
Relancée ces dernières années par le groupe italien Binda, la marque jette provisoirement l'éponge pour mieux survivre à la crise. La totalité du personnel a été licenciée, à l'exception du directeur financier et du nouveau CEO, Ryan St George, a déclaré ce dernier à L'Agefi, confirmant des informations de Business Montres. Le magazine Bilan écrivait il y a peu que le dossier de la marque circulait chez les avocats d'affaires genevois afin d'être cédée. Le CEO, arrivé lors du dernier salon horloger de Baselworld ce printemps, n'a pas souhaité faire davantage de commentaires ni détailler le nombre d'employés concernés. Selon nos informations, il s'agirait d'une dizaine de personnes. La société n'a pas respecté la convention collective de travail, selon une source syndicale. Le CEO a toutefois indiqué que l'entreprise restait opérationnelle et que le service après vente était maintenu. La marque est distribuée dans cinquante pays.
Wyler a été relancé il y a trois ans grâce à son propriétaire italien. Détenue par les frères Simone et Marcello Binda, cette entreprise déploie ses activités dans la distribution et la fabrication de montres et articles de mode. Elle oeuvre notamment sous licence pour les marques Dolce & Gabbana ou encore Ducati.
Il y a un mois à peine, Bryan St George déclarait à la presse que «nous espérons que le chiffre d'affaires restera stable sur l'année». D'autres victimes pourraient suivre ces prochains mois. Car la situation sur le front des exportations horlogères ne s'améliore pas.
