HH Magazine - No 29, juillet-août 2009
Marie Le Berre

Si les pendules et pendulettes inspirent les designers de tous horizons, elles font aussi des émules parmi les horlogers qui s'évertuent à les perpétuer ou à les renouveler à un rythme croissant.
En Suisse, la fabrication de pendulettes se perpétue essentiellement à travers Swiza. Cette manufacture véritable, âgée de plus de 100 ans, a connu un âge d'or grâce au mouvement mécanique 8-jours de 1959 à la fin des années 1970. Depuis lors, elle s'est convertie aux mouvements à quartz qu'elle produit in-house à compter de 1976 et elle en équipe les pendulettes de style contemporain, voire très tendance, diffusées sous son nom. Cependant, elle a opéré un retour à la mécanique dès 1991, avec l'acquisition de Matthew Norman. Sous cette marque, elle produit des pendulettes d'inspiration classique dont les mouvements, souvent apparents, peuvent comprendre des complications telles que des sonneries à répétition ou des calendriers. En cette année 2009, elle ajoute une nouvelle corde à son arc en reprenant L'Epée, marque-phare de l'horlogerie franc-comtoise (France) spécialisée dans la fabrication de répliques d'horloges du 19e siècle.
Les fameuses horloges comtoises, c'est le domaine réservé de Seramm, la dernière manufacture française à en créer encore. Elles sont produites en cabinets de bois traditionnels sous la marque Edmond Quenot ou avec des mouvements visibles décoratifs, sous la marque Les Horlogers de Saint-Paul. Cette ligne intègre désormais les créations de Jean Kazès, artisan suisse qui s'est illustré dans la réalisation de pièces sculpturales uniques, parfois monumentales telle l'horloge de l'hôtel Cornavin à Genève, la plus grande du monde avec une hauteur de quelque 30 mètres. Seramm assure maintenant la fabrication en séries limitées de ses horloges murales, des œuvres artistiques toujours résolument design (...)
