi. J’ai créé des montres à Hong Kong, ou dans l’aéroport de Moscou. Il m’arrive de croquer un arbre, ou de commencer à dessiner une paire de lunette qui finit par être une montre ! Allez savoir ou le crayon me mènera… Ici même, mon regard s’arrête sur les tours qui nous font face (les Emirates Towers), leur architecture. L’endroit où nous sommes assis (sous l’arche du DIFC) est aussi tout à fait intéressant. Même cette œuvre me parle (une sculpture chromée placée devant la tente horlogère), et si je la lis avec mon bagage de designers industriel, elle me semble même être une pièce de moteur.

Quel aspect de votre travail préférez-vous ?
C’est l’idée de départ, le commencement. Le coup de foudre, la fulgurance. Il faut savoir saisir les idées dans l’instant, car si je n’ai rien sous la main pour dessiner, elles s’envolent.

Vous qui avez commencé dans l’univers automobile, comment vivez-vous la contrainte de travailler dans l’espace réduit de la montre ?
La contrainte est une opportunité. Même dans ce petit espace, tout est important même la musique, les sons. Je pense à l’Octo Répétition Minutes : on pourrait voir l’heure n’importe où même dans le métro, mais lorsqu’on pousse ce bouton et que l’on entend les marteaux et les gongs, l’émotion est bien différente. On peut lire et entendre le temps ! Pour un designer, cela influe sur les contraintes d’épaisseur, d’espace, de matériaux et donc sur les opportunités.

Interview de Fabrizio Buonamassa Stigliani

Octo Finissimo Répétition Minutes © Bulgari

Et la créativité n’est pas un processus démocratique. Je travaille avec mon équipe et parfois je dois insister, je sais que l’idée fait du sens pour Bulgari et qu’elle est innovante, alors je fonce. Ce fut le cas pour l’Octo Finissimo automatique toute titane, masculine et formelle, en ligne avec l’ADN de Bulgari et tout à fait hors du commun. Il est fondamental que mon goût personnel puisse correspondre au « goût » de la marque, sinon cela ne marcherait pas !

Combien de personnes travaillent au design chez Bulgari? L’équipe joaillière travaille-t-elle beaucoup avec l’équipe horlogère ?
Environ huit personnes travaillent au design joaillier en Italie, et 4 en Suisse. Nous avons déménagé il y a 6 ans de Rome à Neuchâtel. Imaginez un peu : pour la Serpenti, la tête est faite en Suisse (ainsi elle bénéficie de la mention Swiss Made) et le corps en Italie. Chaque élément est donc réalisé par des équipes à des endroits différents, avec des normes différentes de contrôle qualité ou de « tolérance ». Il y a quelques disputes gentilles ! Chacun doit se conformer aux règles des deux côtés. 

Interview de Fabrizio Buonamassa Stigliani

Serpenti © Bulgari

Que voulez-vous que les participants retiennent de la « master class » de design que vous donnez ici?
J’aimerais que les gens puissant avoir un sens de l’importance - pour un designer - de savoir conjuguer les codes de la marque, jouer avec les contraintes et le style, et faire tout cela en restant innovant. Nous allons bien nous amuser à créer des montres en papier !

 

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La marque

Bulgari possède sa propre définition de l’excellence, qui implique l’équilibre parfait entre design, valeur ajoutée, qualité des produits et service mondial. Concernant l’horlogerie,  tout débuta avec la montre Bulgari Bulgari qui déboucha sur la création, en 1982, de Bulgari Time, en Suisse.

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